Arbolé, arbolé,
seco y verdé.
La niña del bello rostro
está cogiendo aceituna.
El viento, galán de torres,
la prende por la cintura.
Arbre, arbre,
sec et vert.
La fille au beau visage
cueille des olives.
Le vent, galant des tours,
la prend par la taille.
Pasaron cuatro jinetes,
sobre jacas andaluzas,
con trajes de azul y verde,
con largas capas oscuras.
« Vente a Córdoba, muchacha. »
La niña no los escucha.
Pasaron tres torerillos
delgaditos de cintura,
con trajes color naranja
y espadas de plata antigua.
« Vente a Sevilla, muchacha. »
La niña no los escucha.
Cuando la tarde se pone
morada, con lux difusa,
pasa un joven que lleva
rosas y mirtos de luna.
« Vente a Granada, muchacha. »
Y la niña no lo escucha.
La niña del bello rostro
sigue cogiendo aceituna,
con el brazo gris del viento
ceñido por la cintura.
Arbolé, arbolé.
Seco y verdé.
Quatre cavaliers passèrent,
sur des jacas andalouses,
vêtus de bleu et de vert,
avec de longues capes sombres.
« Viens à Cordoue, jeune fille. »
La fille ne les écoute pas.
Trois toreros passèrent
à la taille fine,
en costumes orange
et épées d’argent ancien.
« Viens à Séville, jeune fille. »
La fille ne les écoute pas.
Quand le soir devient pourpre,
avec une lumière diffuse,
passe un jeune homme portant
des roses et des myrtes de lune.
« Viens à Grenade, jeune fille. »
Et la fille ne l’écoute pas.
La fille au beau visage
continue de cueillir des olives,
avec le bras gris du vent
en ceinture autour de sa taille.
Arbre, arbre.
Sec et vert.
Federico Garcia Lorca. Canciones (Chansons). 1927.
