Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Nouvelle bonne pioche dans les archives d’Infotekart. Une vision de l’entreprise un peu différente de l’image idyllique que tentent de nous donner certains thuriféraires du management moderne. Où l’on voit que simplement garder sa place pour éviter d’être sur les « listes » est un travail de tous les jours. Je ne renie aucune de ces lignes et regrette simplement de ne pas en avoir fait un livre qui raconte plus en détail la réalité vécue : l’entreprise est d’abord et avant tout une source de profit pour les actionnaires (voir ma définition dans Dictionnaire impertinent des branchés), c’est tout. Tout le reste est mensonge et marketing (pléonasme).
Dans la lignée de la sélection des meilleurs articles piochés dans les archives d’InfoTekArt, voici un collector : mon interview vidéo de Raymond Kurzweil, génial inventeur (voir son wikipedia) où il parle de l’intelligence artificielle dont il fait son sujet principal. C’était il y a 14 ans, en novembre 2011 ! Ces quelques années d’avance sur le commun des mortels, en a-t-il vraiment profité depuis qu’il a rejoint Google en 2012 comme directeur de l’ingénierie ? Son projet d’ebook universel Blio a capoté. Il a contribué à Smart Reply, fonctionnalité IA de Gmail et lancé le projet Kona pour doter l’IA d’un langage équivalent au langage humain. Mais on attendait peut-être mieux de lui… Il est connu aussi pour être un tenant de la singularité, le moment où l’IA dépassera l’homme (prévu selon lui en 2045) et pour avoir décidé se faire cryogéniser à sa mort (avec plein de nanorobots partout) pour être ressuscité au bon moment en homme bionique en pleine forme. Un vrai fan du transhumanisme ! Dans mon interview vidéo ci-dessous, je le trouve plutôt raisonnable, voire passionnant !.
Mon texte de l’époque : « Ray Kurzweil est une des plus grandes figures de l’informatique mondiale. Inventeur et futurologue, il est à l’origine de nombreuses innovations (scanner à plat, OCR, reconnaissance de la parole, musique synthétique); auteur de nombreux livres – dont le dernier « The singularity is new » – il prédit l’avenir proche d’un homme bionique, mi-homme, mi-robot, et d’une intelligence artificielle égalant et dépassant celle de l’homme. Une interview vidéo webtv exclusive (en anglais) réalisée par le journaliste indépendant Luc Fayard, dans le cadre de l’Université du Système d’information (USI 2011), un évènement Octo Technology.»
Conclusion de l’interview de Ray Kurzweil et mise à jour juin 2025
Ray Kurzweil a compris avant tout le monde l’importance de l’IA (intelligence artificielle) mais il n’a peut-être pas trouvé les terrains d’application qu’il aurait voulu ! Est-il bridé par Google ? Peut-être va-t-on quand même entendre parler de lui.? Sur Amavero, on utilise l’IA essentiellement comme assistant documentaire dans la recherche d’œuvres d’art susceptibles d’illustrer un poème, ou comme dessinateur: voir Poèmes illustrés par l’IA
Si tu lèves la tête vers un tableau qui t’emporte dans ses rêves, tu oublies soudain le reste et, pendant des heures, tu te perds dans sa contemplation qui aura duré en réalité une minute ou deux. C’est ainsi que tu réalises la relativité du temps. Si, en plongeant dans un poème, ses vers composent une musique douce à ton âme, c’est que tu es sorti du temps linéaire pour entrer dans l’espace multidimensionnel des émotions. Quand tu contemples une mer de nuages reliant la terre au ciel, tel le voyageur de Caspar David Friedrich en haut de sa montagne, c’est dans la beauté du paysage que tu visualises l’infini de l’espace et du temps. Quand les yeux, le visage, la lumière et les courbes d’un corps te donnent un coup de poing, c’est que la beauté est entrée dans ta mémoire en remontant ton passé jusqu’à l’enfance comme les madeleines de Proust. Ce que fait la beauté à l’homme, c’est qu’elle s’impose à lui sans sa volonté. Il ne consomme plus, il s’oublie face à l’impermanence. Ce que la beauté crée de différent dans l’homme, c’est qu’elle modifie sa relation au monde en le sortant de la raison et de l’histoire, car elle n’est plus faite d’objets temporels mais de liens. La beauté est résonance. La beauté est l’antidote du zapping. Voilà pourquoi elle est résolument moderne. En reliant tous les arts, Amavero se consacre à la beauté.
Peter Paul Rubens – Portrait de Nikolas (1619) – crayon noir et rouge sur papierAlbrecht Dürer – Portait de Barbara Dürer (1514) – crayon sur papier
PS: Je me souviens qu’Ernst Hans Gombrich, dans son inégalable et intemporelle Histoire de l’art, pour illustrer le questionnement de la beauté, comparait le portrait par Rubens de son fils Nikolas avec celui par Dürer de sa vieille mère Barbara : qui est le plus beau ?
« Le beau est toujours bizarre. »
Charles Baudelaire. Article « Salon de 1859 », publié dans la revue L’Artiste.
« La beauté, c’est l’éternité qui se regarde dans un miroir. Mais vous êtes l’éternité et vous êtes le miroir. »
Khalil Gibran. Le Prophète (1923)
« N’est-il pas aussi impossible de raisonner avec la mort que de peser la terre ou l’âme de la beauté? »
Jim Harrison. Légendes d’automne (1979)
« Ce qui fait la beauté, ce n’est pas la forme parfaite, mais le surgissement fragile. »
Georges Didi-Huberman. La survivance des lucioles (2009)
Du fin fond des archives d’InfoTekArt, le blog de l’économie et du numérique, qui a été intégré à Amavero, je vous ressortirai régulièrement des pépites comme ce film que j’exhume pour vous et que j’avais présenté à l’époque sans commentaires. L’avantage avec l’infini, c’est que ca ne vieillit pas !
je voudrais savoir pourquoi les chemises s’abiment toujours à la pointe du col en premier où sont mes clés et ma deuxième chaussette quelle est la distance entre deux gouttes de pluie pourquoi les lapins et les lièvres ne forniquent pas ensemble comme les cochons et les sangliers de quelle couleur sont les couleurs après la mort par quelles vibrations télépathiques d’emblée cet inconnu m’est antipathique pourquoi cette fille me retient dans sa façon de pencher la têter d’où viennent les mots que j’écris et ces pensées terribles ou tristes pourquoi on aime ses enfants et pas ses parents pourquoi mon téléphone est encore tombé par terre comment on se débrouille pour assembler des pavés monter un mur couder des tuyaux réparer un moteur pourquoi je ne parle pas toutes les langues je ne joue pas du piano je ne cours pas le marathon
je voudrais savoir si je serai le dernier à mourir de ceux que j’aime qui a dessiné les panneaux de signalisation le parquet de Versailles la maison que j’aime quels esprits les ont inspirés pour qu’ils viennent me visiter
je voudrais savoir la taille au micron près de l’amour du bonheur de la tristesse de l’ennui du courage mais aussi de la poésie de l’imagination du sourire
je voudrais savoir quelle fille j’étais dans une vie antérieure quel animal je serai dans ma vie future salamandre frelon lièvre fourmi sûrement pas faut pas rêver
je voudrais savoir dessiner les rêves et l’amour
je voudrais savoir qui je suis
Gobal Dagnogo – Vache qui rit (2024)Jean-Claude Vernier – Ella n°3Iouri Albert – Je ne suis pas Jasper Johns (1980)
Texte de Luc Fayard illustré par des artistes contemporains
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