Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • village de bord de mer

    Vue artistique d'une ruelle avec des maisons colorées, des fenêtres et des portes, créant une ambiance de curiosité et de vie cachée.
    Béatrice Aliamus – Les ruelles de Douarnenez

    on a envie d’aller
    au bout de la rue
    découvrir
    ce qui se cache
    au-delà des angles 
    tranchants
    des maisons pimpantes
    toucher derrière les portes
    et les fenêtres closes
    cette vie secrète
    et pourtant bien réelle
    derrière les portes
    et les fenêtres
    on sent la mer proche
    qui nous appelle
    on entend avec elle
    le cri rauque des mouettes
    et des goélands
    c’est une promenade sans fin
    égayée par les couleurs de la vie
    reflétées par les murs

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les ruelles de Douarnenez, de Béatrice Aliamus


  • recoins

    Betty Rosant – Immersion

    la forêt peuple la nuit
    de ses recoins
    ses secrets 
    ses pénombres
    quand la lumière traverse
    ce sanctuaire de mystères
    une autre vie commence
    dans un cycle sans fin
    mais vécu de l’intérieur
    chaque instant brillera
    comme un diamant

    Texte de Luc Fayard inspiré par Immersion, de Betty Rosant


  • port de pêche

    Jehanne Roesch – Soir d’été au Havre, vue de mon atelier

    la lumière est un filtre
    impressionniste
    posé sur le paysage
    on ne voit personne
    mais les activités se devinent
    le soir d’été a lâché son voile
    sur les hommes et la ville
    l’eau est partout
    devant derrière
    enserrant les maisons
    qui vivent d’elle
    la mer est une nourrice
    prégnante et fière

    Texte de Luc Fayard inspiré par Soir d’été au Havre, vue de mon atelier, de Jehanne Roesch


  • triptyque

    Faz Fazou – Kintsugi Sea

    naissance vie mort
    amour séparation tristesse
    rien n’est typique
    tout est triptyque
    entre noir et blanc
    toutes les nuances
    de la vie de la mort
    la vie long fil d’or
    sans commencement ni fin
    la mort partout présente
    sans cesse repoussée
    la vie qui éclaire la mort
    frontière entre l’avant et l’après

    Texte de Luc Fayard -, inspiré par Kintzugi Sea, de Faz Fazou


  • histoire de la mer

    Marie Leroy – Languedoc

    c’est l’histoire de la mer
    qui se dévoile devant nous
    des frégates de guerre
    d’hier et d’aujourd’hui
    c’est l’histoire des marins
    aux quatre coins du monde
    mais toujours chez eux
    sur le pont de leur bateau
    c’est l’histoire des pays lointains
    de leurs habitants
    des grands voyages
    des découvertes
    et toujours la même fin
    le retour au port

    Texte de Luc Fayard inspiré par Languedoc, de Marie Leroy

    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne


Dernières publications d’art et de poésie

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

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  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

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  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

  • Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

    Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025