Cendres taillis ô vos jours
Sont d’infini abandonné
Vos mensonges tels des atours
Sont pleurs, au miroir animés
Maigre miroir et haute tour
Eau de la mort emprisonnée
Dans nul océan hors labours
Fièvre et argile sillonnées
Pleurez que mon espace lie
Espace sur vous accompli
Plus qu’océan sur un banni
Mes fièvres labour taillis morts
À tels mensonges cendre encore
Et argile plus qu’infini.
Le sang rivé (1947-1954). Poèmes complets, nrf / Gallimard (2026)

