Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Il est plus facile de porter une coupe vide que celle qui est pleine à ras bord.
Dao De Jing, Le livre de la Voie et de Vertu, ch. IX (sur… Lire


  • entrer dans l’eau

    Alexia Rouaud – Dernier bain

    l’entrée dans l’eau de mer
    surtout quand elle est fraîche
    est un rituel très personnel
    on y va franchement
    ou bien en sautillant
    ici on plonge d’emblée
    là on s’accroupit
    c’est un défilé de gestes
    mimiques postures
    pour que s’accordent les fluides
    il y a tous les cris
    toutes les nages
    tous les âges
    le bain c’est la vie

    Texte de Luc Fayard inspiré par Dernier bain, d’Alexia Rouaud


  • envol

    Dary Jullien – L’Envol (2022)

    le souffle rauque du vent
    secouant fleurs et plantes
    le ruissellement crissant de l’eau
    sur la mousse feutrée des pierres
    un mini-cyclone
    dans un jardin secret
    des fils qui s’emmêlent
    en se tortillant
    et pour couronner le tout
    la lumière blanche
    support à l’envoûtement
    de ce fin tourbillon

    Texte de Luc Fayard inspiré par L’Envol, de Dary Jullien


  • ovale

    Sophie Pechère – Les Abysses (2023)

    galets huîtres glands
    formes ovales
    couleurs joyeuses
    tout est pêlemêle
    dehors dedans
    comme l’esprit à la fête
    les hypothèses de vie
    les promesses à tenir
    les chemins à choisir
    pour assembler au mieux
    les éclats du bonheur

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Les Abysses, de Sophie Pechère


  • quelque part

    Véronique Lévy-Scheimann – Somewhere

    sur la terre
    sur une autre planète
    quelque part
    dans l’univers
    existe un pays
    troué de lumière bleue
    où les rêves surnagent
    comme des échappées
    où les herbes se troublent
    par les pensées
    où le sol se vallonne
    de recoins secrets
    un pays qui m’appelle
    et que je ne puis rejoindre

    Texte de Luc Fayard inspiré par Somewhere, de Véronique Lévy Scheimann


  • sous les ponts

    A serene painting depicting a tree beside a stone staircase leading down to the Seine River, with a bridge in the background and muted colors, conveying a calm, reflective atmosphere.

    sous les ponts
    coule toujours la Seine
    et les amours racontent
    les mêmes histoires
    les quais symbolisent
    les soupirs des rencontres
    l’éternité de l’âme
    et les émotions du poète
    devant l’eau qui court
    emblème oxymore
    de la présence éphémère


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  • À l’ombre du figuier sauvage

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  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

    Où suis-je donc là ?

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  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025