Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 821 auteurs
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Citation Amavero du jour
Toute la psychologie nous enseigne que les rêves sont des désirs contrariés, l’imagination qui s’élève au dessus de la réalité et qu’est-ce… Lire


  • Frank Kline : Untitled (1961)

    Frank Kline : Untitled (1961)

  • Gustave Caillebotte : Maison près de l’eau (1882)

    Gustave Caillebotte : Maison près de l’eau (1882) photo Dan Daniel

  • je veux ton rire (illustré par 17 artistes contemporains et 1 classique)

    je veux ton rire

    je veux ton rire
    claquant comme un fouet
    galet rebondissant
    sur l’eau des avatars
    de nos multiples vies

    je veux des embrassades
    à la régalade
    tapant fort sur l’épaule
    pour vérifier au passage
    qu’on est encore vivant

    je veux ton soleil
    créateur d’ombre
    en lignes de fuite
    sur l’horizon courbe
    de nos questions

    je veux ton sourire
    escaladant les montagnes
    sautant de pic en pic
    pour venir en bout de course
    me donner sa lumière

    je veux que nos doigts se croisent
    paumes pressées
    souffle coupé
    pour que nos cœurs joints
    dessinent des nuages

    je veux tout donner
    ne rien regretter
    pour qu’on écrive
    sur nos tombes
    ils auront aimé

    Texte de Luc Fayard illustré par 16 artistes contemporains et un artiste classique

    Artistes cités ( de haut en bas): Anish Kappor, Cai Guo-Qiang, Oliafur Eliasson, Yayoi Kusama, Do-Ho Suh, John Olsen, Bernard Ajarb, Perrine Hernandez, Wang-Jun Peng, Jean-Baptiste Brun, Dave Cooper, Evaristo, John Currin, Hieronymus Bosch, Noureddine Chegrane, Carol Crown, Kara Walker


  • l’arbre dit aux maisons

    Laure d’Argaignon – Douceur de vivre

    l’arbre dit aux maisons
    vous voyez la mer là-bas
    elle vient vers vous
    pour vous envelopper
    de son odeur salée
    ici la lumière étincelle
    le vent est un allié
    espiègle et volage
    quand le soleil s’invite
    le temps paresse
    et le sourire des gens
    se plisse et rêve


    Texte de Luc Fayard inspiré par Douceur de vivre, de Laure d’Argaignon


  • la ville la nuit

    Anne-Sophie Larcena – Nocturne

    la ville la nuit
    rouge et noir
    traces de lumière
    halos croisés des destins
    filandres de vies
    filant ailleurs
    ou se terrant trop sages
    la ville la nuit
    monde de blocs
    et de passages

    Texte de Luc Fayard inspiré par Nocturne, d’Anne-Sophie Larcena



Art et Poésie : dernières publications

  • Mark Hertier : Black and White Cottage (1914)

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  • Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

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  • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

    Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

  • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

    Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

  • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

    LEAR
    Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
    You cataracts and hurricanoes, spout
    Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
    You sulphurous and thought-executing fires,
    Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
    Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
    Smite flat the thick rotundity o’ the world!
    Crack nature’s moulds, all germens spill at once
    That make ingrateful man!

    LEAR
    Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
    Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
    Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
    Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
    Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
    Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
    Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
    Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
    Qui font l’homme ingrat !

    Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

    William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

  • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

    Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

  • Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

    Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.

    C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.

    (1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.

    Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

  • Francis Ponge : Le Chêne (1942)

    Francis Ponge : Le Chêne (1942)

  • Octavio Paz : Source

    Parle laisse tomber une parole
    Bonjour j’ai dormi tout l’hiver et maintenant je me réveille
    Parle
    Une pirogue glisse vers la lumière
    Une parole légère avance à pleines voiles
    Le jour a la forme d’un fleuve
    Sur ses rives brillent les plumes de tes chants
    Douceur de l’eau dans l’herbe endormie
    Eau claire voyelles à boire
    Voyelles parures du front des chevilles
    Parle
    Touche la cime d’un silence heureux
    Et puis ouvre les ailes parle sans cesse
    Un visage oublié passe
    Tu passes toi-même allure de vent dans un champ de maïs
    L’enfance avec ses flèches son idole son figuier
    Romps les amarres passe avec la tour et le jardin
    Passent futur et passé
    L’heure déjà morte et l’heure à tuer
    Passent des éclairs qui portent dans leur bec des morceaux de temps encore vivant
    Volées de comètes qui se perdent dans mon front
    Parle
    Mouille les lèvres dans la pierre fendue qui jaillit inépuisable
    Plonge tes bras blancs dans l’eau féconde en prophéties imminentes

    Le Tournesol in Condition de nuage (1939-1955) in Liberté sur Parole, nrf/Poésie/Gallimard, 2014.
    Mexicain (1914-1998). Prix Nobel de littérature en 1990.

    Octavio Paz : Source

  • Camillo Innocenti : Nuit (1913)

    Camillo Innocenti : Nuit (1913)

  • Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

    Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

  • Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

    Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025