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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • anges bariolés

    Sigrid M – Paradis

    quand j’irai au paradis
    je découvrirai ce pays
    sans murs ni frontières
    où tout s’habille
    de couleurs allègres
    les chemins et les arbres
    les fleurs et les nuages
    même les anges sont bariolés
    et dansent en riant
    ils me tendront la main
    pour me faire entrer
    dans la ronde large
    tourbillon de sourires
    et l’on tournera tellement
    que les couleurs se mêleront
    à nos âmes éthérées

    Texte : Luc Fayard inspiré de Paradis, de Sigrid M

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art, Volume 2 : Art moderne et contemporain' par Luc Fayard, comprenant des illustrations d'œuvres d'art.
    Couverture du livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain » – Textes de Luc Fayard – Éditions Amavero – 2024

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 2 :
    Art moderne et contemporain
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2024
    COMMANDER LE LIVRE


  • ronde des si (en version poésique)

    si le cercle est brisé
    vais-je retourner sur mes pas
    ou bien bâtir une passerelle

    si les bouts scindés se relient
    atteindrai-je mon départ
    ou bien les traces d’un nouvel envol

    si je franchis les traits de couleurs
    verrai-je le ciel s’éclaircir
    ou bien la terre sombrer

    si la foule se presse en chemin
    se tiendra-t-on vraiment la main
    ou bien marcherai-je isolé

    si trois notes franchissent la mer
    entendrai-je une symphonie
    ou bien le solo du désespoir

    si je respire longtemps
    sentirai-je une forme d’énergie
    ou bien l’impermanence

    dans l’infini du vide
    le cercle ne dit rien me dit tout
    je ne suis rien je suis tou


    Luc Fayard récite son poème la ronde des si accompagné au violon par la musique composée
    et interprétée par Chantal Hannes. Partition disponible sur la page « partitions de poésique » .

    Texte: Luc Fayard inspiré par
    Cercle – Ascèse VIII, 2007- Série: « Silencieuse Coïncidence », de Fabienne Verdier, à qui j’ai demandé une autorisation de reproduction mais qui ne m’a pas répondu; alors, en attendant , je l’illustre avec Disques de Newton, de Frantisek Kupka (que j’aime aussi beaucoup !).  Et puis finalement non ! Kupka n’est mort qu’en 1957 si je puis dire (donc moins de 70 ans).
    En finale, j’ai choisi Auguste Macke et son tableau de 1912.
    Ouf Mais si vous connaissez Fabienne Verdier, transmettez-lui ma supplique ! C’est quand même son tableau que je préfère…

    Voir cette version de mise en scène


  • enfant animal

    Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture « Singe » de Virginie Truchot


  • Quintessence

    La goutte perle
    Sur le front
    Sur la feuille
    Sur l’herbe
    Et parmi
    Tous les affronts
    La goutte sonde
    Les yeux
    L’écorce
    Un brin
    Par manque
    De force
    La goutte tombe
    De peur
    De saison
    De joie
    Elle se découvre
    Goutte ronde


    Texte de Malla inspiré par la photographie de Poppy’AR, lu par Poppy’AR ; musique : source Adobe Stock ID ASLC-2DA30D11-5B4143E85A


  • la vie la mer

    les nuages bas
    l’océan moutonne
    dans ses plis
    abolis
    pesant une tonne
    sous un ciel de glas

    plus envie de rien
    se laisser porter
    par le vent 
    le courant
    pour tout oublier
    sa vie son dessein

    c’est l’esprit éteint
    par la rêverie
    du remous
    qu’un corps mou
    dans l’obscure nuit
    dérive au matin

    mais toujours vivant
    le marin secoue
    son bateau
    sans un mot
    il reprend sa roue
    et son cap au vent

    ainsi va sa vie
    sillage de mer
    non tracé
    cœur lassé
    par le goût amer
    du temps asservi

    Charles-François Daubigny – Pleine mer, temps gris (1874)


    Texte de Luc Fayard inspiré de Pleine mer, temps gris de Charles-François Daubigny


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  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025