InfoTekArt : Archives des articles (2004-2024)

  • Suivez-moi tous sur Twitter et laissez tomber Facebook

    Comme Facebook a verrouillé mon compte sans aucune explication et cela depuis plus d’une demi-journée, je transfère toutes mes cyber activités sur mon blog ici présent et surtout sur mon compte twitter @LucFayard https://twitter.com/LucFayard . Venez tous me suivre sur Twitter !

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  • La scène la plus émouvante du cinéma: pleurez avec moi, ça fait du bien

    Voici 3 mn exceptionnelles de cinéma, la scène qui m’a le plus bouleversé depuis longtemps: la chanson finale du film Saya Zamurai (2012), de Hitoshi Matsumoto. Un film drôle et poignant. Dans cette scène, un moine lit le testament d’un père à sa fille, qui l’écoute. Le père, Kanjuro Nomi,  était un pauvre samouraï sans sabre, rejeté de tous, prisonnier d’un empereur qui le condamne au seppuku (auto-éventration rituelle), sauf s’il arrive à faire rire son fils déprimé. Alors, chaque jour, aidé par sa fille Tae qui le secoue et l’engueule, le pauvre vieux samouraï invente des spectacles ridicules et drôles. Tout le village rit… Sauf le prince. Alors chaque soir, tombe la sentence terrible: « Le seppuku reste prononcé! ». Le village réclame sa grâce mais le vieux samouraï tient à son honneur et il finira par se faire harakiri dans la plus pure tradition: il s’éventre puis se fait décapiter par un autre samouraï, devant sa fille Tae, effondrée mais consciente du rite. Tae ensuite sort du village et tombe sur le moine au bord de la rivière. Et voici cette scène fabuleuse du testament:  d’abord parlé, puis psalmodié, puis chanté. Et, là, on pleure… J »espère que mon extrait sera admis comme un droit de citation car j’y ai passé de longues heures, je l’ai remonté moi-même et j’ai mis de gros sous-titres pour qu’on puisse lire le texte, qui est fabuleux. Cadeau pour mes amis.

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  • Facebook m'a déconnecté ! Allo la hot-line? Y'a pas ! Facebook, le Net Imperator, le plus grand site web du monde, n'a pas de service client


    J’ai du trop faire joujou avec trop d’appareils en même temps, utiliser trop de navigateurs différents dont un, mon smartphone, me localisait systématiquement à Cotonou (Bénin), je ne sais pas pourquoi, trop changer mes mots de passe dont je ne me souviens jamais parce que j’ai pris l’option la plus con, la même chaîne de caractères dont j’alterne les majuscules et les minuscules au petit bonheur, la chance histoire de tromper l’adversaire, ou encore trop cliquer sur de jolis minois qui voulaient absolument devenir mes amies…  Bref, au bout d’un moment, évidemment, je ne sais plus où j’en suis, Facebook non plus et crac, la sanction, horrible, frustrante, vexante, du Net Imperator: moi le power user, le dinosaure du bit, l’homme qui a découvert la première souris d’ordinateur en mai 1981 au National Computer Conference d’Anaheim (Californie), moi débranché par la censure comme un vulgum pecus ! Quelle horreur!
    On se calme. je ne m’énerve pas, j’explique. Je ne suis pas un hacker, je ne suis pas un hasher, je ne suis pas un basher, je suis un utilisateur quasi-lambda, pas lambada. 
    Donc, pas de problème, j’appelle le service-client Facebook. Je vais leur expliquer quel homme important je suis, peut-être le plus vieux journaliste informatique de France…. C’EST QUOI LE NUMÉRO DÉJÀ ? Et c’est là que, déjà, je vois naître un sourire sarcastique sur vos fines lèvres de geeks à l’encéphalite herpétique: il n’y a pas de service client chez Facebook, vieil abruti ! Forcément, comment voulez-vous gérer 1,5 milliards de clients? Z’ont qu’à se démerder tout seul…
    Pas de problème, me dis-je, je vais leur envoyer un email et je cherche fiévreusement le menu « Contacts » obligatoire et légal de la page d’accueil; y’a pas, pépère! On ne contacte pas Facebook, monsieur. Si tu ne vas pas z’à Facebook, c’est Facebook qui viendra t’à toi. Que tu crois !
    Pas de problème, me dis-je, je vais cliquer sur « Aide »: c’est où le menu Aide ? Menu Aide, ah, ah ! rigolent les facebookers hilares. Il parait qu’il existe mais faut le trouver… Et moi, pendant ce temps,  je pleure sur mon compte perdu et que je ne reverrai peut-être jamais. En tout cas, aucun engagement sur le délai de résolution, cela fait plusieurs heures que je vis sans mon compte Facebook et, c’est bizarre, je suis toujours vivant…
    Et voilà, démerdez-vous ! Non seulement Facebook vous censure selon sa bonne volonté mais en plus y’a pas de recours. c’est la dictature totale. Au secours ! A bas Facebook ! (bon d’accord, plus tard, qu’ils me rendent d’abord mon compte ces imbéciles…)
    PS: pour les techos rigolards, je précise que je n’utilise jamais de VPN avec les réseaux sociaux..
    PS2: en fait, ils sont cons, Facebook; s’ils tardent trop à me rendre mon compte, je vais m’apercevoir que je dors mieux, que je suis moins stressé, que j’ai aussi un blog où personne ne peut me censurer, bref je vais me rendre compte que je peux vivre sans Facebook… Je me sens déjà mieux.

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  • Breton (André) : C'est aussi le bagne


    C’est aussi le bagne avec ses brèches blondes comme un livre sur les genoux d’une jeune fille
    Tantôt il est fermé et crève de peine future sur les remous d’une mer à pic
    Un long silence a suivi ces meurtres
    L’argent se dessèche sur les rochers
    Puis sous une apparence de beauté ou de raison contre toute apparence aussi
    Et les deux mains dans une seule palme
    On voit le soir
    Tomber collier de perle des monts
    Sur l’esprit de ces peuplades tachetées règne un amour si plaintif
    Que les devins se prennent à ricaner bien haut sur les ponts de fer
    Les petites statues se donnent la main à travers la ville
    C’est la Nouvelle Quelque Chose travaillée au socle et à l’archet de l’arche
    L’air est taille comme un diamant
    Pour les peignes de l’immense vierge en proie à des vertiges d’essence alcoolique ou florale
    La douce cataracte gronde de parfums sur les travaux
    André BRETON. (Extrait de « LE VOLUBILIS ET JE SAIS L’HYPOTÉNUSE », pour paraître aux éditions Dalmau, Portaferrissa 18, Barcelone. – Tirage limité à cinq exemplaires.).
    extrait de LITTERATURE NOUVELLE SÉRIE : N° 7. 1er Décembre 1922. DIRECTEUR : ANDRÉ BRETON. Rédaction : 42, rue Fontaine, PARIS (IXe). Administration : LIBRAIRIE GALLIMARD, 15, boulevard Raspail, PARIS. cité par http://melusine-surrealisme.fr/site/Litterature/litt_NS_7-8.htm

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  • Saya Zamurai: Chanson finale du film

    Ai-je été un vrai samouraï ?
    Es tu fière de moi ?
    As-tu honte de moi ?
    Ne me déteste-tu pas ?
    Ai-je été un vrai samouraï ?
    Je suis mort mon enfant
    Mais ne te fais pas de soucis
    Car enfin à présent ta mère et moi sommes réunis
    Je ne sais si tu le prends comme une chance ou un malheur
    Mais ce qui lie les parents à leurs enfants jamais ne meurt
    Et c’est peut-être comme ça
    Que tout commence
    C’est peut-être comme ça
    Que ce lien devient éternel
    Et si je viens à te manquer
    Rencontre quelqu’un à aimer
    Donne lui tout ton amour
    Et tu me retrouveras un jour
    Il tourne, il tourne
    Le monde ne cesse de tourner
    De même qu’un jour
    Tu es née mon enfant
    Il tourne, il tourne
    Le monde ne cesse de tourner
    Un jour je renaîtrai
    A travers ton enfant
    Il tourne, il tourne
    Le monde ne cesse de tourner
    Il n’y a rien d’autre que cela
    Mais cela est tout
    Il tourne, il tourne
    Le monde ne cesse de tourner
    Il n’y a rien d’autre que cela
    Mais cela est tout.

    Saya Zamurai, de Hitoshi Matsumoto avec Takaaki Nomi, Sea Kumada. 2011.

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  • Sully-Prudhomme (René-François) : Le vase brisé

    Le vase où meurt cette verveine
    D’un coup d’éventail fut fêlé ;
    Le coup dut effleurer à peine :
    Aucun bruit ne l’a révélé.

    Mais la légère meurtrissure,
    Mordant le cristal chaque jour,
    D’une marche invisible et sûre
    En a fait lentement le tour.

    Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
    Le suc des fleurs s’est épuisé ;
    Personne encore ne s’en doute ;
    N’y touchez pas, il est brisé.

    Souvent aussi la main qu’on aime,
    Effleurant le coeur, le meurtrit ;
    Puis le coeur se fend de lui-même,
    La fleur de son amour périt ;

    Toujours intact aux yeux du monde,
    Il sent croître et pleurer tout bas
    Sa blessure fine et profonde ;
    Il est brisé, n’y touchez pas.

    René-François Sully-Prudhomme. Le poème préféré de ma mère comme de beaucoup de jeunes filles de l’après-guerre…

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  • Saint-Exupéry (Antoine de) : C'est une folie d'haïr toutes les roses

    C’est une folie d’haïr toutes les roses parce que une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’un ‘a échoué…C ‘est une folie de condamner toutes les amitiés parce qu’une vous a trahi, de ne croire plus en l’amour juste parce qu’un d’entre eux a été infidèle, de jeter toutes les chances d’être heureux juste parce que quelque chose n’est pas aller dans la bonne direction. Il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle. Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ…
    Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince

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  • Un article en trois lignes, invention de Félix Fénéon

    Il y a 20 ans, dans mon blog InfoTekArt, je découvrais avec émerveillement la concision surréaliste de l’écriture de Félix Fénéon (1861-1944). Depuis, ses « Nouvelles en trois lignes » (1906) sont l’un de mes livres de chevet et je m’en suis beaucoup inspiré dans mes cours sur l’information à Paris-Dauphine. J’adore la nouvelle sur le cochonnet… Merci à Fénéon d’avoir inventé le néologisme « fleureter » mais il n’a pas pris, hélas.

    Le fait divers en trois lignes a été inventé par Félix Fénéon, journaliste, écrivain, critique d’art et vaguement anarchiste, dans sa rubrique Nouvelles en trois lignes, un genre qu’il créa, publiée dans Le Matin de mai à novembre 1906.
    Un bon exemple à suivre pour écrire court et concis.

    Félix Vallotton – Félix Fénéon à La Revue Blanche (1896)

    ― Sous des noms toujours neufs, une jeune femme se place comme bonne et vite file, lestée. Gain, 25 000 francs. On ne la pince pas.

    ― MM. Deshumeurs, de La Ferté-sous-Jouarre, et Fontaine, de Nancy, se sont tués, en tombant l’un d’un camion, l’autre d’une fenêtre.

    ― Mlle Paulin, des Mureaux, 46 ans, a été saccagée, à 9 heures du soir, par un satyre.

    ― Une machine à battre happa Mme Peccavi. On démonta celle-là pour dégager celle-ci. Morte.

    ― Mme Olympe Fraisse conte que, dans le bois de Bordezac (Gard), un faune fit subir de merveilleux outrages à ses 66 ans.

    ― C’est au cochonnet que l’apoplexie a terrassé M. André, 75 ans, de Levallois. Sa boule roulait encore qu’il n’était déjà plus.

    ― La Bartani, de Béziers, veuve, car elle tua son mari, a déchiré d’une balle le nez de Roffini. « Un homme? Un chien! » dit-elle.

    ― Trois ivrognes lyonnais frappaient Mlle Anselmet, gérante d’un café. Son amant intervint, tira, en tua un et l’a blessée.

    ― « Tenez, je ne vous gênerai plus! » a dit M. Sormet, de Vincennes, à sa femme et à l’amant de celle-ci, et il se brûla la cervelle.

    ― Près Gonesse, Louise Ringeval, 4 ans, tomba d’un direct, fut recueillie par un rapide et rentra, 16, rue Daval, à Paris, à peine écorchée.

    ― Mal en prit à Renaud de se hasarder à portée de fusil du professeur Thalamas, qui chassait à Gambais. A cette heure, il agonise.

    ― 104 (c’est un nom du lutteur Nassé) fleuretait à Versailles avec une frêle actrice. La légitime Mme 104 le châtia : coup de couteau.

    ― Pourchassé par un gendarme maritime, un matelot s’est jeté dans des rognures de tôle dont l’une lui trancha la carotide.

    ― Chez un cabaretier de Versailles, l’ex-ecclésiastique Rouslot trouva dans sa onzième absinthe la crise de delirium qui l’emporta.

    ― Emilienne Moreau, de la Plaine-Saint-Denis, s’était jetée à l’eau. Hier elle sauta du quatrième étage. Elle vit encore, mais elle avisera.

    ― Quelqu’un (Bouteiller) molestait, la nuit, les vaches de Davranches, de Haucourt (S.-Inf.). Davranches, au guet, le tua.

    ― Ce n’est pas sans peine que les gendarmes de Puget- Théniers purent s’évader de leur caserne, que cernait le Var débordé.

    ― Il a été coupé deux kilomètres de fils téléphoniques entre Arcueil et Bourg-la-Reine et quatre à Pavillons- sous-Bois.

    ― On était en gare de Vélizy, mais le train roulait encore. L’impatiente Mme Gieger s’est cassé les jambes.

    ― Un pauvre d’une quinzaine d’années se jette dans le canal, plaine Saint-Denis ; on lui tend une gaule, il la repousse et coule à pic.

    ― Trop de gens annoncent : « Je vous couperai les oreilles! » Vasson, d’Issy, ne dit mot à Biluet, mais il l’essorilla bel et bien.

    ― Quatre maires encore de suspendus en M.-et-L. Ils voulaient maintenir sous les yeux des écoliers le spectacle de la mort de Dieu.

    ― L’amour. A Mirecourt, Colas, tisseur, logea une balle dans la tête de Mlle Fleckenger et se traita avec une rigueur pareille.

    ― Il fallut une bonne demi-heure pour dégager Inghels des bûches dont la pile lui avait dégringolé dessus, quai d’Austerlitz.

    ― Le soir, Blandine Guérin, de Vaucé (Sarthe), se dévêtit dans l’escalier et, nue comme un mur d’école, alla se noyer au puits.

    ― Le matelot chauffeur Jules Pietri, de l’Algésiras (Toulon) s’est laissé prendre par une machine ; elle le mutila.

    ― Xavier Dubreuil, ouvrier de filature, descendait d’un train, à Charmes, patrie de M. Barrès. Un train inverse le broya.

    ― Louis Tiratoïvsky a mortellement blessé, à Aubervilliers, Mme Brécourt, et s’est suicidé. L’amour.

    ― Jules Marty, courtier en mercerie, 56 ans, et sa femme, 38 ans, se sont asphyxiés à Saint-Ouen. La misère.

    ― Calen, détenu à la prison de Thouars, que venait de manquer la sentinelle, s’est tué en tombant sur des rochers. Il s’évadait.

    ― Zone militaire, dans un duel au couteau pour la maigre Adeline, le vannier Capello a blessé au bas- ventre Monari, montreur d’ours.

    ― Poupon, Gaudin, Jiffray, Ordronneau, Granic nient avoir tué Mme Louet. Le juge de Rambouillet les arrête tout de même.

    ― Au hameau de Boutaresse (Puy-de-Dôme) la veuve Giron a été étranglée, volée et pendue, on ignore complètement par qui.

    ― Malgré elle, un fantassin balançait à toute volée sur une escarpolette Mlle Laveline, de Nancy. Chute mortelle de 4 mètres.

    ― A Oyonnax, Mlle Cottet, 18 ans, a vitriolé M. Besnard, 25 ans. L’amour, naturellement. (Havas)

    ― Avec un couteau à fromage, le banlieusard marseillais Coste a tué sa sœur qui, comme lui épicière, lui faisait concurrence.

    ― Des gens se disent Portugais, qui ne sont pas portugais, peut-être, et Mme de Bragance quitte Versailles, décevant son hôtelier.

    ― Mondier, 75 bis, rue des Martyrs, lisait au lit. Il mit le feu aux draps, et c’est à Lariboisière qu’il est maintenant couché.

    ― Suicide à la carbonisation : Mme Le Bise, de Landriec (Finistère) imbiba de pétrole ses jupes et alluma.

    ― Lefloch, Bataille et Besnard n’avaient encore recueilli que 2 kilomètres de fil téléphonique quand près d’Athis, on les arrêta.

    ― D’ordinaire battue par lui, Fleur des Bastions a pris sa revanche à coups de canif dans la figure du Pantinois Gabriel Mélin.

    ― Susceptible comme un mari, Louis Dubé a poignardé dans la rue de Flandres sa maîtresse Florence Prévost.

    ― Escortée d’un vieillard, Jeanne Ostende, 18 ans, a été poignarder dans une caserne de Toulon le matelot Victor Michel.

    ― Les filles de Brest vendaient de l’illusion sous les auspices aussi de l’opium. Chez plusieurs la police saisit pâte et pipes.

    ― Dans M.-et-L., les maires ne se lassent pas de remettre le Très-Haut au mur des écoles, ni le préfet de suspendre ces maires.

    Merci à l’Université de Montpellier qui m’a mis sur la piste…

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  • Mirages et frayeurs du Big Data, par l'exemple

    Je lis un très bon article sur le Big Data dans… Paris Worldwide un des magazines d »Aéroports de Paris, signé Nicolas Kayser-Bril. Bravo Nicolas, bien documenté ! L’article cite notamment pas mal d’exemples qui montrent tout ce qu’on peut faire de bien et de mal avec le Big Data, essentiellement en croisant des données qu’on n’a pas l’habitude de rapprocher. Comment avoir l’intuition que le rapprochement de telles données peut donner lieu à des résultats étonnants, ça je ne sais pas !
    Voici un résumé des exemples cités, que je vous donne sans les avoir sourcer, je sais c’est pas bien:
    – un client du supermarché Target aux Etats-Unis téléphone furieux au directeur du magasin: « Ma fille est encore au lycée et vous envoyez des pubs pour berceaux. Vous voulez qu’elle tombe enceinte ou quoi? ». Quelques jours après, le père apprend que sa fille est effectivement enceinte. Le supermarché avait dressé un profil type à partir de 25 produits que les femmes nouvellement enceintes avaient tendance à commander. Et si un nouveau suivi de comportement d’achats ressemblait à ce profil, on lui envoyait des pubs pour berceaux ou pour des crèmes contre les gerçures.
    – Visa a remarqué que les couples qui payaient leurs factures de plus en plus en retard avaient tendance à divorcer plus que la moyenne.
    – Pire, une autre société de carte de crédit prétend que ceux qui achètent les graines pour oiseaux les plus chères ont tendance à mieux payer leurs factures que les autres!…
    – Vous aimez le whisky et on vous envoie des pubs d’alcools. Mais vous vous renseignez également souvent sur Google sur les maladies cardio-vasculaires. Alors ne vous étonnez pas si le coût de votre assurance-vie augmente ! Ce ne serait pas un scénario en l’air…
    – Des chercheurs de l’Université de Cambridge, en GrandeBretagne, et de Stanford, aux Etats-Unis, prétendent avoir mis au point un algorithme capable de dresser un profil très précis d’un individu à partir de ses like sur Facebook. A partir de 10 like, il vous connait aussi bien que vos collègues de bureau. A partir de 500, il vous connait mieux que votre conjoint (e)…
    – Google Translate, depuis 2000, s’améliore non pas par des linguistes mais par des comparaisons de textes déjà traduits comme les dépêches des agences de presse ou les publications de l’Union Européenne; les statisticiens travaillent sur ce big data et créent des liens entre textes sources et textes cibles. Du coup les progrès de Google Translate ont été fulgurants
    – Idem pour les captcha: en récupérant les images des captcha et les résultats tapés par les internautes, Google (et d’autres) valide des séquences de mots et de chiffres de manière automatique et statistique qui lui serviront à améliorer ses programmes de reconnaissance de texte.
    – Dans le domaine de la santé, avec IBM (Watson? je ne sais pas), dans le service de néonatalogie d’un hôpital de Toronto, on suit tous les indicateurs des nouveaux-nés prématurés et cela permet par exemple , en repérant une anomalie du rythme cardiaque, de détecter avant tout le monde la probabilité d’une infection.
    – le projet HealthMap, développé par Harvard (Etats-Unis) balaye toute la journée et toute la nuit des milliers de sites d’actualité, de médias et de blogueurs influents et il prétend pouvoir déterminer , à partir d’une analyse croisée de ce contenu, les signes avant-coureurs d’une épidémie. Récemment il aurait prévu le virus Ebola 9 jours avant l’OMS!…

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  • L'acronyme du jour: BYOC Bring Your Own Cloud


    On connaissait déjà BYOD Bring Your Own Device: tu as le droit de venir travailler au bureau avec tes propres outils perso, smartphone et autres tablettes essentiellement mais aussi PC et même, horreur, Mac (non ça c’est un rêve il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui l’acceptent !). Tout ça met une grande pagaille dans l’entreprise, ouvre des failles de sécurité grandes comme San Andreas mais, on ne sait pas très bien pourquoi, l’entreprise a abdiqué face au diktat du collaborateur. On n’a pas vu beaucoup d’employeurs dire niet au BYOD, c’aurait pu être drôle qu’un patron dise à son employé: votre device, là, vous pouvez vous le mettre là où je pense! 

    Ben non, ils se sont tous écrasés, le salarié est roi, il faut le satisfaire et transformer le système d’information en usine à gaz, pour lui faire plaisir.
    Alors ce qui devait arriver arriva: on passe maintenant à l’étape suivante, le BYOC Bring Your Own Cloud. Je ne vous pas pourquoi je ne pourrai pas venir au bureau avec mon petit nuage à moi qui comprend toute ma vie désormais, et comme ma vie privée et ma vie professionnelle, c’est pareil ou en tout cas c’est bien mélangé et ça te coûtera trop cher de faire la différence, cher employeur, c’est à prendre où à laisser. Je veux donc pouvoir utiliser au bureau mon iCloud, mon Google Drive, ma DropBox mais aussi pourquoi pas mon Doodle, mon Spotify et même mon Netflix parce que je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas regarder des films de détente au bureau alors que chez moi le soir je travaille très tard…
    Le système d’information de l’entreprise, déjà suffocant, n’a plus qu’à rendre les armes. On n’est pas dans le nuage, on nage dans le brouillard.  Il n’y a plus aucune sécurité ni de garantie de performance ni de service. C’est le grand bazar mais tout le monde est content, sauf le directeur informatique bien sûr… Allez, bon courage ! source image

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