Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 856 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
C’est l’imagination qui a enseigné à l’homme le sens moral  de la couleur, du contour, du son et du parfum.
…, Salon de 1859, Revue… Lire


  • Novalis : Hymnes à la nuit (extrait)

    Vers le bas je me tourne, vers la sainte, l’ineffable, la mystérieuse Nuit. Le monde est loin – sombré en un profond tombeau – déserte et solitaire est sa place. Dans les fibres de mon coeur souffle une profonde nostalgie. Je veux tomber en gouttes de rosée et me mêler à la cendre. – Lointains du souvenir, souhaits de la jeunesse, rêves de l’enfance, courtes joies et vains espoirs de toute une longue vie viennent en vêtements gris, comme des brouillards du soir après le coucher du soleil. La Lumière a planté ailleurs les pavillons de la joie. Ne doit-elle jamais revenir vers ses enfants qui l’attendent avec la foi de l’innocence ?
    Novalis, Hymnes à la nuit


  • O'Hara (Frank) : Ode To Joy

    We shall have everything we want and there’ll be no more dying
    on the pretty plains or in the supper clubs
    for our symbol we’ll acknowledge vulgar materialistic laughter
    over an insatiable sexual appetite

    Nous aurons tout ce que nous voulons et il n’y aura plus de mort
    sur les jolies plaines ou dans les clubs de souper
    pour notre symbole nous reconnaîtrons le rire vulgaire et matérialiste
    sur un appétit sexuel insatiable

    (suite…)

  • Dupin (Jacques) : La ligne de rupture

    Il s’en faut d’un effondrement, d’une dérive souveraine
    la surface du jeu, l’alternance et l’altération
    c’est la peau du dehors qui se retourne et nous absorbe
    analphabètes pour les feuilles, détachés de tout arriéré scintillant
    qu’on expulse de soi avec la tourbe, les viscères
    et les choses attisées, la nuit, et les hardes de couleurs
    la loupe asphyxie son maître, la fenêtre donne sur le talion

    (suite…)

  • Dupin (Jacques) : Proximité du murmure (extrait)


    Sorbes de la nuit d’été
    étoiles enfantines
    syllabes muettes du futur amour
    quand les flammes progressent de poutre en poutre sous nos toits
    exiguë
    la définition du ciel

    Jacques Dupin: extrait de Proximité du murmure utilisé par Joan Mitchell dans son tableau « Sorbes de la nuit d’été« 


  • Stevens (Wallace) : Domination of Black (Domination du Noir)

    At night, by the fire,
    The colors of the bushes
    And of the fallen leaves,
    Repeating themselves,
    Turned in the room,
    Like the leaves themselves
    Turning in the wind.

    La nuit, au coin du feu,
    Les couleurs des buissons
    Et des feuilles tombées,
    Se répétant elles-mêmes,
    Tournaient dans la chambre
    Comme les feuilles mêmes
    Tournent dans le vent.

    (suite…)

Dernières publications d’art et de poésie

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

  • La couleur grise

    La couleur grise

  • Dernière séance

    Dernière séance

  • Ernst-Ludwig Kirchner : Poules près de Bergdorf (1919-1920)

    Ernst-Ludwig Kirchner : Poules près de Bergdorf (1919-1920)

  • Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

    Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025