Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Nous ne savons pas où la révolution virtuelle nous entraîne, nous savons seulement que là ou nous arriverons, nous n’aurons pas assez de… Lire


  • uniforme

    Hélène Benayoun – Sortie d’école

    l’uniforme est rouge
    comme le soleil
    ou la terre
    de certains pays
    les bleus mer et ciel
    se croisent et s’épaulent
    les arbres sont rectilignes
    comme des murs d’école
    dehors tout est droit
    dans les cœurs
    tout est rond

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sortie d’école, par Hélène Benayoun


  • écrin

    Dary Jullien – Sans Titre (diptyque)

    la montagne est écrin
    tremplin de mise en valeur
    pour tous ses éléments
    la fleur y est plus colorée
    l’herbe plus grasse
    la pente des toits plus abrupte
    les lignes de perspectives
    se chevauchent comme des croquis
    l’âme humaine y est fière
    le vent hurleur sait se calmer
    et la fumée des cheminées
    raconte des histoires d’amitié

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sans Titre (diptyque), de Dary Julien


  • frisson

    Carine Cheval – Les Commères

    c’est quand l’eau de la mer
    mouille le haut de ta cuisse
    que le frisson te prend
    les épaules se dressent
    les coudes se serrent
    le plaisir attend
    de surmonter ce moment
    tu écartes doucement
    l’eau de tes doigts
    comme pour la tester
    bientôt tu plongeras c’est sûr
    mais pas tout de suite

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Commères, de Carine Cheval


  • orange

    Carole Melmoux – Les Oranges

    ce n’est pas la pomme
    qui tenta l’homme
    mais l’orange
    elle a tout pour elle
    la forme si douce
    la couleur si vive
    et cet admirable goût
    amer et sucré
    posez-là sur la table
    tout s’éclipse
    plus rien n’existe
    le reste n’est que prétexte
    elle est le centre du monde
    on a l’orange à la bouche

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Oranges, par Carole Melmoux

    Voir la Galerie des duos poème-art, œuvre par œuvre

    Voir nos trois autres galeries : Art contemporain (œuvre seule), Art moderne (œuvre seule), Art ancien et art classique (œuvre seule)


  • même allure

    Tiphaine de Belenet – Vers Taouz

    l’homme et l’animal
    marchent d’une même allure
    plus rapide qu’on ne croit
    ombres mêlées
    sur la ligne de crête
    le désert reconnaitra les siens
    quand arrivera-t-on
    un quart d’heure une heure ou deux
    disent les berbères
    les yeux éclairés d’un sourire
    profond et bleu
    venu de la nuit des temps

    Texte de Luc Fayard inspiré par Vers Taouz, par Tiphaine de Belenet


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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025