Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 412 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Derek Jarman : Ataxia, Aids is Fun (1993)

    Derek Jarman : Ataxia, Aids is Fun (1993)

  • Ilse d’Hollander : Untitled (1996)

    Ilse d’Hollander : Untitled (1996)

  • silence et nuit (illustré par 10 artistes contemporains)

    Un poème de Luc Fayard illustré par 10 artistes contemporains

    silence et nuit

    soudés entrelacés

    nulle place pour les mots

    comme si tout était dit

    pensées paroles

    balayées d’un vent tiède

    qui serpente et passe

    sans laisser de traces

    ni de souvenirs

    la brume aurait pu s’inviter

    dans les sentiers sombres

    une pluie éparse

    aurait pu zébrer l’air

    mais cela n’aurait rien changé

    come rain or come shine

    il faut avancer dans le noir

    écouter les craquements

    des frondaisons branlantes

    tout au long du chemin

    les pas crissant

    sur les feuilles sèches

    feront sursauter

    les animaux de la forêt

    jusqu’au point de l’aurore

    qui gommera les rêves

    éblouis de lumière

    Texte de Luc Fayard illustré par 10 artistes contemporains choisis dans Nicole’s Museum


  • Angelou (Maya) : Still I Rise (Pourtant je m’élève)

    You may write me down in history
    With your bitter, twisted lies
    You may trod me in the very dirt
    But still, like dust, I’ll rise.

    Vous pouvez me rabaisser pour l’histoire
    Avec vos mensonges amers et tordus,
    Vous pouvez me traîner dans la boue
    Mais comme la poussière, je m’élève encore,

    (suite…)

  • Artaud (Antonin) : Le navire mystique

    Il se sera perdu le navire archaïque
    Aux mers où baigneront mes rêves éperdus,
    Et ses immenses mâts se seront confondus
    Dans les brouillards d’un ciel de Bible et de Cantiques.

    (suite…)

Dernières publications d’art et de poésie

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

    Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025