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Citation Amavero du jour
Ce qui est simple est faux, ce qui est compliqué est inutile


  • Nostalgie du blues 1930 et des dessins de Robert Crumb

    📂 Sélection des archives Infotekart

    Dans les archives d’InfoTekArt, quelques pépites indémodables, comme celle-ci qui parle du blues des années 30 et des formidables cartoons de Robert Crumb, qui vit en France maintenant

    Robert Crumb a croqué tous les musiciens blues, jazz et country qu’il aimait : je l’ai retrouvé dans ce bouquin extraordinaire:

    R. Crumb: Héros du blues, du jazz et de la country

    qui comprend un CD avec des enregistrements des années 1930.
    C’est le type qui a créé Fritz The Cat ,et  la fameuse image reproduite sur des millions de tee-shirts « Keep on Trucking »,  ou encore la pochette de l’album Cheap Thrills de Big Brother & The Holding Co. (avec Janis Joplin).

    Illustration of colorful characters walking energetically with the phrase 'Keep on Truckin'' written above.

    Lire cet excellent dossier de Singulart sur Robert Crumb

    Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir en grand une belle planche des dessins de R.Crumb (tirée de son livre) 👇

    Couverture d'un livre par R. Crumb intitulé 'Héros du blues, du jazz et de la country', illustrant un homme noir jouant de la guitare avec un fond jaune.
    Couverture de l'album "Cheap Thrills" de Big Brother & The Holding Company, illustrée avec des dessins colorés et des bulles de dialogue. Les titres de chansons sont affichés autour d'une image centrale, accompagnés d'illustrations caricaturales représentant des personnages et des scènes de la contre-culture des années 1960.
    Collage of illustrated cards featuring early jazz musicians, showcasing portraits and names of artists like Son House, Duke Ellington, and Memphis Minnie.

    En cadeau, je vous offre

    « I Got Mine » de Frank Stokes

    dont le jeu de guitare préfigure Bob Dylan. C’est sa photo de pochette de disque qui a inspiré la couverture de la BD (en haut).

    Écoutez ce blues de 1928 !

    (sur mon serveur Infomaniak, sans pub, ce n’est pas Youtube!)
    source

    Portrait sepia d'un homme jouant de la guitare, vêtu d'une chemise blanche et d'un chapeau, avec le texte 'The Best Of FRANK STOKES' en haut.

    Quant à Robert Crumb, il vit en France maintenant depuis 1991. J’aimerais bien boire un verre avec lui.
    Au fait, l’éditeur de ce type de blues, allez le visiter:  www.yazoorecords.com.

    première publication dans Infotekart : 4 mai 2008


  • Félix Fénéon : De M. Degas (1886)

    Critique d’art, Félix Fénéon se promenait dans les expositions et disait tout le bien qu’il pensait des nouveaux impressionnistes, dans un style inimitable. Extraits.

    Edgar Degas – Le Tub (1886) – pastel sur carton
    Edgar Degas – Femme à la bassine (1886)
    Edgar Degas – La Toilette (1884-1886)

    De M. Degas.

    Des femmes emplissent de leur accroupissement cucurbitant la coque des tubs : l’une, le menton à la poitrine, se râpe la nuque; l’autre, en une torsion qui la fait virante, le bras collé au dos, d’une éponge qui mousse se travaille les régions coccygiennes.

    Une anguleuse échine se tend; des avant-bras, dégageant des seins en virgouleuses(1), plongent verticalement entre des jambes pour mouiller une débarbouilloire dans l’eau d’un tub où des pieds trempent.

    S’abattent une chevelure sur des épaules, un buste sur des hanches, un ventre sur des cuisses, des membres sur leurs jointures, et cette maritorne (2), vue du plafond; debout sur son lit, mains plaquées aux fesses, semble une série de cylindres, renflés un peu, qui s’emboîtent.

    De front, agenouillée, les cuisses disjointes, la tête inclinée sur la flaccidité (3) du torse, une fille s’essuie.

    Et c’est dans d’obscures chambres d’hôtel meublé, dans d’étroits réduits que ces corps aux riches patines, ces corps talés (4) par les noces, les couches et les maladies, se décortiquent ou s’étirent.

    Mais voici du plein air. Une baigneuse de rivière, dans des verdures, remet sa chemise qui plane, ballonnante sur des bras s’arquant haut. Trois villageoises, bestiales et bien découplées, entrent dans une rivière et, le dos courbé, bombant l’énormité de croupes où le soleil s’écrase, ramant l’air de leurs bras simiesquement demi-tendus, s’avancent vers la grande eau, à laborieux pas; sur leurs mollets, un chien-loup halète.

    Dans l’œuvre de M. Degas — et de quel autre? – les peaux humaines vivent d’une vie expressive. Les lignes de ce cruel et sagace observateur élucident, à travers les difficultés de raccourcis follement elliptiques, la mécanique de tous les mouvements; d’un être qui bouge, elles n’enregistrent pas seulement le geste essentiel, mais ses plus minimes et lointaines répercussions myologiques (5) : d’où cette définitive unité de dessin. Art de réalisme et qui cependant ne procède pas d’une vision directe : dès qu’un être se sait observé, il perd sa naïve spontanéité de fonctionnement; M. Degas ne copie donc pas d’après nature il accumule sur un même sujet une multitude de croquis où son œuvre puisera une véracité irréfragable; jamais tableaux n’ont moins évoqué la pénible image du « modèle » qui « pose ».

    Sa couleur est d’une artificieuse et personnelle maîtrise; il l’extériorisera sur la bariolure turbulente des jockeys, sur les rubans et les lèvres des ballerines; aujourd’hui il la manifeste par des effets étouffés et comme latents, dont le prétexte est pris au roux d’une tignasse, aux plis violâtres d’un linge mouillé, au rose d’une mante pendue, aux irisations acrobatiques roulant au cirque d’une cuvette.

    Extraits de Œuvres, Les impressionnistes en 1886, 8e exposition impressionniste du 15 mai au 15 juin, rue Laffitte, 1

    (1) en poire (2) femme malpropre (3) état de ce qui est flasque (4) endommagés (5) relatifs aux muscles


  • Angèle Paoli : Ces femmes la tête dans les étoiles

    📂 Sélection des archives Infotekart

    A InfoTekArt, j’ai eu la chance d’avoir quelques auteur(e)s externes qui se sont proposé(e)s pour un article ou une critique de livre. Je republie avec plaisir cette note détaillée d’Angèle Paoli sur l’astronomie au féminin.

    Yaël Nazé est l’auteur de nombreux ouvrages dont le plus récent, L’astronomie au féminin, vient d’être publié chez Vuibert en mars 2006.

    (suite…)

    Pages : 1 2


  • Pierre Goudiaby : Monument de la Renaissance Africaine – Dakar (2010)

    Pierre Goudiaby : Monument de la Renaissance Africaine – Dakar (2010) – hauteur : 52m

  • Francis-John McComas : Sky (1906)

    Francis John McComas – Sky (1906)


Art et Poésie : dernières publications

  • Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

    Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.

    C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.

    (1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.

    Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

  • Francis Ponge : Le Chêne (1942)

    Francis Ponge : Le Chêne (1942)

  • Octavio Paz : Source

    Parle laisse tomber une parole
    Bonjour j’ai dormi tout l’hiver et maintenant je me réveille
    Parle
    Une pirogue glisse vers la lumière
    Une parole légère avance à pleines voiles
    Le jour a la forme d’un fleuve
    Sur ses rives brillent les plumes de tes chants
    Douceur de l’eau dans l’herbe endormie
    Eau claire voyelles à boire
    Voyelles parures du front des chevilles
    Parle
    Touche la cime d’un silence heureux
    Et puis ouvre les ailes parle sans cesse
    Un visage oublié passe
    Tu passes toi-même allure de vent dans un champ de maïs
    L’enfance avec ses flèches son idole son figuier
    Romps les amarres passe avec la tour et le jardin
    Passent futur et passé
    L’heure déjà morte et l’heure à tuer
    Passent des éclairs qui portent dans leur bec des morceaux de temps encore vivant
    Volées de comètes qui se perdent dans mon front
    Parle
    Mouille les lèvres dans la pierre fendue qui jaillit inépuisable
    Plonge tes bras blancs dans l’eau féconde en prophéties imminentes

    Le Tournesol in Condition de nuage (1939-1955) in Liberté sur Parole, nrf/Poésie/Gallimard, 2014.
    Mexicain (1914-1998). Prix Nobel de littérature en 1990.

    Octavio Paz : Source

  • Camillo Innocenti : Nuit (1913)

    Camillo Innocenti : Nuit (1913)

  • Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

    Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

  • Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

    Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

  • Pablo Neruda : Entrada à a la madera / Entrée dans le bois (1935)

    Con mi razón apenas, con mis dedos,
    con lentas aguas lentas inundadas,
    caigo al imperio de los nomeolvides,
    a una tenaz atmósfera de luto,
    a una olvidada sala decaída,
    a un racimo de tréboles amargos.

    Caigo en la sombra, en medio
    de destruidas cosas,
    y miro arañas, y apaciento bosques
    de secretas maderas inconclusas,
    y ando entre húmedas fibras arrancadas
    al vivo ser de substancia y silencio.

    Dulce materia, oh rosa de alas secas,
    en mi hundimiento tus pétalos subo
    con pies pesados de roja fatiga,
    y en tu catedral dura me arrodillo
    golpeándome los labios con un ángel.

    Es que soy yo ante tu color de mundo,
    ante tus pálidas espadas muertas,
    ante tus corazones reunidos,
    ante tu silenciosa multitud.

    Soy yo ante tu ola de olores muriendo,
    envueltos en otoño y resistencia:
    soy yo emprendiendo un viaje funerario
    entre tus cicatrices amarillas:
    soy yo con mis lamentos sin origen,
    sin alimentos, desvelado, solo,
    entrando oscurecidos corredores,
    llegando a tu materia misteriosa.

    Veo moverse tus corrientes secas,
    veo crecer manos interrumpidas,
    oigo tus vegetales oceánicos
    crujir de noche y furia sacudidos,
    y siento morir hojas hacia adentro,
    incorporando materiales verdes
    a tu inmovilidad desamparada.

    Poros, vetas, círculos de dulzura,
    peso, temperatura silenciosa,
    flechas pegadas a tu alma caída,
    seres dormidos en tu boca espesa,
    polvo de dulce pulpa consumida,
    ceniza llena de apagadas almas,
    venid a mi, a mi sueño sin medida,
    caed en mi alcoba en que la noche cae
    y cae sin cesar como agua rota,
    y a vuestra vida, a vuestra muerte asidme,
    a vuestros materiales sometidos,
    a vuestras muertas palomas neutrales,
    y hagamos fuego, y silencio, y sonido,
    y ardamos, y callemos, y campanas.

    Avec ma seule raison, avec mes doigts,
    avec de lentes eaux lentes inondées,
    je tombe au royaume des myosotis,
    à une tenace atmosphère de deuil,
    à une salle oubliée, déchue,
    à une grappe de trèfles amers.

    Je tombe dans l’ombre, au milieu
    de choses détruites,
    et je regarde des araignées, et je broute des forêts
    de bois secret, secret,
    et je marche parmi des fibres mouillées
    vécues par le cœur vivant de la sève et du silence.

    Matière douce, ô rose de branches sèches,
    dans mes larmes je m’enfonce dans ton sol
    avec des pieds lourds d’une rouge fatigue,
    et dans ta cathédrale dure je m’agenouille
    en me frappant les lèvres avec un ange.

    C’est que c’est moi devant ta couleur de monde,
    devant tes pâles épées mortes,
    devant tes cœurs réunis,
    devant ta silencieuse multitude.

    C’est moi entreprenant un voyage funéraire
    parmi tes cicatrices jaunes :
    c’est moi avec mes lamentos sans origine,
    sans aliments, éveillé, seul,
    entrant dans des couloirs obscurcis,
    arrivant à ta matière mystérieuse.

    Je vois se mouvoir tes courants secs,
    je vois grandir des mains interrompues,
    j’entends tes végétaux océaniques
    crisser de nuit et de fureur secoués,
    et je sens mourir des feuilles vers l’intérieur,
    incorporant des matières vertes
    à ton immobilité désemparée.

    Pores, veines, cercles de douceur,
    poids, température silencieuse,
    flèches collées à ton âme déchue,
    êtres endormis dans ta bouche épaisse,
    poussière de douce moelle consumée,
    cendre pleine d’âmes éteintes,
    venez à moi, à mon rêve démesuré,
    tombez dans mon alcôve où la nuit tombe
    et tombe sans cesse comme une eau brisée,
    et à votre vie, à votre mort agrippez-moi,
    à vos matériaux soumis, à vos inutiles colombes mortes,
    et faisons feu, et silence, et son,
    et flambons, et silence, et carillon.

    (1904-1973). Residencia en la Tierra. Ediciones del Árbo, 1935
    Traduction de Guy Suarès (sauf pour le mot « crujir » remplacé par Luc Fayard par le mot « crisser »)

    Pablo Neruda : Entrada à a la madera / Entrée dans le bois (1935)

  • Mary Oliver : When I Am Among the Trees – Quand je suis parmi les arbres (2006)

    Mary Oliver : When I Am Among the Trees – Quand je suis parmi les arbres (2006)

  • Philippe Jaccottet : L’Ignorant (1957)

    Plus je vieillis et plus je croîs en ignorance,
    plus j’ai vécu, moins je possède et moins je règne.
    Tout ce que j’ai, c’est un espace tour à tour
    enneigé ou brillant, mais jamais habité.
    Où est le donateur, le guide, le gardien?
    Je me tiens dans ma chambre et d’abord je me tais
    (le silence entre en serviteur mettre un peu d’ordre),
    et j’attends qu’un à un les mensonges s’écartent :
    que reste-t-il? que reste-t-il à ce mourant
    qui l’empêche si bien de mourir?
    Quelle force
    le fait encor parler entre ses quatre murs?
    Pourrais-je le savoir, moi l’ignare et l’inquiet?
    Mais je l’entends vraiment qui parle, et sa parole
    pénètre avec le jour, encore que bien vague :
    « Comme le feu, l’amour n’établit sa clarté
    que sur la faute et la beauté des bois en cendres… ».

    (1925-2021). L’Ignorant. Gallimard, 1957

    Philippe Jaccottet : L’Ignorant (1957)

  • Gaston Balande : Lac de Côme (1930)

    Gaston Balande : Lac de Côme (1930)

  • Man Ray : Chevelure (1937)

    Man Ray : Chevelure (1937)

  • Mouloud Mammeri : La Fiancée du Soleil (1996)

    Le soir, avant de dormir, le roi et la reine s’attachaient par le pied au même anneau d’argent, ils roulaient une seule ceinture de brocart autour de leurs deux tailles, passaient le même foulard de soie autour de leurs deux cous, afin que, si quelqu’un venait lui enlever son épouse pendant son sommeil, le roi aussitôt s’éveillât.
    La nuit de leur arrivée, alors que le prince fatigué dormait dans la maison qu’ils avaient louée, Ali Demmo sortit doucement pour ne pas l’éveiller. Il parcourut la ville, arriva devant le palais, se fit indiquer la pièce où le roi et la reine avaient coutume de passer la nuit.
    Il fit la même chose le jour suivant mais, ayant pris soin de se munir d’une échelle de soie, il monta jusqu’à la chambre haute qu’on lui avait indiquée et, par la croisée, regarda: il vit les deux pieds du roi et de la reine engagés dans le même anneau, leurs tailles passées dans la même ceinture, leurs cous enroulés dans le même foulard.
    La troisième nuit, Ali Demmo prit avec lui l’échelle de soie, un poignard et monta jusqu’à la chambre à coucher, où il s’introduisit doucement. Il défit l’agrafe de l’anneau d’argent, coupa la ceinture de brocart; il allait enlever aussi le foulard de soie quand… le roi s’éveilla. Ali Demmo lui plongea aussitôt son poignard dans la poitrine et acheva de détacher le foulard. La reine, effrayée, allait crier. Ali Demmo lui appliqua la main sur la bouche.
    – Ne criez pas, lui dit-il, et ne craignez rien. Je suis venu vous sauver. Dites-moi seulement comment nous pourrons sortir, vous et moi, de ce palais.
    Fiancée du Soleil regarda Ali Demmo. Il n’avait pas l’air de lui en vouloir, malgré son poignard, et de toute façon c’était une chance à courir, car la tyrannie du roi lui pesait de plus en plus.
    – Tiens, dit-elle, voici les habits du roi mets-les et sauvons-nous. Quand nous arriverons aux portes, c’est moi qui parlerai aux gardes. Reste dans l’ombre, ils te prendront pour mon mari.

    ….

    Contes berbères de Kabylie. Myhologie. PKJ, 1996
    NDLR: poésie en prose brutale, la reine est ravie qu’on ait tué son mari…

    Mouloud Mammeri : La Fiancée du Soleil (1996)

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025