Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Jusqu’où son ascension le mènera-t-elle, cela reste indéterminé, mais au bout il y aura probablement le golf, un bateau, un urologue……,  … Lire


  • Marc-Alain Ouaknin : La Genèse de la Genèse – Trop beau pour être vraiment beau

    La Genèse de la Genèse, de Marc-Alain Ouaknin (couverture)

    Le bouquin date de 2022, vous voyez comme je suis réactif. Mais il est éternel bien sûr, c’est une somme, une nouvelle Bible, un monument… Les superlatifs pleuvent sur cet ouvrage d’érudit. L’auteur est un personnage étonnant, fanatique du décryptage du moindre caractère hébraïque qui contient selon lui toute la vérité du monde, ce qui ne l’empêche pas d’être drôle et iconoclaste.

    Donc l’auteur a retraduit lui-même la Genèse et, avec son éditrice Diane de Selliers, ils ont illustré chaque passage d’un tableau abstrait, en général très connu.

    On reste évidemment confondu de tant d’érudition religieuse, littéraire et artistique.

    Mais comme l’auteur le dit lui-même en citant Marcel Duchamp, il faut voir la vie en « ose », alors j’ose.

    Je ne parlerai pas de sa traduction de la Genèse , je n’ai aucun avis là-dessus. Tout au plus ça m’amuse qu’on puisse passer autant de temps à décoder des contes de fées mais je respecte ce travail monumental.

    Je ne parlerai que des illustrations et, là, je suis très déçu par le choix des 117 oeuvres qui sont magnifiques bien entendu, irréprochables, de grande renommée…
    Mais enfin c’est très scolaire tout çà, très premier degré. On dirait le devoir d’un élève de Terminale, aidé par ses parents fiévreusement plongés dans les catalogues d’art (ou de l’IA?). On aurait aimé un peu plus de risque dans le choix de ces illustrations, qu’elles soient plus décalées, plus allusives. Non, ici, on y va au grand canon de la ressemblance, au marteau-pilon de l’analogie. En gros le texte parle de circularité? Hop, je te propose un tableau avec un cercle (devinez qui c’est? Fabienne Verdier évidemment, qui tourne en rond depuis des années, la pauvre).

    Et ça commence dès le premier verset de la création : boum, un cercle noir ! (Malevitch). La Tour de Babel ? Si, si, c’est une tour (Vasarely). La sortie de l’arche ? Les mignons petits bouts de couleurs éparpillés de Hantaï (que l’artiste a appelé « Blanc » évidemment, comme c’est drôle). Mais pour la pomme, je vous rassure, ce n’est pas Magritte. Et d’ailleurs, d’après l’auteur, il n’y a pas de pomme. On tombe quand même sur de belles trouvailles, ne boudons pas notre plaisir, comme le cercle (encore un, il y en a beaucoup!) de Giacoma N-Bella pour « Et vous fructifiez-vous… ».. Mais celui-là, au moins, il est traversé de désirs.

    D’ailleurs, entendons-nous bien, j’aime toutes les œuvres, elles sont belles, de qualité mais quel dommage quand même que tant d’intelligence pétillante n’ai pu être mise davantage en valeur par une finesse artistique du même acabit, la fusion aurait pu donné un livre merveilleux.

    Celui-ci, sur le plan artistique, est juste éminemment (pour ne pas dire pompeusement) respectable.


  • tu es

    tu es la tortue
    qui porte sur le dos
    une caverne noire
    d’angoisses et de préjugés

    le panneau rond
    qui trône aux carrefours
    pour afficher stop
    au lieu de dire go

    l’herbe molle
    courbée par la bise
    sans soupçonner
    qu’elle va mourir

    la limace collée
    à la poussière
    par l’inaction
    qui rêve de s’envoler

    la statue de bronze
    immortelle
    et admirée
    qui voudrait se gratter le nez

    le poisson bleu
    nageur béat
    au milieu des requins
    qui ne connait pas le ciel

    le vent invisible
    et prégnant
    qui ne se perçoit
    que lorsqu’il fait mal

    tu es l’imparfait
    de l’impuissance
    la plate inanité
    du désir inassouvi

    tu es l’humanité

    Texte de Luc Fayard


  • Amavero invente le mouvement perpétuel entre l’art et la poésie !

    Restons modestes !
    😌 🙏 🙇 🕯️

    Mais, c’est vrai, nous sommes très fiers des nouveaux voyages que nous vous proposons entre le mot, le texte et l’œuvre d’art. Des voyages sans fin, remplis de surprises et de découvertes…

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    • 🎯 le Mot (environ 3 000 signifiants uniques dans les poèmes),
    • 🎯 le Mot-clé (environ 2 000 distincts dans les images),
    • 🎯 l’Art (1 500 œuvres)
    • 🎯 et la Poésie (500 poèmes)…

    Vous partez de n’importe lequel de ces ports pour vous embarquer vers n’importe lequel des autres puis vous repartez et la traversée peut durer éternellement…

    Avec les mots, vous aviez déjà les outils suivants 👉

    Puis récemment nous avons proposé un nouvel outil 👉

    Aujourd’hui, la boucle est bouclée, de la poésie à l’art et inversement, sans page nouvelle, uniquement avec un enrichissement des pages existantes :

    👉 quand vous lisez un poème seul (non illustré à l’origine), voici maintenant un petit bloc qui s’affiche en-dessous et vous propose une œuvre d’art en résonance : allez tester sur un poème au hasard pour voir le résultat…

    👉 quand vous affichez une œuvre d’art (sans texte à l’origine), voici maintenant une petite ligne en-dessous qui vous propose un titre de poème en résonance que vous pouvez allez visiter si vous voulez : allez tester sur une œuvre d’art au hasard et vous serez conquis(e).

    Et ainsi de suite… Les étapes changent à chaque traversée; nous vous proposons jusqu’à trois images par poème qui vous permettent de faire varier votre parcours.

    Bon voyage sur la mer de l’art et de la poésie avec les nouveaux bateaux Amavero !

    ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵

    PS: faites-nous part de vos commentaires et suggestions 📬 Contact

    Annexe technique : nos « inventions » ne résultent ni d’une prouesse ni d’un miracle, elles sont la conclusion d’un travail d’archiviste et de curateur poursuivi dans l’ombre depuis des mois pour associer chaque image d’art à 10 mots-clés les plus représentatifs de l’œuvre, 5 contextuels et 5 dans le registre du sensible et de l’émotion. Quant aux poèmes, il a fallu en extraire les mots les plus signifiants en imposant une fusion de mots selon des proximités sémantiques et le bon sens. Ensuite, les algorithmes ont fait le reste, dirigés par nous d’une main de fer ! L’IA nous a bien aidés dans ce travail mais on peut dire qu’on l’a formé en profondeur à l’analyse d’œuvres d’art et de poèmes. Au début, sur une nature morte, elle prenait une tablette de mur de cuisine avec des bouteilles pour l’horizon sur la mer avec des bateaux ! Il a fallu des centaines d’échanges pour en faire un bon analyste d’art sur les critères de base. Pour le texte, nous sommes passés par des étapes invraisemblables comme de lui expliquer comment on fait un tri sérieux sur des noms de famille, ce que l’IA ne sait pas faire en standard ! C’est ainsi que vous trouvez des sites soi-disant culturels qui affichent leurs listes d’auteurs ou d’artistes soigneusement triées… sur le prénom (comme le fait WordPress.com, notre hébergeur) ! Rassurez-vous, pas dans Amavero !… Voir les Index des Auteur(e)s et des Artistes.


  • Le mot, clé pour trouver un poème… en lien avec une œuvre d’art

    (Image IA)

    Pour trouver les poèmes uniquement (et pas les autres contenus d’Amavero) qui emploient un ou deux mots, utilisez la fonction de recherche ci-dessous

    Autres recherches possibles sur les mots :

    Mise à jour (mars 2026) :
    1/vous pouvez entrer deux mots pour affiner votre recherche et trouver les poèmes qui vous correspondent le mieux.
    2/ci-dessus, vous avez la liste des autres recherches possibles avec les mots de la poésie et leur liaison avec les œuvres d’art.
    3/si le duo de mots de poèmes a une duo équivalent dans les mots-clés des œuvres d’art vous voyez un lien pour afficher la galerie créée pour l’occasion
    Première publication : septembre 2025

    Premier mot (obligatoire)
    ET
    Deuxième mot (facultatif)

  • Zadok Ben-David – People I Saw but Never Met (2025)

    Zadok Ben-David – People I Saw but Never Met (2025) – installation au Forum culturel de Vila Nova de Cerveira (Portugal) de 9 000 personnages en acier inox peint et en aluminium, d’après des photos de l’auteur prises dans ses voyages.


Art et Poésie : dernières publications

  • Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

    Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

  • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

    Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

  • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

    Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

  • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

    LEAR
    Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
    You cataracts and hurricanoes, spout
    Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
    You sulphurous and thought-executing fires,
    Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
    Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
    Smite flat the thick rotundity o’ the world!
    Crack nature’s moulds, all germens spill at once
    That make ingrateful man!

    LEAR
    Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
    Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
    Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
    Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
    Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
    Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
    Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
    Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
    Qui font l’homme ingrat !

    Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

    William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

  • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

    Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

  • Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

    Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.

    C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.

    (1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.

    Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

  • Francis Ponge : Le Chêne (1942)

    Francis Ponge : Le Chêne (1942)

  • Octavio Paz : Source

    Parle laisse tomber une parole
    Bonjour j’ai dormi tout l’hiver et maintenant je me réveille
    Parle
    Une pirogue glisse vers la lumière
    Une parole légère avance à pleines voiles
    Le jour a la forme d’un fleuve
    Sur ses rives brillent les plumes de tes chants
    Douceur de l’eau dans l’herbe endormie
    Eau claire voyelles à boire
    Voyelles parures du front des chevilles
    Parle
    Touche la cime d’un silence heureux
    Et puis ouvre les ailes parle sans cesse
    Un visage oublié passe
    Tu passes toi-même allure de vent dans un champ de maïs
    L’enfance avec ses flèches son idole son figuier
    Romps les amarres passe avec la tour et le jardin
    Passent futur et passé
    L’heure déjà morte et l’heure à tuer
    Passent des éclairs qui portent dans leur bec des morceaux de temps encore vivant
    Volées de comètes qui se perdent dans mon front
    Parle
    Mouille les lèvres dans la pierre fendue qui jaillit inépuisable
    Plonge tes bras blancs dans l’eau féconde en prophéties imminentes

    Le Tournesol in Condition de nuage (1939-1955) in Liberté sur Parole, nrf/Poésie/Gallimard, 2014.
    Mexicain (1914-1998). Prix Nobel de littérature en 1990.

    Octavio Paz : Source

  • Camillo Innocenti : Nuit (1913)

    Camillo Innocenti : Nuit (1913)

  • Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

    Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

  • Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

    Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

  • Pablo Neruda : Entrada à a la madera / Entrée dans le bois (1935)

    Con mi razón apenas, con mis dedos,
    con lentas aguas lentas inundadas,
    caigo al imperio de los nomeolvides,
    a una tenaz atmósfera de luto,
    a una olvidada sala decaída,
    a un racimo de tréboles amargos.

    Caigo en la sombra, en medio
    de destruidas cosas,
    y miro arañas, y apaciento bosques
    de secretas maderas inconclusas,
    y ando entre húmedas fibras arrancadas
    al vivo ser de substancia y silencio.

    Dulce materia, oh rosa de alas secas,
    en mi hundimiento tus pétalos subo
    con pies pesados de roja fatiga,
    y en tu catedral dura me arrodillo
    golpeándome los labios con un ángel.

    Es que soy yo ante tu color de mundo,
    ante tus pálidas espadas muertas,
    ante tus corazones reunidos,
    ante tu silenciosa multitud.

    Soy yo ante tu ola de olores muriendo,
    envueltos en otoño y resistencia:
    soy yo emprendiendo un viaje funerario
    entre tus cicatrices amarillas:
    soy yo con mis lamentos sin origen,
    sin alimentos, desvelado, solo,
    entrando oscurecidos corredores,
    llegando a tu materia misteriosa.

    Veo moverse tus corrientes secas,
    veo crecer manos interrumpidas,
    oigo tus vegetales oceánicos
    crujir de noche y furia sacudidos,
    y siento morir hojas hacia adentro,
    incorporando materiales verdes
    a tu inmovilidad desamparada.

    Poros, vetas, círculos de dulzura,
    peso, temperatura silenciosa,
    flechas pegadas a tu alma caída,
    seres dormidos en tu boca espesa,
    polvo de dulce pulpa consumida,
    ceniza llena de apagadas almas,
    venid a mi, a mi sueño sin medida,
    caed en mi alcoba en que la noche cae
    y cae sin cesar como agua rota,
    y a vuestra vida, a vuestra muerte asidme,
    a vuestros materiales sometidos,
    a vuestras muertas palomas neutrales,
    y hagamos fuego, y silencio, y sonido,
    y ardamos, y callemos, y campanas.

    Avec ma seule raison, avec mes doigts,
    avec de lentes eaux lentes inondées,
    je tombe au royaume des myosotis,
    à une tenace atmosphère de deuil,
    à une salle oubliée, déchue,
    à une grappe de trèfles amers.

    Je tombe dans l’ombre, au milieu
    de choses détruites,
    et je regarde des araignées, et je broute des forêts
    de bois secret, secret,
    et je marche parmi des fibres mouillées
    vécues par le cœur vivant de la sève et du silence.

    Matière douce, ô rose de branches sèches,
    dans mes larmes je m’enfonce dans ton sol
    avec des pieds lourds d’une rouge fatigue,
    et dans ta cathédrale dure je m’agenouille
    en me frappant les lèvres avec un ange.

    C’est que c’est moi devant ta couleur de monde,
    devant tes pâles épées mortes,
    devant tes cœurs réunis,
    devant ta silencieuse multitude.

    C’est moi entreprenant un voyage funéraire
    parmi tes cicatrices jaunes :
    c’est moi avec mes lamentos sans origine,
    sans aliments, éveillé, seul,
    entrant dans des couloirs obscurcis,
    arrivant à ta matière mystérieuse.

    Je vois se mouvoir tes courants secs,
    je vois grandir des mains interrompues,
    j’entends tes végétaux océaniques
    crisser de nuit et de fureur secoués,
    et je sens mourir des feuilles vers l’intérieur,
    incorporant des matières vertes
    à ton immobilité désemparée.

    Pores, veines, cercles de douceur,
    poids, température silencieuse,
    flèches collées à ton âme déchue,
    êtres endormis dans ta bouche épaisse,
    poussière de douce moelle consumée,
    cendre pleine d’âmes éteintes,
    venez à moi, à mon rêve démesuré,
    tombez dans mon alcôve où la nuit tombe
    et tombe sans cesse comme une eau brisée,
    et à votre vie, à votre mort agrippez-moi,
    à vos matériaux soumis, à vos inutiles colombes mortes,
    et faisons feu, et silence, et son,
    et flambons, et silence, et carillon.

    (1904-1973). Residencia en la Tierra. Ediciones del Árbo, 1935
    Traduction de Guy Suarès (sauf pour le mot « crujir » remplacé par Luc Fayard par le mot « crisser »)

    Pablo Neruda : Entrada à a la madera / Entrée dans le bois (1935)

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025