par temps de brouillard
au large
ou à l’abord des cotes
l’œil étant handicapé
l’oreille prend le relais
la brume en mer
c’est d’abord des sons
la corne pour dire attention
la cloche sur la bouée
ou à l’entrée du port
quand il ne voit rien
le marin craint les sirènes
ensorcelantes d’Ulysse
ou les monstres marins
Charybde et Scylla
alors il chante
pour dire à la mer
qu’il n’est pas encore mort
les chants de marin
sont depuis toujours
des paravents de la peur
Texte de Luc Fayard inspiré par Le Chalut dans la brume, d’Hélène Benayoun



















