l’homme qui pleure
ignore comment
l’infini déborde
au-delà des larmes
sans voix il ne peut crier
seuls les hurlements
surgis de son âme
vont strier la nuit
la main vide
ne caresse plus
ni la peau ni le temps
juste un souffle d’instant
la peur est apprivoisée
ne plus respirer ce n’est
qu’un silence de plus
dans la lumière nue
l’homme oublie la souffrance
les oiseaux se sont tus
le vent a disparu
seule reste l’errance
Texte de Luc Fayard illustré par deux œuvres d’art contemporain : Lars Lerin — La Côte norvégienne (1954) et Li Chevalier — Dark is Life, Dark is Death (2014)


