Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Une femme qui assistait un vernissage d’une exposition de Picasso s’adressa au maître à propos d’un portrait qu’il avait fait de sa… Lire


  • Hamid Skif : Me voici

    Me voici étrange et revenu 
    aux sources du cuivre et des versets 
    je m’habille de ronces, d’éclairs, d’une froide lumière 
    jaillie de l’épée

    (suite…)

  • trois bambous (version poésique)

    trois longs bambous gris 
    hachurant la vue 
    sans rien occulter

    trois nuages ronds 
    transmués dans l’eau 
    en grosses meringues

    trois buissons groupés 
    révélant la chatte 
    enfouie dans ses pattes

    collines courbées
    s’offrant mollement
    à l’air du printemps

    terre et ciel jaloux
    du beau bleu de l’eau
    appelant la nuit

    tout va se voiler
    sauf le bonheur né
    de cette harmonie

    Teodroo Wolf-Ferrari – Paysage avec arbres (1920°


    Texte : Luc Fayard
    inspiré de : Landscape with trees (1908), de Teodoro Wolf Ferrari (1878-1945), tempera sur papier

    Version poésique: récitation de Luc Fayard, musique et violon de Chantal Hannes

     


  • il faudrait (1ère version illustrée par deux artistes classiques)

    il faudrait que le vent
    poussant les montagnes
    et les grands icebergs
    bâtisse le couloir
    d’un passage abrité

    il faudrait que la main
    saluant comme une feuille
    emporte la pensée
    en elle vers le ciel
    dans un grand tournoiement

    il faudrait qu’un sourire
    pose le bleu sur le gris
    venant calmer à point
    les ardeurs opiniâtres
    des accents aigus

    il faudrait étreindre les arbres
    pour que leur frémissement
    nous parcoure le corps
    nos pieds prenant racine
    dans l’histoire du monde

    il faudrait brûler les regrets
    dans un grand feu de joie
    pour que chaque crépitement
    signe une victoire nouvelle
    sur la fatalité

    il faudrait que nos doigts
    enfin rejoints créent
    l’invincible lumière
    empêchant la nuit
    d’étendre son manteau

    Ralph-Albert Blakelock – Moonlight Landscape (1888)
    Harriett Backet – Landscape from Foldalen (1894)


    Texte de Luc Fayard extrait du recueil toucher le bout de l’arc-en-ciel dont un texte a reçu le Diplôme d’Honneur – Concours Europoésie-Unicef 2023. Illustré ici par deux tableaux de paysage :  Landscape from Foldalen, d’Harriet Backer et Moonlight Landscape, de Ralph Albert Blakelock.
    Voir une autre mise en scène avec des œuvres d’art contemporain.

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art, Volume 2 : Art moderne et contemporain' par Luc Fayard, comprenant des illustrations d'œuvres d'art.
    Couverture du livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain » – Textes de Luc Fayard – Éditions Amavero – 2024

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 2 :
    Art moderne et contemporain
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2024
    COMMANDER LE LIVRE


  • les portes de la nuit (1ère version, illustrée par deux artistes modernes)

    les portes de la nuit
    sont prêtes à lever
    devant moi sans un bruit
    les voiles du secret

    le chemin qui m’emmène
    sans joie et sans allié
    enterrera mes peines
    tout sera oublié

    les vallées et les tourbes
    les secrets les non-dits
    la magicienne courbe
    graveuse d’interdit

    l’antique virtuose
    glissera sur la pente
    de la beauté des choses
    rendue évanescente

    sans gloire ni rameau
    dans mon lointain regard
    le silence des mots
    te dira qu’il est tard

    quand au son de mon deuil
    cerbère de l’oubli
    je franchirai le seuil
    des portes de la nuit

    je n’aurai qu’un regret
    n’avoir pas su te dire
    dans un dernier sourire
    à quel point je t’aimais

    Carlos Schwabe – La Mort et le fossoyeur (1885 aquarellé en 1900)
    Théodore Rousseau – Route dans la Forêt de Fontainebleau (1920)

    Texte de Luc Fayard – Sélectionné pour L’Anthologie de la Poésie – Prix Arthur Rimbaud 2024; illustré par le tableau de Carlos Schwabe et par  Route dans la forêt de Fontainebleau, de Théodore Rousseau


  • Partition de poésique : pensée errante

    Partition de poésique « pensée errante » (violon et texte)

    pensée errante © 2024 by Luc Fayard, Chantal Hannes, Éditions Amavero
    is licensed under CC BY-NC-SA

    Licence CC BY NC SA

    Voir autres partitions de musique.



Art et Poésie : dernières publications

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  • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

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  • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

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  • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

    LEAR
    Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
    You cataracts and hurricanoes, spout
    Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
    You sulphurous and thought-executing fires,
    Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
    Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
    Smite flat the thick rotundity o’ the world!
    Crack nature’s moulds, all germens spill at once
    That make ingrateful man!

    LEAR
    Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
    Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
    Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
    Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
    Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
    Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
    Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
    Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
    Qui font l’homme ingrat !

    Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

    William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

  • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

    Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

  • Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

    Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.

    C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.

    (1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.

    Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

  • Francis Ponge : Le Chêne (1942)

    Francis Ponge : Le Chêne (1942)

  • Octavio Paz : Source

    Parle laisse tomber une parole
    Bonjour j’ai dormi tout l’hiver et maintenant je me réveille
    Parle
    Une pirogue glisse vers la lumière
    Une parole légère avance à pleines voiles
    Le jour a la forme d’un fleuve
    Sur ses rives brillent les plumes de tes chants
    Douceur de l’eau dans l’herbe endormie
    Eau claire voyelles à boire
    Voyelles parures du front des chevilles
    Parle
    Touche la cime d’un silence heureux
    Et puis ouvre les ailes parle sans cesse
    Un visage oublié passe
    Tu passes toi-même allure de vent dans un champ de maïs
    L’enfance avec ses flèches son idole son figuier
    Romps les amarres passe avec la tour et le jardin
    Passent futur et passé
    L’heure déjà morte et l’heure à tuer
    Passent des éclairs qui portent dans leur bec des morceaux de temps encore vivant
    Volées de comètes qui se perdent dans mon front
    Parle
    Mouille les lèvres dans la pierre fendue qui jaillit inépuisable
    Plonge tes bras blancs dans l’eau féconde en prophéties imminentes

    Le Tournesol in Condition de nuage (1939-1955) in Liberté sur Parole, nrf/Poésie/Gallimard, 2014.
    Mexicain (1914-1998). Prix Nobel de littérature en 1990.

    Octavio Paz : Source

  • Camillo Innocenti : Nuit (1913)

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  • Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

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  • Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025