Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 449 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • pilier du monde

    pureté des lignes romanes
    soulignées par la voûte gothique
    obscurité de l’église
    sublimée par la pierre granitée

    lieu de recueillement
    et de simplicité
    où chercher ses racines
    et le sens de la vie

    et tout à coup
    dans la quête profonde de l’intime
    une explosion de couleurs
    vraies primaires joyeuses
    projetées avec force
    par la lumière naturelle
    à travers ces vitraux sidérants
    d’un seul tenant
    aux formes simples elles aussi
    rappelant les lignes du pays
    et de l’île lacustre alentour

    richesse des sens et des émotions
    provoqués par ces couleurs
    et ces formes directes
    percutant l’âme sans filtre
    et pourtant créées parfois
    par d’habiles superpositions
    voulues par l’artiste
    et assemblées par le maître verrier

    l’art d’aujourd’hui
    dans la maison d’hier
    quelle vitalité
    quelle modernité
    rendues possibles
    par l’alliance historique
    de spiritualités authentiques

    ainsi dix siècles après
    renouant avec l’art
    l’église romane
    redevient ce qu’elle était

    un pilier du monde

    Texte de Luc Fayard inspiré par les vitraux de Geneviève Fourgnaud, à l’église de Viam . Réalisation : Didier Bourdeau, Ateliers Jaune d’Argent, technique du « fusing » (*)
    (*) fusing : fusion à haute température des pièces de verre, ce qui permet d’avoir des vitraux d’un seul tenant, sans lignes de plomb; des ajouts d’émaux et de poudres molles ou dures permettent les transformations des teintes vers le résultat souhaité.


  • Georg Tappert : Lady in a black hat and gloves (1910)

    Georg Tappert : Lady in a black hat and gloves (1910)

  • neige sur les toits

    Gustave Caillebotte – Vue de toits, dit aussi Toits sous la neige (1878)

    la neige est sur les toits
    dans l’air aussi
    léger filtre marbré
    posé sur le tableau
    les persiennes sont fermées
    les gens calfeutrés
    c’est bizarre
    il manque les volutes de fumée
    s’échappant en spirale
    des cheminées

    Texte de Luc Fayard inspiré par le tableau de Gustave Caillebotte « Toits sous la neige » où on se demande si on voit la neige tomber: la réponse est oui !

    Voir la Galerie des duos poème-art, œuvre par œuvre

    Voir nos trois autres galeries : Art contemporain (œuvre seule), Art moderne (œuvre seule), Art ancien et art classique (œuvre seule)


  • Jack Vettriano : The Singing Butler (1992)

    Jack Vettriano : The Singing Butler (1992)

    Merci à Yoyo Maeght (*) pour le signalement de cette œuvre.

    (*) https://yoyomaeght.com/


  • René Magritte : L’Empire des Lumières

    René Magritte – L’Empire des Lumières (1954)

    A ce jour (21 juillet 2025), le tableau surréaliste le plus cher du monde : 121,16 M$ (Christie’s, New York, 2024). Portant ce titre, il existe 17 huiles confirmées, ainsi que des gouaches et dessins, soit une vingtaine d’œuvres avérées s’appelant « L’Empire des Lumières » et attribuées à Magritte : vont-elles toutes se vendre au même prix?


Dernières publications d’art et de poésie

  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025