1 391 artistes • 745 auteurs
publiés dans Amavero

Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • galop

    Alexia Rouaud – Galop

    les gens me voient à l’aise
    sur mon coursier mille volts
    ils croient facile
    de garder la fesse en l’air
    au galop
    s’ils savaient
    je suis en équilibre instable
    sur le point de tomber
    à tout moment
    pour me casser
    en mille morceaux
    je dirige mon cheval
    d’un bout de mollet
    et de quelques doigts
    un métier de fou
    mais quand on gagne

    Texte de Luc Fayard inspiré par Galop, d’Alexia Rouaud


  • camaïeu

    Sylvie Verkos – Primevères

    camaïeu de couleurs
    qui se répondent
    sur la table les murs
    dans le vase
    dans le jeu d’ombres
    et de lumière
    un dialogue se crée
    tout est vivant
    la nature
    n’est pas morte
     
     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Primevères, de Sylvie Verkos


  • rhinocéros

    Capucine Minot – Bandia

    rencontrer un rhinocéros
    en dehors d’un zoo
    ça n’arrive pas tous les jours
    alors profitons-en
    mais la discussion n’est pas simple
    regard biaisé
    front doublement cornu
    tête baissée
    les grognements font peur
    l’animal pense à sa survie
    et se moque des mondanités
    on se parlera
    un autre jour

    Texte de Luc Fayard inspiré par Bandia, de Capucine Minot


  • réglages

    Claude Monet – Régate à Argenteuil (1874)

    toutes voiles dehors
    les voiliers d’Argenteuil
    régatent par petit temps
    l’eau est noire de monde
    on tire sur les bouts
    on règle les voiles au plus fin
    on essaie de tenir son cap
    malgré les courants
    et les sautes d’humeur
    d’une brise un peu molle
    difficile à saisir
    le plan d’eau n’est pas si large
    il faut y faire sa place
    mieux vaut être devant
    qu’au milieu de la noria
    tout à l’heure le gagnant
    lèvera sa coupe
    au milieu des vivats
    et l’on repartira chez soi
    avec un bon souvenir de plus

    Texte de Luc Fayard inspiré par Régate à Argenteuil, de Claude Monet


  • virer de bord

    Gustave Caillebotte – Voiliers à Argenteuil (1898)

    voiliers en bois
    à la coque bien peinte
    au pont verni avec soin
    aux voiles blanches
    impeccables
    la voile en rivière
    est un art
    il faut virer de bord
    souvent
    profiter des petits courants
    calculer son heure de retour
    il faut avoir le temps
    quand on est marin
    d’eau douce

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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Dernières publications d’art et de poésie

  • Comme je laissais derrière moi

    Comme je laissais derrière moi

  • Il est là monstrueux

    Il est là monstrueux démesuré
    debout par miracle
    Dans un maelström de particules
    Raide et impassible
    dans ce magma coloré
    Poursuivi par ce spectre grimaçant
    qui se cache à lui et veux l’engloutir
    Inconscient, il marche
    et va vers son destin
    Dans un tourbillon d’électrons dorés
    dont la beauté adoucira la fin

    Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie

    Il est là monstrueux

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  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

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    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025