Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 493 artistes • 869 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
La prévision est difficile surtout lorsqu’elle concerne l’avenir


  • tu es

    tu es la tortue
    qui porte sur le dos
    une caverne noire
    d’angoisses et de préjugés

    le panneau rond
    qui trône aux carrefours
    pour afficher stop
    au lieu de dire go

    l’herbe molle
    courbée par la bise
    sans soupçonner
    qu’elle va mourir

    la limace collée
    à la poussière
    par l’inaction
    qui rêve de s’envoler

    la statue de bronze
    immortelle
    et admirée
    qui voudrait se gratter le nez

    le poisson bleu
    nageur béat
    au milieu des requins
    qui ne connait pas le ciel

    le vent invisible
    et prégnant
    qui ne se perçoit
    que lorsqu’il fait mal

    tu es l’imparfait
    de l’impuissance
    la plate inanité
    du désir inassouvi

    tu es l’humanité

    Texte de Luc Fayard

  • Amavero invente le mouvement perpétuel entre l’art et la poésie !

    Restons modestes !
    😌 🙏 🙇 🕯️

    Mais, c’est vrai, nous sommes très fiers des nouveaux voyages que nous vous proposons entre le mot, le texte et l’œuvre d’art. Des voyages sans fin, remplis de surprises et de découvertes…

    D

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    • 🎯 le Mot (environ 3 000 signifiants uniques dans les poèmes),
    • 🎯 le Mot-clé (environ 2 000 distincts dans les images),
    • 🎯 l’Art (1 500 œuvres)
    • 🎯 et la Poésie (500 poèmes)…

    Vous partez de n’importe lequel de ces ports pour vous embarquer vers n’importe lequel des autres puis vous repartez et la traversée peut durer éternellement…

    Avec les mots, vous aviez déjà les outils suivants 👉

    Puis récemment nous avons proposé un nouvel outil 👉

    Aujourd’hui, la boucle est bouclée, de la poésie à l’art et inversement, sans page nouvelle, uniquement avec un enrichissement des pages existantes :

    👉 quand vous lisez un poème seul (non illustré à l’origine), voici maintenant un petit bloc qui s’affiche en-dessous et vous propose une œuvre d’art en résonance : allez tester sur un poème au hasard pour voir le résultat…

    👉 quand vous affichez une œuvre d’art (sans texte à l’origine), voici maintenant une petite ligne en-dessous qui vous propose un titre de poème en résonance que vous pouvez allez visiter si vous voulez : allez tester sur une œuvre d’art au hasard et vous serez conquis(e).

    Et ainsi de suite… Les étapes changent à chaque traversée; nous vous proposons jusqu’à trois images par poème qui vous permettent de faire varier votre parcours.

    Bon voyage sur la mer de l’art et de la poésie avec les nouveaux bateaux Amavero !

    ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵

    PS: faites-nous part de vos commentaires et suggestions 📬 Contact

    Annexe technique : nos « inventions » ne résultent ni d’une prouesse ni d’un miracle, elles sont la conclusion d’un travail d’archiviste et de curateur poursuivi dans l’ombre depuis des mois pour associer chaque image d’art à 10 mots-clés les plus représentatifs de l’œuvre, 5 contextuels et 5 dans le registre du sensible et de l’émotion. Quant aux poèmes, il a fallu en extraire les mots les plus signifiants en imposant une fusion de mots selon des proximités sémantiques et le bon sens. Ensuite, les algorithmes ont fait le reste, dirigés par nous d’une main de fer ! L’IA nous a bien aidés dans ce travail mais on peut dire qu’on l’a formé en profondeur à l’analyse d’œuvres d’art et de poèmes. Au début, sur une nature morte, elle prenait une tablette de mur de cuisine avec des bouteilles pour l’horizon sur la mer avec des bateaux ! Il a fallu des centaines d’échanges pour en faire un bon analyste d’art sur les critères de base. Pour le texte, nous sommes passés par des étapes invraisemblables comme de lui expliquer comment on fait un tri sérieux sur des noms de famille, ce que l’IA ne sait pas faire en standard ! C’est ainsi que vous trouvez des sites soi-disant culturels qui affichent leurs listes d’auteurs ou d’artistes soigneusement triées… sur le prénom (comme le fait WordPress.com, notre hébergeur) ! Rassurez-vous, pas dans Amavero !… Voir les Index des Auteur(e)s et des Artistes.

  • Le mot, clé pour trouver un poème… en lien avec une œuvre d’art

    (Image IA)

    Pour trouver les poèmes uniquement (et pas les autres contenus d’Amavero) qui emploient un ou deux mots, utilisez la fonction de recherche ci-dessous

    Autres recherches possibles sur les mots :

    Mise à jour (mars 2026) :
    1/vous pouvez entrer deux mots pour affiner votre recherche et trouver les poèmes qui vous correspondent le mieux.
    2/ci-dessus, vous avez la liste des autres recherches possibles avec les mots de la poésie et leur liaison avec les œuvres d’art.
    3/si le duo de mots de poèmes a une duo équivalent dans les mots-clés des œuvres d’art vous voyez un lien pour afficher la galerie créée pour l’occasion
    Première publication : septembre 2025

    Premier mot (obligatoire)
    ET
    Deuxième mot (facultatif)
  • Zadok Ben-David – People I Saw but Never Met (2025)

    Zadok Ben-David – People I Saw but Never Met (2025) – installation au Forum culturel de Vila Nova de Cerveira (Portugal) de 9 000 personnages en acier inox peint et en aluminium, d’après des photos de l’auteur prises dans ses voyages.
  • Galerie Populaire (Mucem)

    Le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) de Marseille ayant malheureusement hérité de milliers d’objets du Musée d’Ethnographie, du Musée de l’Homme et du Musée des Arts et Traditions Populaires, a essayé d’en faire une exposition d’art. C’est raté ! Le résultat n’est pas de l’art, c’est autre chose, de pas forcément inintéressant, un fourre-tout, un bazar, où, certes, l’on peut se promener en prenant ses aises (l’aménagement intérieur du musée est très bien fait) mais, à être autant assailli de milliers d’objets mélangés, on finit par en perdre la tête. Le seul atout du Mucem, finalement, ce sont les vieux murs impeccablement restaurés du Fort Saint-Jean et ses jardins, qui trônent sur un emplacement incroyable avec une vue exceptionnelle vers la mer, Notre-Dame de la Garde et le Vieux Port. Les expositions, elles, ne sont pas à la hauteur du lieu, qu’elles soient permanentes ou temporaires. Voir une vraie guillotine à côté d’une affiche publicitaire de boucher (qui vaut le coup d’œil regardez bien les détails de l’habillement du boucher et de la charcutière), si c’était fait exprès, ce serait drôle. Mais je ne le crois pas… D’ailleurs, le musée non plus n’est pas sûr de lui : il a mis un point d’interrogation dans le titre de son expo : « Populaire? »…


Dernières publications d’art et de poésie

  • Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 8)

    Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 8)

  • John Wood et Paul Harrison : Headstand (1995) – vidéo performance

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 6)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 6)

  • Roberto Juarroz : Entre tu nombre y el mío (Entre ton nom et le mien)

    Entre tu nombre y el mío
    hay un labio que ha dejado la costumbre de nombrar.

    Entre la soledad y la compañía hay un gesto que no empieza en nadie y termina en todos.

    Entre la vida y la muerte hay unas plantas pisadas por donde nadie ha caminado nunca.

    Entre la voz que pasó y la que vendrá hay una forma callada de la voz en donde todo está de pie.

    Entre la mesa y el vacío hay une línea que es la mesa y el vacío por donde apenas puede caminar el poema.

    Entre el pensamiento y la sangre hay un breve relámpago en donde sobre un punto se sostiene el amor.

    Sobre esos bordes nadie puede ser mucho tiempo, pero tampoco dios, que es otro borde, puede ser dios mucho tiempo.

    Entre ton nom et le mien
    il y a une lèvre qui a perdu l’habitude de nommer.

    Entre la solitude et le monde il y a un geste qui ne commence en personne et se termine en tous.

    Entre la vie et la mort il y a des plantes foulées sur lesquelles personne n’a jamais marché.

    Entre la voix révolue et celle qui viendra il y a une forme silencieuse de la voix où tout est debout.

    Entre la table et le vide il y a une ligne qui est la table et le vide où peut à peine cheminer le poème.

    Entre la pensée et le sang il y a un éclair où sur un point l’amour s’appuie.

    Sur ces bords nul ne peut survivre longtemps, et dieu lui-même, qui est un autre bord, ne peut être dieu longtemps.

    Poésies verticalesI-4. 1958. Traduction de l’espagnol (Argentine) par Ferdinand Verhesen

    Roberto Juarroz : Entre tu nombre y el mío (Entre ton nom et le mien)

  • Anonyme (Texte de la tradition hassidique) : Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires

    Quand le grand rabbin Israël Baal Shem-Tov pensait qu’une menace se profilait contre le peuple juif, il avait coutume d’aller concentrer son esprit en un certain lieu du bois; là, il allumait un feu, récitait certaine prière et le miracle s’accomplissait : le danger était écarté.
    Plus tard, quand son disciple, le célèbre Maguid de Nezeritsch, devait implorer le ciel pour les mêmes raisons, il accourait au même endroit et disait : « Maître de l’Univers, écoute-moi. Je ne sais comment allumer le feu, mais je suis encore capable de réciter la prière. » Et le miracle s’accomplissait. Plus tard, le rabbin Mosh-Leib de Sassov allait également au bois pour sauver son peuple, et il disait : « Je ne sais comment allumer le feu, je ne connais pas la prière, mais je peux me placer à l’endroit propice et cela devrait suffire. » Et cela suffisait, et le miracle s’accomplissait. Ensuite, c’est au rabbin Israël de Rizsin qu’il revint d’éloigner la menace. Assis dans son fauteuil, la tête entre les mains, il parlait à Dieu en ces termes : « Je suis incapable d’allumer le feu, je ne connais pas la prière, je ne puis même pas trouver le lieu du bois. Tout ce que je sais faire c’est raconter cette histoire. Cela devrait suffire. » Et cela suffisait. Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires.

    Cité par Roberto Juarroz. Poésie et réalité. 1987

    Anonyme (Texte de la tradition hassidique) : Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025