Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 493 artistes • 869 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Tout homme est tiraillé entre deux besoins : le besoin de la Pirogue, le voyage, l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre,… Lire


  • Juana-Inés de la Cruz : Detente, sombra de mi bien esquivo (1689) – Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable

    Detente, sombra de mi bien esquivo,
    imagen del hechizo que más quiero,
    bella ilusión por quien alegre muero,
    dulce ficción por quien penosa vivo.

    Si al imán de tus gracias atractivo
    sirve mi pecho de obediente acero,
    ¿para qué me enamoras lisonjero
    si has de burlarme luego fugitivo?

    Mas blasonar no puedes satisfecho
    de que triunfa de mí tu tiranía:
    que aunque dejas burlado el lazo
    estrecho

    que tu forma fantástica ceñía,
    poco importa burlar brazos y pecho
    si te labra prisión mi fantasía.

    Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable,
    image du charme que j’aime le plus ;
    belle illusion pour qui je meurs heureuse,
    douce fiction pour qui je vis douloureuse.

    Si, aimant attiré par tant de grâces,
    mon cœur se fait acier docile et fidèle,
    pourquoi me séduire, flatteur et cruel,
    si c’est pour fuir et me trahir sans trace ?

    Mais ne crois pas pouvoir te glorifier
    du triomphe orgueilleux de ta tyrannie :
    même si se rompt le lien resserré

    dont ton fantôme entourait ma folie,
    qu’importe d’échapper à mes bras blessés,
    si ma pensée te retient prisonnière.

    Miguel Cabrera – Sor Juana Inés de la Cruz (1750)

    Juana Inés de Asbaje y Ramírez de Santillana, ou sœur Juana Inés de la Cruz ou Jeanne-Agnès de la Croix, née le 2 décembre 1648 ou le 12 novembre 1651 à San Miguel Nepantla (Espagne), une localité rattachée par la suite à la municipalité mexicaine de Tepetlixpa et morte le 17 avril 1695 à Mexico (Vice-Royauté de Nouvelle-Espagne), est une religieuse catholique (hiéronymite), poétesse et dramaturge de la Nouvelle-Espagne, considérée comme mexicaine par de nombreux auteurs. Son œuvre poétique figure parmi les plus emblématiques de la langue espagnole (Wikipedia). Ce poème paraît dans le premier volume de ses œuvres complètes, intitulé : « Inundación Castálida » (L’Inondation Castalide), publié à Madrid en 1689.

  • Admirez les œuvres d’art de votre année de naissance

    Collection Amavero

    Votre année en peinture

    Entrez une année pour découvrir les œuvres de la collection qui lui correspondent.

  • Ton regard bleu mon vieux

    Ton regard bleu mon vieux,
    Tes bras comme deux bouts de bois craquent,
    Comme les feuilles qui tapissent ton univers,
    Où tu écoutes parler la forêt en fumant ta pipe.
    Et voilà l’hiver qui t’attrape dans le labyrinthe,
    De cette vie faite de collines et de rêves en relief.
    J’aurais aimé garder ces moments sur la terrasse,
    Où tu écoutais mes récitations peignant le néant ou la liberté.  

    Texte d’Agnès T, lectrice d’Amavero qui a tiré au sort une liste de 20 mots dans notre jeu poétique « 20 mots pour votre poème » et en a fait ce poème. Merci à Agnès de sa contribution !
    Liste des mots: regard, bleu, vieux, bras, deux, bout , bois, feuille, univers, écoute, parler, voilà, hiver, vie, rêve, aimer, , garder, moment, néant, liberté

  • La Galerie des Impressionnistes : immersion dans 460 chefs d’œuvres

    Bienvenue dans cette galerie monumentale : une immersion inédite au cœur de l’impressionnisme à travers 460 œuvres soigneusement sélectionnées par Amavero. Plus qu’une simple exposition, nous vous offrons ici un véritable outil d’exploration artistique, conçu pour s’adapter à votre curiosité.

    Les Galeries Interactives : Parcourez les œuvres au fil de leur publication. Chaque image est une porte d’entrée : un clic vous mène soit vers le poème et l’analyse dédiés à l’œuvre, soit vers un agrandissement plein écran pour en admirer la texture et la lumière.

    Les Index des Artistes : Vous recherchez un maître particulier ? Notre index alphabétique intelligent classe les œuvres par nom de famille. De Caillebotte à Van Gogh, accédez instantanément à l’intégralité des tableaux répertoriés pour chaque peintre.

    Navigation Fluide : Utilisez la pagination au bas de la galerie pour voyager à travers les collections sans perdre le fil de votre contemplation.

    Laissez-vous porter par la couleur et le mouvement : tout l’esprit impressionniste est désormais à votre portée.

  • Composez votre portrait en mosaïque impressionniste

    Amavero – Mosaïque d’œuvres d’art impressionnistes reconstituant « Femme cousant » de Pierre-Auguste Renoir (2026)

    Choisissez l’œuvre qui vous plait dans la Galerie de l’impressionnisme.
    Transformez-la grâce à Amavero en une mosaïque d’art d’oeuvres d’art uniquement impressionnistes (comme le fait le Portrait-mosaïque d’une photo transformée à partir de l’ensemble des galeries d’art).

    Voir l’exemple de Femme cousant de Pierre-Auguste Renoir transformé en mosaïque impressionniste et cliquez sur chacune des vignettes pour admirer plus de 400 chefs-d’œuvres impressionnistes français et étrangers.

    Mais vous pouvez aussi choisir de nous envoyer votre photo de portrait !

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    • Roberto Juarroz : Entre tu nombre y el mío (Entre ton nom et le mien)

      Entre tu nombre y el mío
      hay un labio que ha dejado la costumbre de nombrar.

      Entre la soledad y la compañía hay un gesto que no empieza en nadie y termina en todos.

      Entre la vida y la muerte hay unas plantas pisadas por donde nadie ha caminado nunca.

      Entre la voz que pasó y la que vendrá hay una forma callada de la voz en donde todo está de pie.

      Entre la mesa y el vacío hay une línea que es la mesa y el vacío por donde apenas puede caminar el poema.

      Entre el pensamiento y la sangre hay un breve relámpago en donde sobre un punto se sostiene el amor.

      Sobre esos bordes nadie puede ser mucho tiempo, pero tampoco dios, que es otro borde, puede ser dios mucho tiempo.

      Entre ton nom et le mien
      il y a une lèvre qui a perdu l’habitude de nommer.

      Entre la solitude et le monde il y a un geste qui ne commence en personne et se termine en tous.

      Entre la vie et la mort il y a des plantes foulées sur lesquelles personne n’a jamais marché.

      Entre la voix révolue et celle qui viendra il y a une forme silencieuse de la voix où tout est debout.

      Entre la table et le vide il y a une ligne qui est la table et le vide où peut à peine cheminer le poème.

      Entre la pensée et le sang il y a un éclair où sur un point l’amour s’appuie.

      Sur ces bords nul ne peut survivre longtemps, et dieu lui-même, qui est un autre bord, ne peut être dieu longtemps.

      Poésies verticalesI-4. 1958. Traduction de l’espagnol (Argentine) par Ferdinand Verhesen

      Roberto Juarroz : Entre tu nombre y el mío (Entre ton nom et le mien)

    • Anonyme (Texte de la tradition hassidique) : Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires

      Quand le grand rabbin Israël Baal Shem-Tov pensait qu’une menace se profilait contre le peuple juif, il avait coutume d’aller concentrer son esprit en un certain lieu du bois; là, il allumait un feu, récitait certaine prière et le miracle s’accomplissait : le danger était écarté.
      Plus tard, quand son disciple, le célèbre Maguid de Nezeritsch, devait implorer le ciel pour les mêmes raisons, il accourait au même endroit et disait : « Maître de l’Univers, écoute-moi. Je ne sais comment allumer le feu, mais je suis encore capable de réciter la prière. » Et le miracle s’accomplissait. Plus tard, le rabbin Mosh-Leib de Sassov allait également au bois pour sauver son peuple, et il disait : « Je ne sais comment allumer le feu, je ne connais pas la prière, mais je peux me placer à l’endroit propice et cela devrait suffire. » Et cela suffisait, et le miracle s’accomplissait. Ensuite, c’est au rabbin Israël de Rizsin qu’il revint d’éloigner la menace. Assis dans son fauteuil, la tête entre les mains, il parlait à Dieu en ces termes : « Je suis incapable d’allumer le feu, je ne connais pas la prière, je ne puis même pas trouver le lieu du bois. Tout ce que je sais faire c’est raconter cette histoire. Cela devrait suffire. » Et cela suffisait. Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires.

      Cité par Roberto Juarroz. Poésie et réalité. 1987

      Anonyme (Texte de la tradition hassidique) : Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires

    • Max Jacob : Je garde dans la solitude

      Je garde dans la solitude
      comme un pressentiment de toi.
      Tu viens ! et le ciel se déploie,
      la forêt, l’océan reculent.

      Tous deux le soleil nous désigne
      par-dessus la ville et les toits
      les fenêtres renvoient ses lignes
      les fleurs éclatent comme des voix.

      Lorsque ton jardin nous reçoit,
      ta maison prend un air étrange :
      comme un reflet, la véranda nous accueille,
      sourit et change.

      Les arbres ont de grands coups d’ailes
      derrière et devant les buissons.
      La vague, au loin, parallèle,
      se met à briller par frissons.

      Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

      Max Jacob : Je garde dans la solitude

    • Yannis Ritsos : Nudité du corps

      Une mer robuste,
      d’un bleu profond,
      t’a éclairé le visage.
      Chassés par le soleil,
      tous les morts.

      Les pêcheurs sont passés
      avec des paniers vides.
      La lune palpitait
      sur tes genoux.
      Rien ne séparait plus
      le vide de la plénitude.

      Le temps s’allonge,
      tu t’allonges.
      Ton image immobile
      sur le mur intérieur.

      Cette peur
      d’avoir oublié quelque chose
      que j’aurais dû prendre.
      Et la peur
      qu’une telle immensité
      ne connaisse une fin.

      Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

      Yannis Ritsos : Nudité du corps

    • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

      Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    • George Bellows — California Headlands (1917)

      George Bellows — California Headlands (1917)

    • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

      Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

      Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
      Et les tristes discours
      Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
      L’augmenteront toujours

      Le malheur de ta fille au tombeau descendue
      Par un commun trépas,
      Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
      Ne se retrouve pas ?

      Je sais de quels appas son enfance était pleine,
      Et n’ai pas entrepris,
      Injurieux ami, de soulager ta peine
      Avecque son mépris.

      Mais elle était du monde, où les plus belles choses
      Ont le pire destin ;
      Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
      L’espace d’un matin.

      Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
      Elle aurait obtenu
      D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
      Qu’en fût-il advenu?

      Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
      Elle eût eu plus d’accueil ?
      Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
      Et les vers du cercueil ?

      Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
      Ote l’âme du corps,
      L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
      Et ne suit point les morts…

      La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
      On a beau la prier,
      La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
      Et nous laisse crier.

      Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
      Est sujet à ses lois ;
      Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
      N’en défend point nos rois.

      De murmurer contre elle, et perdre patience,
      Il est mal à propos ;
      Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
      Qui nous met en repos.

      François de Malherbe. Poésies, 1599.

      François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

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    Une de La Gazette d'Amavero n°5 du 26 mai 2025