
J’ai participé à des concours de poésie et j’ai eu la chance d’être plusieurs fois récompensé, dont des premiers prix.
Voir la liste des poèmes primés
Ce qui est évidemment satisfaisant. Même si l’on sait que des milliers de poèmes sont primés chaque année dans le monde …
Mais le vrai avantage dans la participation à un concours de poésie est de de s’obliger à regarder ses textes différemment et à les imaginer lus par des jurés forcément vus comme de vieux barbons, insensibles à vos émotions et à votre style !
En même temps, ce qui est terrifiant dans l’écriture poétique, c’est la tentation qu’elle offre de tout réécrire à tout moment. Rien n’est jamais fini dans cette aventure. La seule contrainte, horrible, que je m’impose est de ne plus toucher à un texte une fois qu’il a été publié sur papier
Quatre recueils d’art et de poésie publiés à ce jour
Mais tant que le texte vit sa vie entre pensée, crayon, clavier, ordinateur et web, il peut changer comme un caméléon. Pendant des mois, des années. Quant à savoir quelle est finalement la bonne version de ses multiples peaux, c’est une autre histoire. D’ailleurs je ne fais pas d’archivage de versions, c’est plus simple.
L’autre argument intéressant du concours de poésie, quand il demande des recueils, est de vous obliger à sélectionner les poèmes que vous voulez inclure dans ce recueil, en imaginant une certaine cohérence, une continuité entre eux. Ce lien fictif que l’on crée entre textes n’est qu’une invention éditoriale, dédiée à la quatrième de couverture : il n’a pas de réalité dans l’écriture car chaque poème est une vie à part, une création. Bien sûr j’ai beaucoup écrit sur les mots, la beauté, l’amour, la mort… Mais qui ne l’a pas fait ? Comme disait Van Gogh : « J’ai la nature et l’art et la poésie, et si cela ne suffit pas, qu’est-ce qui suffit ? »
Alors, malgré mon grand âge, j’ai décidé de soumettre un nouvel ensemble à un prix réputé, le Prix Renée Vivien qui demande un recueil d’un minimum de 15 textes. La date de clôture est le 31 août 2025. J’ai sélectionné 28 poèmes récents parmi la centaine de textes inédits que j’ai écrits depuis deux ans, pour la plupart publiés dans Amavero.
Mon recueil s’appelle « la gravité des pétales ». il est articulé en 4 chapitres: atelier, horizon, la gravité des pétales, passages. Il parle de la pesanteur secrète des choses légères avec la simplicité grave d’une écriture qui refuse l’emphase.
Je serai heureux d’avoir vos opinions, commentaires, critiques, suggestions si vous pouvez consacrer un peu de temps à la lecture de ce recueil. Je vous tiendrai au courant de son aventure de concours, même s’il n’y a rien à en dire !. Merci de votre aide.
