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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • chêne de bronze

    Giuseppe Penone – L’Arbre des Voyelles – Jardin des Tuileries de Paris (1999) – Sculpture – Photo Raymonde Consensous

    ci-git un chêne
    de bronze

    la neige tombe
    sur les Tuileries
    voyelles gelées
    et les passants muets
    qui passent dans le jardin français
    c’est janvier

    bientôt
    aux branches immobiles
    une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
    sibyllines voyelles
    voici l’if et le frêne
    le peuplier et l’aulne
    et l’autre chêne vert

    chêne aux veines d’airain
    tu demeures
    renversé
    dans l’été qui accable

    puis les chaises vides et le vent qui sibile
    les passants et les feuilles
    les voyelles tombées
    les châtaignes éclatées
    et ton tronc
    de novembre
    arrêté
    mordoré
    dans le jardin français

    Texte de Sylvie Dallloz, inspiré de L’Arbre des voyelles, de Giuseppe Penone (dans le Jardin des Tuileries). Photo : Raymonde Contensous


  • grâce

    Joséphine Chardiny Truchon – Équilibre – sculpture

    grâce équilibre
    et presqu’un sourire
    quelles sont tes pensées
    jeune femme sereine
    assise elle rêve
    d’amour et d’amitié
    et se rappelle
    la peau douce de sa mère
    l’effluve d’un parfum
    la caresse sur l’épaule
    d’un ami qui s’en va
    et qui reviendra
    laissons-la rêver
    sans la déranger


    Texte de Luc Fayard inspiré par Équilibre, de Joséphine Chardiny Truchon


  • chêne de bronze

    ci-git un chêne
    de bronze

    la neige tombe
    sur les Tuileries
    voyelles gelées
    et les passants muets
    qui passent dans le jardin français
    c’est janvier

    bientôt
    aux branches immobiles
    une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
    sibyllines voyelles
    voici l’if et le frêne
    le peuplier et l’aulne
    et l’autre chêne vert

    chêne aux veines d’airain
    tu demeures
    renversé
    dans l’été qui accable

    puis les chaises vides et le vent qui sibile
    les passants et les feuilles
    les voyelles tombées
    les châtaignes éclatées
    et ton tronc
    de novembre
    arrêté
    mordoré
    dans le jardin français

    Texte de Sylvie Dallloz inspiré de : L’Arbre des voyelles,  de Giuseppe Penone
    (dans le Jardin des Tuileries). Voir version illustrée.


  • La nuit et la lumière

    La nuit aime la lumière, elle y voit ses bijoux,
    Avant que le jour ne les lui vole, les étoiles sont ses perles.
    Le ciel n’est pas sur nos têtes, il est tout autour,
    La terre flotte dans un grand vide,
    La terre flotte dans un grand tour.
    Je suis un passager, à bord, je suis sa fourmi.
    Avant que le jour ne vienne,
    Je demeure anonyme, sans ombre et sans bruit.
    Je savoure sa rivière
    De lumière, attaché à son vide.

    Texte Alexis Amiotte inspiré par l’affiche Emocions de Caroline Pageaud, à voir dans Galerie Amavero

  • La nuit et la lumière

    Caroline Pageaud -Emocions – affiche

    La nuit aime la lumière, elle y voit ses bijoux,
    Avant que le jour ne les lui vole, les étoiles sont ses perles.
    Le ciel n’est pas sur nos têtes, il est tout autour,
    La terre flotte dans un grand vide,
    La terre flotte dans un grand tour.
    Je suis un passager, à bord, je suis sa fourmi.
    Avant que le jour ne vienne,
    Je demeure anonyme, sans ombre et sans bruit.
    Je savoure sa rivière
    De lumière, attaché à son vide.


    Texte d’Alexis Amiotte, inspiré de l’affiche Emocions, de Caroline Pageaud, réalisée pour le documentaire éponyme de Silvia Jordan Cuadradas.


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  • lexique

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  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025