Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
quand j’irai au paradis je découvrirai ce pays sans murs ni frontières où tout s’habille de couleurs allègres les chemins et les arbres les fleurs et les nuages même les anges sont bariolés et dansent en riant ils me tendront la main pour me faire entrer dans la ronde large tourbillon de sourires et l’on tournera tellement que les couleurs se mêleront à nos âmes éthérées
Couverture du livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain » – Textes de Luc Fayard – Éditions Amavero – 2024
Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 2 : Art moderne et contemporain Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2024 COMMANDER LE LIVRE
si le cercle est brisé vais-je retourner sur mes pas ou bien bâtir une passerelle
si les bouts scindés se relient atteindrai-je mon départ ou bien les traces d’un nouvel envol
si je franchis les traits de couleurs verrai-je le ciel s’éclaircir ou bien la terre sombrer
si la foule se presse en chemin se tiendra-t-on vraiment la main ou bien marcherai-je isolé
si trois notes franchissent la mer entendrai-je une symphonie ou bien le solo du désespoir
si je respire longtemps sentirai-je une forme d’énergie ou bien l’impermanence
dans l’infini du vide le cercle ne dit rien me dit tout je ne suis rien je suis tou
Luc Fayard récite son poème la ronde des si accompagné au violon par la musique composée et interprétée par Chantal Hannes. Partition disponible sur la page « partitions de poésique » .
Texte: Luc Fayard inspiré par Cercle – Ascèse VIII, 2007- Série: « Silencieuse Coïncidence », de Fabienne Verdier, à qui j’ai demandé une autorisation de reproduction mais qui ne m’a pas répondu; alors, en attendant , je l’illustre avec Disques de Newton, de Frantisek Kupka (que j’aime aussi beaucoup !). Et puis finalement non ! Kupka n’est mort qu’en 1957 si je puis dire (donc moins de 70 ans). En finale, j’ai choisi Auguste Macke et son tableau de 1912. Ouf Mais si vous connaissez Fabienne Verdier, transmettez-lui ma supplique ! C’est quand même son tableau que je préfère…
méfiant toujours aux aguets le singe pourrait être un enfant animal qui se souvient de la souffrance prêt à vivre à tout prix malgré la jungle et le noir il ravale ses pleurs jamais tu n’oublieras ce regard aveugle pénétrant qui te broie l’âme et t’interroges qui es-tu donc vivant moitié mort qui n’ose parler de toi
Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture « Singe » de Virginie Truchot
La goutte perle Sur le front Sur la feuille Sur l’herbe Et parmi Tous les affronts La goutte sonde Les yeux L’écorce Un brin Par manque De force La goutte tombe De peur De saison De joie Elle se découvre Goutte ronde
Texte de Malla inspiré par la photographie de Poppy’AR, lu par Poppy’AR ; musique : source Adobe Stock ID ASLC-2DA30D11-5B4143E85A
cette plume appartenait à un geai des chênes qui l’a déposée une nuit devant chez moi pour que je la trouve au matin
deux centimètres de haut j’ai failli ne pas la voir depuis que je l’ai prise entre mes mains elle est entrée dans mon âme et ma vie a changé ma vision de la beauté mon symbolisme mon attention aux détails j’ai découvert le minusculement magnifique porteur d’envol et de légèreté de tournoiement aussi
mais il a fallu qu’un petit animal perde un attribut pour que je gagne en émotion
j’espère que cette plume n’est qu’une mue pas l’issue d’un combat un don pas une perte merci à l’oiseau qui m’a offert ce cadeau je lui promets qu’il portera ses fruits désormais mes mots seront ceux de sa liberté
Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z. Voir la version illustrée.
barré par l’envol des oiseaux blancs le trait de lumière décoiffe l’horizon la mer désertée ne vibre plus du vent qui tourmentait le destin des passants
il est temps de partir ailleurs où la peine serait douce à vivre
je marcherai sur les sentiers embrumés respirant le souffle des frondaisons l’âme pleine de tableaux de rêves et de souvenirs aux reliefs embellis
mais la pluie refroidira mon ardeur et le seul bruit de la nuit mon cœur
l’aube verra palpiter la rosée et parvenu au seuil de la maison j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond et la refermerai sur mon ombre passée
Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée
partir
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