Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • pluie rouge

    la pluie rouge tomba sur la ville
    honteuse la mer partit se cacher
    emportant avec elle les poissons affolés
    les maisons blanches tremblaient de peur
    puis un cri vibrant jaillit de la cote
    déclamant aux gens perdus
    creusez loin cherchez au-delà de l’illusion
    née du cauchemar des hommes
    vivez le présent et ses cadeaux
    le sourire revint sur les quais
    et le monde finit par s’habituer
    à ces nouvelles couleurs
    qui rendaient la vie plus joyeuse

    Image Dall.e pour illustrer le poème « pluie rouge »


    Texte de Luc Fayard, illustré par l’IA


  • halo qui luit

    peu à peu la nuit se pare de noir et brume
    s’emmitouflant dans un manteau d’ouate infernale
    aux teintes bleuies de zinc rocher d’araignée
    l’horizon gris s’enterre dans un brouillard sale
    abritant un labyrinthe d’inimitiés
    le ciel en pleurs se lie à la terre qui fume 

    désemparée par ce règne nu
    où les couleurs de la vie se diluent
    l’âme gémit désorientée
    pleurant les mots refoulés
    les émotions perdues
    les sourires reclus
    les sentiers lumineux qui se sont éteints
    les paysages qu’elle n’aura jamais peints

    elle fait plus que pleurer serpillière
    elle se tord de douleur la sorcière
    s’arrachant des tonnes de vies ratées
    les murs de la nuit noire se recréent

    dans le froid sombre comme une pieuvre qui hurle
    où tout se tait
    où rien ne plait
    furtif un mouvement esquisse une virgule
    ridicule
    derrière son halo bleuté
    la lune tente une épopée
    incertaine

    uniforme trouée de grisaille ironique
    le cercle mal dessiné
    s’élève péniblement sur les hommes
    pour que l’âme s’accroche
    sans la moindre anicroche

    je discerne là-bas une lueur moirée
    cible vacillante qui ne veut pas mourir
    étendard de révolte à la fin du soupir
    que je pourrai enfin brandir pour espérer

    le halo qui luit met le holà à ma nuit

    Image Dall.e pour illustrer le poème « halo qui luit »


    Texte de Luc Fayard illustré par l’IA


  • nénuphars

    Hélène Legrand – Naissance

    il faut oser
    étudier le nénuphar
    et pourtant tout y est
    l’ambiance spéciale
    du glauque exotique
    les couleurs en camaïeu
    qui s’épaulent
    on entend la grenouille
    on devine la libellule
    on imagine la mare
    et ses environs
    et cette joyeuse humidité
    qui l’entoure

    Texte de Luc Fayard inspiré par Naissance, par Hélène Legrand


  • contes

    Isabelle Mestchersky – Sable marin 12

    dans un pays
    de montagne et d’eau
    vivaient des animaux étranges
    à moitié transparents
    doués de langage
    et d’émotion
    ils savaient dessiner
    sur les rochers de grès
    et racontaient des contes
    doux et colorés
    aux enfants curieux
    qui venaient se réchauffer
    près d’eux
    et quand la pluie tombait
    que l’orage grondait
    tous se terraient
    au coin du feu
    et la nuit de peuplait
    d’histoires et de chants

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sable marin 12, d’Isabelle Mestchersky


  • colonne

    Pierre-Auguste Renoir – Colonna Romano (1913)

    elle porte bien son nom
    la plantureuse colonna
    moderne décontractée
    habillée de bleu
    comme ses yeux
    qui voient bien plus loin
    qu’on imagine
    qui percent toute vanité
    avec elle
    il faut être simple et vrai
    peut-être alors
    vous gratifiera-t-elle
    d’un grand sourire
    venu de son cœur large

    Texte de Luc Fayard inspiré par Colonna Romano; De Pierre-Auguste Renoir


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  • Trois espaces

    Trois espaces

  • Elle était là dans le silence pluvieux

    Elle était là dans le silence pluvieux

  • Tu cours dans un espace fini

    Tu cours dans un espace fini
    Blanc fulgurant
    dans un océan de noirceur
    le feu a tout détruit
    mais toi tu portes l’espoir
    Franchiras-tu les limites
    de ce monde sinistre ?
    Détache-toi
    Envole-toi
    Brise le carcan
    Terrasse l’ombre
    et jette le fantôme
    qui veut t’enfermer

    Texte et calligramme de Baronne, inspiré par John Caple(2000) ;

    Tu cours dans un espace fini

  • Comme je laissais derrière moi

    Comme je laissais derrière moi

  • Il est là monstrueux

    Il est là monstrueux démesuré
    debout par miracle
    Dans un maelström de particules
    Raide et impassible
    dans ce magma coloré
    Poursuivi par ce spectre grimaçant
    qui se cache à lui et veux l’engloutir
    Inconscient, il marche
    et va vers son destin
    Dans un tourbillon d’électrons dorés
    dont la beauté adoucira la fin

    Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie

    Il est là monstrueux

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025