Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
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Citation Amavero du jour
L’art nait de contraintes et meurt de libertés.
Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni dit, en français, … (né le 6 mars 1475 au… Lire
couleur de la vie d’âme dolente teinte graduelle voleuse d’heures poussière de larmes et d’espoirs rancis palette enrichie de strates sensibles lente alchimie de la destruction destinée inexorable des abandons fatals comme si par avance la trace fardée du temps vouait tout à disparaître mais parfois de cette carnation rubigineuse de cette liane ensorcelée surgit le rouge sang d’un cœur qui bat comme une fleur plus belle qu’elle
Texte de Luc Fayard inspiré du tableau Accroche-toi de Benoît de Senneville – techniques mixtes, acrylique, collage, crayon
il faut marcher sous ces arbres sentir les parfums voler voir les couleurs s’épauler vibrer de cette vie multiple cette énergie pure faire le silence en soi ne plus être qu’un réceptacle calme des sons de la forêt ses bruissements légers comme du feutre à l’âme
Texte de Luc Fayard inspiré par le tableau Sous Bois à Berville de Sylvie Verkos .
Anonyme – Sans Titre (sur une partition d’Eugène Ketterer)
circulez y’a rien à voir balayez-moi tout ça notes futiles grinçantes phrases inutiles trébuchantes à quoi ça sert tout ça hein rien que du temps perdu
taisez-vous pas de sons pas de mots ne parlons même pas des dessins n’y pensez plus et d’ailleurs ne pensez plus ou plutôt ne pensez rien qu’on ne vous dise de penser c’est à peine si vous avez le droit de respirer
allez houste les mots les notes les dessins les croquis les pensées à la poubelle et qu’on retrouve enfin de belles pages blanches comme des plages sans touristes et sans parasols
et surtout vides vides débarrassées des parasites venus d’on ne sait où de derrière les mesures et les points d’exclamation armés de bécarres ou d’allégories les gueux
mais la nuit dans le noir ils viendront les parasites comme des rats affamés des serpents à sonnettes les sans papier les sans notes les sans mot ils se glisseront dans vos rues et pendant que vous dormirez ils fouilleront dans vos poubelles derrière vos murs et vos maisons pour repartir avec des trésors de sens et de beauté dont ils feront des étendards de toutes les couleurs armes de la victoire finale sur la fatalité
aux pages citoyens noircissez-les
Texte de Luc Fayard inspiré par l’actualité permanente de ce fabuleux dessin des balayeurs de notes , probablement sur une partition d’Eugène Ketterer, dessin dont je n’ai pu retrouver la source ; si vous l’avez, donnez-la moi s’il vous plait, J’ai horreur de publier sans sourcer. Merci.
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