si j’étais philosophe
serein sur mon muret
j’égrènerais les strophes
par les ans tempérées
je vivrais reposé
dans les effluves d’herbe
et les fleurs arrangées
en de subtiles gerbes
étendu sur mon lit
de galets et de mousse
les heures sans folie
me feraient l’âme douce
enfin libre d’envies
ni joyeux ni peiné
je jouirais de ma vie
pour des milliards d’année
Texte de Luc Fayard; voir la mise en scène, inspiré par la sculpture Lézard des murailles, d’Alain Courtaigne dans Galerie Amavero


Laisser un commentaire