Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
L’important n’est pas de nager plus vite que le requin, l’important c’est de nager plus vite que l’autre nageur.
…, l’homme de l’ombre de… Lire
Hall


  • barques de pêche

    Claire de Langeron – Calella

    tirées sur la grève
    les larges barques
    au franc bord coloré
    se racontent furtivement
    leurs parties de pêches
    et de promenades
    pas le temps de se reposer
    bientôt elles repartiront
    à nouveau sur les flots
    comme chaque jour

    Texte de Luc Fayard inspiré par Calella, de Claire de Langeron


  • esquisse

    Hélène Benayoun – Petit matin sur le port

    parfois un bateau est juste
    une esquisse de forme
    un reflet dans l’eau
    la proue fière clame
    c’est moi la briseuse de flots
    la coque s’affiche
    comme un étendard
    cachant le carré cosy
    où le marin s’abrite
    les jours de mauvais temps

    Texte de Luc Fayard inspiré par Petit Matin sur le Port, par Hélène Benayoun


  • soupir

    Tiphaine de Belenet – Anse de Maldormé

    la cote se découpe avec fierté
    cachant des lieux secrets
    les vagues languissent
    ou s’abattent en furie
    l’horloge n’égrène pas ici
    les mêmes secondes qu’ailleurs
    la mer se fond à l’horizon
    les lignes s’entassent
    et fusionnent en mourant
    on dirait un soupir
    qui dégusterait son bonheur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Anse de Maldormé, de Tiphaine de Belenet


  • olivier

    Brigitte Cazenave – L’Olivier d’Opio

    l’olivier n’est pas
    qu’un arbre rabougri
    mainte fois taillé
    il peut être fort
    comme un chêne
    et dominer la plaine
    il est si vieux alors
    il en a vu 
    des merles le picorer
    des hommes le secouer
    aujourd’hui enfin stérile
    le centenaire apaisé
    profite de la vie

    Texte de Luc Fayard inspiré par L’Olivier d’Opio, de Brigitte Cazenave


  • chemins

    Marie-Line Dominique de Landrian – Ispahan

    chemins parallèles
    sur saisons renouvelées
    les couleurs de l’humeur
    sont des coulées de larmes
    et de joies mêlées
    drapeaux du monde
    mosaïque de nations
    voyages voyages
    aux nombreux arrêts
    avancées mouvements
    vers le haut
    vers l’avant
     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Ispahan, de Marie-Line Dominique de Landrian


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  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

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  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025