Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 430 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Mosaïque-7 avec 9 œuvres d’art contemporain


    Artistes cités (de gauche à droite)

    Jack McLaren, Petrona Viera, Jean-Paul Lemieux, John Nash, Theo Garve, Ino Tamayo, Lucas Samaras, Gillian Ayres, Roger Duvoisin


  • Marc Chagall : Paysage de Paris en bleu (1967)

    Marc Chagall – Paysage de Paris en bleu (1967)

  • Georges Braque : A tire d’aile (1956-1961)

    Georges Braque – À tire d’aile (1956-1961)

  • Roman Signer : Sculpture temporelle (1983)

    Performance faisant partie de la série « Sculpture temporelle » réalisée entre 1975 et 1989 par Roman Signer


  • inutiles mains

    Sculpture représentant deux énormes mains émergeant de l'eau, situées près d'un bâtiment à Venise, symbolisant un appel à l'aide ou une lutte contre la montée des eaux.
    Lorenzo Quinn – Support (2017) – sculpture à Venise

    quatre milliards d’années
    à construire la vie
    quelques décennies
    pour la détruire
    il est trop tard
    les mains ont beau
    surgir de l’eau
    magnifiques
    pour crier au secours
    et tenter de soutenir
    les murs branlants
    de notre aveuglement
    il est trop tard
    rentrez sous l’eau
    membres de l’espoir inutile
    cachez-vous
    laissez crouler le monde
    devenu fou
    Venise aussi mourra
    campagnes et villes
    se noieront
    ne faisant plus dans l’eau
    que de petits ronds
    s’amenuisant
    et nos enfants pleureront

    Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture « Support » de Lorenzo Quinn, à Venise (2017)


Dernières publications d’art et de poésie

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

    Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

  • Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

    Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025