Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Citation Amavero du jour
Le syndrome de Vasco de Gama, je le décris ainsi: en face de quelque chose qui est trop profondément nouveau, tellement nouveau qu’il est… Lire


  • Maîtriser son information – Cours donné à l’Université Paris-Dauphine (2005)

    Ce texte est issu d’un cours dispensé par Luc Fayard en 2005 à l’Université Paris-Dauphine. Bien qu’antérieur à l’explosion des réseaux sociaux, il garde une pertinence surprenante. Dans un monde saturé de signes et d’écrans, il offre des repères précieux pour maîtriser l’information, la penser, la lire, l’écrire, la transmettre.

    image IA

    Extrait de l’introduction :

    « L’information est une prothèse. Elle nous rend plus efficaces mais elle nous déforme si nous ne la comprenons pas. Apprendre à lire activement, à formuler clairement, à trier le bruit du sens : voilà ce que propose ce cours, simple et exigeant à la fois. »

    Pourquoi le relire aujourd’hui ?

    Il ne s’agit pas ici de nostalgie, mais d’utilité.
    Ce cours est un manuel de lucidité dans un monde de confusion douce.
    Il s’adresse autant à l’étudiant qu’au professionnel, au citoyen, à l’écrivain, au lecteur.

    Relire ce texte aujourd’hui, c’est redonner à l’attention, à la clarté et à la lenteur leur juste valeur.

    👉 Cliquez ci-dessous pour télécharger “Maîtriser son information” (PDF)


  • Il était une fois Dictateur Gafa : Histoire du Monde Moderne pour les Nuls

    Les as de la tech se prennent pour des rois

    Cet article humoristique sur les travers des rois de la tech a exactement dix ans aujourd’hui! Hélas, l’heure n’est plus à l’humour car d’autres, encore plus nocifs, se sont mêlés à la bagarre. Mais que fait le peuple?…

    Dans le ciel, règne Dieu. Sur terre, règnent les Monarques. Entre les deux, dans le Cyberespace, règne Dictateur Gafa, fruit bâtard de grandes familles tour à tour alliées et ennemies. Chacune protège son territoire et convoite celui des autres, comme dans Game of Thrones : Google, à qui on est obligé de poser une question par jour ; Amazon, à qui on est obligé d’acheter un produit par jour ; Facebook, à qui on est obligé d’envoyer un message par jour; et enfin Apple, qui n’oblige à rien mais qui voudrait bien.

    (suite…)

  • Qu’est-ce que l’information ?

    Petite pépite exhumée des archives InfoTekArt : la définition mathématique de l’information qui nous emporte vers des concepts insoupçonnés

    Equation mathématique représentant la définition de l'information selon l'entropie, avec H, p_i et logarithme en base 2.

    « La quantité d’information dans un message est inversement proportionnelle à la probabilité d’apparition de ce message. »

    Ce n’est pas moi qui le dit mais Claude Shannon, l’inventeur en 1949 de la seule grande théorie de l’information, celle qui a créé le bit et donné naissance à l’informatique.
    Si je sais à l’avance ce que tu vas me dire, il n’y a pas d’info! C’est pas beau?
    Shannon a même trouvé la formule (ci-dessus) en calculant l’entropie ou logon.
    L’entropie exprimée en bits est égale à moins la somme des probabilités des diverses éventualités possibles multipliées par le logarithme de base 2 de ces probabilités.
    Exemple : si je tire à pile ou face, la probabilité p de pile (comme celle de face) est de ½, l’entropie H sera :
    H = – (1/2 log ½) + (1/2 log ½ ) = – 2 (1/2 log ½ ) = – log ½ = 1 bit.
    Le bit est donc tout simplement la quantité d’information qui émerge dans la réponse « oui » ou « non » à une question ; d’où la naissance de l’informatique qui adore ce genre de réponse par oui ou par non, par 0 ou 1 : dans tel circuit, dans tel composant, le courant passe ou ne passe pas. Un point , c’est tout.
    On peut aller très loin dans la réflexion intellectuelle par la succession de réponses en oui ou non…

    première publication : 24 novembre 2004 (un des premiers articles d’InfoTekArt!)


  • Dix conseils pour survivre au travail

    Bouddha boudeur

    Nouvelle bonne pioche dans les archives d’Infotekart. Une vision de l’entreprise un peu différente de l’image idyllique que tentent de nous donner certains thuriféraires du management moderne. Où l’on voit que simplement garder sa place pour éviter d’être sur les « listes » est un travail de tous les jours. Je ne renie aucune de ces lignes et regrette simplement de ne pas en avoir fait un livre qui raconte plus en détail la réalité vécue : l’entreprise est d’abord et avant tout une source de profit pour les actionnaires (voir ma définition dans Dictionnaire impertinent des branchés), c’est tout. Tout le reste est mensonge et marketing (pléonasme).

    (suite…)

    Pages : 1 2


  • VIDÉO : Ray Kurzweil parle d’intelligence artificielle – interview exclusive (2011)

    Dans la lignée de la sélection des meilleurs articles piochés dans les archives d’InfoTekArt, voici un collector : mon interview vidéo de Raymond Kurzweil, génial inventeur (voir son wikipedia) où il parle de l’intelligence artificielle dont il fait son sujet principal. C’était il y a 14 ans, en novembre 2011 ! Ces quelques années d’avance sur le commun des mortels, en a-t-il vraiment profité depuis qu’il a rejoint Google en 2012 comme directeur de l’ingénierie ? Son projet d’ebook universel Blio a capoté. Il a contribué à Smart Reply, fonctionnalité IA de Gmail et lancé le projet Kona pour doter l’IA d’un langage équivalent au langage humain. Mais on attendait peut-être mieux de lui… Il est connu aussi pour être un tenant de la singularité, le moment où l’IA dépassera l’homme (prévu selon lui en 2045) et pour avoir décidé se faire cryogéniser à sa mort (avec plein de nanorobots partout) pour être ressuscité au bon moment en homme bionique en pleine forme. Un vrai fan du transhumanisme ! Dans mon interview vidéo ci-dessous, je le trouve plutôt raisonnable, voire passionnant !.

    Mon texte de l’époque : « Ray Kurzweil est une des plus grandes figures de l’informatique mondiale. Inventeur et futurologue, il est à l’origine de nombreuses innovations (scanner à plat, OCR, reconnaissance de la parole, musique synthétique); auteur de nombreux livres – dont le dernier « The singularity is new » – il prédit l’avenir proche d’un homme bionique, mi-homme, mi-robot, et d’une intelligence artificielle égalant et dépassant celle de l’homme. Une interview vidéo webtv exclusive (en anglais) réalisée par le journaliste indépendant Luc Fayard, dans le cadre de l’Université du Système d’information (USI 2011), un évènement Octo Technology.»

    Conclusion de l’interview de Ray Kurzweil et mise à jour juin 2025

    Ray Kurzweil a compris avant tout le monde l’importance de l’IA (intelligence artificielle) mais il n’a peut-être pas trouvé les terrains d’application qu’il aurait voulu ! Est-il bridé par Google ? Peut-être va-t-on quand même entendre parler de lui.? Sur Amavero, on utilise l’IA essentiellement comme assistant documentaire dans la recherche d’œuvres d’art susceptibles d’illustrer un poème, ou comme dessinateur: voir Poèmes illustrés par l’IA

    première publication : 14 novembre 2011


Dernières publications d’art et de poésie

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

    Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025