Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 822 auteurs
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Citation Amavero du jour
Ô spectacle dégoûtant : voir la langue d’un animal dans le cul d’un autre…(parodie de discours apocalyptique pour parler en fait des… Lire


  • esquisse

    Hélène Benayoun – Petit matin sur le port

    parfois un bateau est juste
    une esquisse de forme
    un reflet dans l’eau
    la proue fière clame
    c’est moi la briseuse de flots
    la coque s’affiche
    comme un étendard
    cachant le carré cosy
    où le marin s’abrite
    les jours de mauvais temps

    Texte de Luc Fayard inspiré par Petit Matin sur le Port, par Hélène Benayoun


  • soupir

    Tiphaine de Belenet – Anse de Maldormé

    la cote se découpe avec fierté
    cachant des lieux secrets
    les vagues languissent
    ou s’abattent en furie
    l’horloge n’égrène pas ici
    les mêmes secondes qu’ailleurs
    la mer se fond à l’horizon
    les lignes s’entassent
    et fusionnent en mourant
    on dirait un soupir
    qui dégusterait son bonheur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Anse de Maldormé, de Tiphaine de Belenet


  • olivier

    Brigitte Cazenave – L’Olivier d’Opio

    l’olivier n’est pas
    qu’un arbre rabougri
    mainte fois taillé
    il peut être fort
    comme un chêne
    et dominer la plaine
    il est si vieux alors
    il en a vu 
    des merles le picorer
    des hommes le secouer
    aujourd’hui enfin stérile
    le centenaire apaisé
    profite de la vie

    Texte de Luc Fayard inspiré par L’Olivier d’Opio, de Brigitte Cazenave


  • chemins

    Marie-Line Dominique de Landrian – Ispahan

    chemins parallèles
    sur saisons renouvelées
    les couleurs de l’humeur
    sont des coulées de larmes
    et de joies mêlées
    drapeaux du monde
    mosaïque de nations
    voyages voyages
    aux nombreux arrêts
    avancées mouvements
    vers le haut
    vers l’avant
     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Ispahan, de Marie-Line Dominique de Landrian


  • alchimie

    Emma Lisa – Alchimie 2

    entrailles de la terre
    ou de l’âme qui erre
    sans soleil
    c’est pareil
    seule solution
    pour exister
    voir toutes les routes
    s’ouvrir en même temps
    prendre son temps
    choisir son destin
    sa voie dans les étoiles
    créer un point de plus
    qui brillera dans le ciel

    Texte de Luc Fayard inspiré par Alchimie 2, d’Emma Lisa



Art et Poésie : dernières publications

  • pays rêvé (Hommage à David Hockney)

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  • Henry Moore : Large Upright, Internal/External Form (1981)

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  • Henri Matisse : Femme au chapeau (1905)

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  • Guy Tirolien : Gouaches (1961)

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  • Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

    Du bist die Zukunft, großes Morgenrot
    über den Ebenen der Ewigkeit.
    Du bist der Hahnschrei nach der Nacht der Zeit,
    der Tau, die Morgenmette und die Maid,
    der fremde Mann, die Mutter und der Tod.

    Du bist die sich verwandelnde Gestalt,
    die immer einsam aus dem Schicksal ragt,
    die unbejubelt bleibt und unbeklagt
    und unbeschrieben wie ein wilder Wald.

    Du bist der Dinge tiefer Inbegriff,
    der seines Wesens letztes Wort verschweigt
    und sich den andern immer anders zeigt:
    dem Schiff als Küste und dem Land als Schiff.

    Tu es l’avenir, la grande aurore
    sur les plaines de l’éternité.
    Tu es le cri du coq après la nuit du temps,
    la rosée, la prière du matin, la jeune fille.
    l’étranger, la mère et la mort.

    Tu es la forme qui sans cesse change,
    qui, toujours solitaire, émerge du destin,
    qui demeure sans gloire ni regret
    et vierge comme une forêt sauvage.

    Tu es l’essence même des choses
    qui tait le dernier mot de son être
    et qui se montre aux autres toujours autre :
    au navire comme une côte, à la terre comme un navire

    (1875-1926). Né à Prague donc autrichien, puis tchécoslovaque.
    Das Stunden-Buch. Le Livre d’heures. Traduction française de Maurice Betz et Luc Fayard

    Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

  • Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)

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  • Mark Hertier : Black and White Cottage (1914)

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  • Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

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  • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

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  • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

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  • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

    LEAR
    Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
    You cataracts and hurricanoes, spout
    Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
    You sulphurous and thought-executing fires,
    Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
    Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
    Smite flat the thick rotundity o’ the world!
    Crack nature’s moulds, all germens spill at once
    That make ingrateful man!

    LEAR
    Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
    Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
    Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
    Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
    Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
    Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
    Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
    Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
    Qui font l’homme ingrat !

    Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

    William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

  • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

    Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025