Texte de Luc Fayard, inspiré par Yellow Square, de Brice Marden
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Texte de Luc Fayard, inspiré par Yellow Square, de Brice Marden
Extirpé des archives InfoTekArt, ce petit son d’il y a 6 ans : je n’ai pas souvent été interviewé à la radio sur ma poésie. Alors je vous ressors avec frisson ce grand moment où Mathilde Munos (qui fut mon assistante sur BFM 10 ans avant!) m’interroge à 6h du matin sur mon recueil de poésie « Amavero ». A la fin, je réussis quand même à placer mon couplet sur l’écriture poétique, la seule, la vraie..
Mon interview à propos de mon recueil de poésie Amavero, ce matin sur France-Inter, dans « Déjà debout », par Mathilde Munos. J’essaie de dire que la poésie est un langage direct, universel, moderne, sans pub, ni marketing, ni arrière-pensée…
parution initiale dans InfoTekArt: 25 septembre 2019
Ce texte est issu d’un cours dispensé par Luc Fayard en 2005 à l’Université Paris-Dauphine. Bien qu’antérieur à l’explosion des réseaux sociaux, il garde une pertinence surprenante. Dans un monde saturé de signes et d’écrans, il offre des repères précieux pour maîtriser l’information, la penser, la lire, l’écrire, la transmettre.
Extrait de l’introduction :
« L’information est une prothèse. Elle nous rend plus efficaces mais elle nous déforme si nous ne la comprenons pas. Apprendre à lire activement, à formuler clairement, à trier le bruit du sens : voilà ce que propose ce cours, simple et exigeant à la fois. »
Il ne s’agit pas ici de nostalgie, mais d’utilité.
Ce cours est un manuel de lucidité dans un monde de confusion douce.
Il s’adresse autant à l’étudiant qu’au professionnel, au citoyen, à l’écrivain, au lecteur.
Relire ce texte aujourd’hui, c’est redonner à l’attention, à la clarté et à la lenteur leur juste valeur.
👉 Cliquez ci-dessous pour télécharger “Maîtriser son information” (PDF)

Cet article humoristique sur les travers des rois de la tech a exactement dix ans aujourd’hui! Hélas, l’heure n’est plus à l’humour car d’autres, encore plus nocifs, se sont mêlés à la bagarre. Mais que fait le peuple?…
Dans le ciel, règne Dieu. Sur terre, règnent les Monarques. Entre les deux, dans le Cyberespace, règne Dictateur Gafa, fruit bâtard de grandes familles tour à tour alliées et ennemies. Chacune protège son territoire et convoite celui des autres, comme dans Game of Thrones : Google, à qui on est obligé de poser une question par jour ; Amazon, à qui on est obligé d’acheter un produit par jour ; Facebook, à qui on est obligé d’envoyer un message par jour; et enfin Apple, qui n’oblige à rien mais qui voudrait bien.

Il est là monstrueux démesuré
debout par miracle
Dans un maelström de particules
Raide et impassible
dans ce magma coloré
Poursuivi par ce spectre grimaçant
qui se cache à lui et veux l’engloutir
Inconscient, il marche
et va vers son destin
Dans un tourbillon d’électrons dorés
dont la beauté adoucira la fin
Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie

J’aimerais que mes pensées se libèrent
J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.
Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
Texte écrit en Atelier de poésie
Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
La blancheur lactique de tes bras
Tes bras qui faisaient
Comme des branches
Me rendaient extatique, enfant soudain,
Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
Quand nous dansions
Et que tu m’entrainais
De tes bras pratiques,
Des branches lactiques, extatiques
Cette mémoire me fait défaut désormais
Seul cet océan nouveau me fait peur
Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
Cent et onze années ont passé
Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
Est la preuve même de ton existence
Car tout recto a son verso
Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

Une première fois, elle saute
Par la fenêtre ouverte
Elle tombe et se relève
Elle remonte aussitôt
Et se jette à nouveau
Cette fois, elle tombe plus fort
Et se relève en sang
Pourtant, elle y retourne
Avec une obstination morbide
Elle se jette dans le vide
Heurte durement le sol
La tête la première
Un silence angoissant puis
Elle se relève
Part en courant
On dirait une possédée, une folle
Mais elle est bien vivante
Cette métaphore est violente
Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
C’est la maternité
Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

L’amère flamme ruisselant
l’oxyde fragile boisé
flot argenté du jour
dormant dans la vaste nuit
Fleure fœtus hermaphrodite
Des aromates sauvages
sont replongés en ma sève
Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève
