Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Un célibataire est quelqu’un qui, chaque matin, arrive au travail d’une direction différente


  • uniforme

    Hélène Benayoun – Sortie d’école

    l’uniforme est rouge
    comme le soleil
    ou la terre
    de certains pays
    les bleus mer et ciel
    se croisent et s’épaulent
    les arbres sont rectilignes
    comme des murs d’école
    dehors tout est droit
    dans les cœurs
    tout est rond

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sortie d’école, par Hélène Benayoun


  • écrin

    Dary Jullien – Sans Titre (diptyque)

    la montagne est écrin
    tremplin de mise en valeur
    pour tous ses éléments
    la fleur y est plus colorée
    l’herbe plus grasse
    la pente des toits plus abrupte
    les lignes de perspectives
    se chevauchent comme des croquis
    l’âme humaine y est fière
    le vent hurleur sait se calmer
    et la fumée des cheminées
    raconte des histoires d’amitié

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sans Titre (diptyque), de Dary Julien


  • frisson

    Carine Cheval – Les Commères

    c’est quand l’eau de la mer
    mouille le haut de ta cuisse
    que le frisson te prend
    les épaules se dressent
    les coudes se serrent
    le plaisir attend
    de surmonter ce moment
    tu écartes doucement
    l’eau de tes doigts
    comme pour la tester
    bientôt tu plongeras c’est sûr
    mais pas tout de suite

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Commères, de Carine Cheval


  • orange

    Carole Melmoux – Les Oranges

    ce n’est pas la pomme
    qui tenta l’homme
    mais l’orange
    elle a tout pour elle
    la forme si douce
    la couleur si vive
    et cet admirable goût
    amer et sucré
    posez-là sur la table
    tout s’éclipse
    plus rien n’existe
    le reste n’est que prétexte
    elle est le centre du monde
    on a l’orange à la bouche

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Oranges, par Carole Melmoux

    Voir la Galerie des duos poème-art, œuvre par œuvre

    Voir nos trois autres galeries : Art contemporain (œuvre seule), Art moderne (œuvre seule), Art ancien et art classique (œuvre seule)


  • même allure

    Tiphaine de Belenet – Vers Taouz

    l’homme et l’animal
    marchent d’une même allure
    plus rapide qu’on ne croit
    ombres mêlées
    sur la ligne de crête
    le désert reconnaitra les siens
    quand arrivera-t-on
    un quart d’heure une heure ou deux
    disent les berbères
    les yeux éclairés d’un sourire
    profond et bleu
    venu de la nuit des temps

    Texte de Luc Fayard inspiré par Vers Taouz, par Tiphaine de Belenet


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025