Guy Rose : Le pays de Giverny en 1897

Le village est sur la route de Paris à Rouen, dans la ravissante vallée de la Seine (…) Une grand-route si-nueuse, que bordent des maisons peintes à la chaux: leurs toits couverts de mousses, aux tuiles rouges, font un effet de vert et de rouge opalescent en plein soleil, ou de mauve atténué dans l’ombre. De hauts murs enserrent des jardins pittoresques ; et de vastes coteaux sur lesquels les diverses cultures de légumes font comme des carrés de couleurs, descendent vers de basses prairies très plates, que traverse la rivière, l’Epte, entre ses saules étêtés (…) et par-tout, on voit des coquelicots et des violettes. Les paysans (…) vous saluent assis ou couchés dans l’herbe près de leur bétail paissant, ou conduisant leurs grands chevaux normands auxquels de grands colliers bleus, ornés de fourrure, donnent fière allure.

Extrait de Pratt Institute Monthly (1897)