Ils ne savent plus où se poser ces baisers, Ces lèvres sur des yeux aveugles et glacés ; Désormais endormis en leur songe superbe, Ils regardent rêveurs comme des chiens dans l’herbe, La foule des brebis grises à l’horizon, Brouter le clair de lune épars sur le gazon, Aux caresses du ciel, vague comme leur vie ; Indifférents et sans une flamme d’envie, Pour ces roses de joie écloses sous leurs pas ; Et ce long calme vert qu’ils ne comprennent pas.
Serres chaudes, Paul Lacomblez, Éditeur, 1912
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