Je ne sais pas si c’est l’amour
mais c’est comme un grand feu qui brûle
dans la nuit, et qui éclaire tout,
et qui fait mal, et qui console.
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Je ne sais pas si c’est l’amour
mais c’est comme un grand feu qui brûle
dans la nuit, et qui éclaire tout,
et qui fait mal, et qui console.
Un poème de Luc Fayard illustré par 10 artistes contemporains





silence et nuit
soudés entrelacés
nulle place pour les mots
comme si tout était dit
pensées paroles
balayées d’un vent tiède
qui serpente et passe
sans laisser de traces
ni de souvenirs
la brume aurait pu s’inviter
dans les sentiers sombres
une pluie éparse
aurait pu zébrer l’air
mais cela n’aurait rien changé
come rain or come shine
il faut avancer dans le noir
écouter les craquements
des frondaisons branlantes
tout au long du chemin
les pas crissant
sur les feuilles sèches
feront sursauter
les animaux de la forêt
jusqu’au point de l’aurore
qui gommera les rêves
éblouis de lumière





Texte de Luc Fayard illustré par 10 artistes contemporains choisis dans Nicole’s Museum
You may write me down in history
With your bitter, twisted lies
You may trod me in the very dirt
But still, like dust, I’ll rise.
Vous pouvez me rabaisser pour l’histoire
Avec vos mensonges amers et tordus,
Vous pouvez me traîner dans la boue
Mais comme la poussière, je m’élève encore,
Readman Prud’homme (Camille) : C’est au printemps que je tombe
c’est au printemps que je tombe, quand il n’y a nulle part pour le sombre, ni le ciel ni les conversations. dans l’illusion des choses qui s’adoucissent, je vois plutôt les duretés qui perdurent, et ce qui ne me concerne pas me chavire.
j’ai vu des gens qui portaient des uniformes humiliants et d’autres à qui on criait des bêtises, j’ai vu des gens qui venaient de perdre leur amour et d’autres leur candeur et bien que ces drames nétaient pas les miens, ils mont renversée.
le reste de l’année ce que je croise ne m’assaille pas toujours, mais au printemps on croirait qu’il n’y a plus de seuil entre ce que je suis et ce qui m’entoure.
alors quand sortir devient hasardeux – quand sortir porte la promesse de nouvelles cruautés – je reste chez moi et j’attends en pensant aux villes assiégées.
Camille Readman Prud’homme. quand je ne dis rien je pense encore (2021)







