Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Heureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière


  • arbre et mer

    Isabelle de Galzain – Pale du Penboc’h

    l’arbre aime le sel de la mer
    et le grain du sable
    qui lui mordillent les pieds
    il se nourrit
    du roulement des vagues
    et des clameurs de mouettes
    il étire ses branches
    le plus loin possible
    pour attirer les visiteurs
    dans son ombre tiède
    nourrie d’histoires tendres
    et de passions secrètes

    Texte de Luc Fayard inspiré par Plage du Penboc’h d’Isabelle de Galzain


  • serre

    Laurence Gancel – Balade dans les serres de Kew Garden

    étrange endroit
    la serre transparente
    où tout se crée
    dans la chaleur
    et l’humidité
    sous la lumière
    éclatante
    on y apprend
    le soin la patience
    on y cultive
    l’espoir
    l’attention
    et peu à peu
    tout renait

    Texte de Luc Fayard inspiré par Balade dans les serres de Kew Garden, par Laurence Gancel


  • elle joue la nuit

    elle joue
    et par la porte ouverte
    les notes du piano fuient
    je les regarde
    s’envoler dans la nuit
    danser là-haut
    sans anicroche
    sur un tempo lent
    où noire et croche
    caressent les nuages blancs

    elle joue
    et le temps s’arrête
    de respirer
    moi aussi
    la nuit est grave
    et la musique aiguë

    elle joue
    et ne sait pas
    sa grâce à elle
    pour moi
    tout ce qu’elle touche luit
    ses mains créent ma lumière
    chemin balisé dans la nuit

    elle joue
    et le vent profite d’un soupir
    pour pousser le sien
    moi aussi
    la musique et la nuit
    sœurs jumelles
    de l’attente

    elle joue
    et envoie ses notes
    en estafettes
    points d’interrogations
    titubant sans fin
    dans la nuit
    de ma tête étoilée

    elle joue
    et sa musique
    alanguit les étoiles
    une à une
    le ciel complice me sourit
    dans son halo
    de lune

    sans elle au piano
    la nuit
    ne serait plus jamais la même
    moi non plus
    ou je serais la nuit

    Image créée par Dall.e pour illustrer le poème « elle joue la nuit » de Luc Fayard

    Texte de Luc Fayard illustré par l’IA

     


  • métropolitain

    Claire de Langeron – Métropolitain

    c’est la lumière
    qui nous attend
    en haut des marches
    on sort de l’obscurité
    de la foule pressée
    et la tête levée
    on monte vers la vie
    le bruit joyeux
    la liberté d’aller
    où on veut
    sortir du métro
    c’est un peu
    aller au paradis

    Texte de Luc Fayard inspiré par Métropolitain, de Claire de Langeron


  • éveil

    Sandrine Jarrosson – La Vie est belle

    on peut errer
    longtemps
    dans le noir
    sans savoir
    qu’au fond de son être
    naissent déjà
    les nouveaux rayons
    de lumière
    un jour ce sera l’éveil
    les sens purifiés
    s’accorderont
    à la vibration
    d’un monde disponible
    et ce jour-là
    tout sera possible

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Vie est belle, de Sandrine Jarrosson.


Dernières publications d’art et de poésie

  • À l’ombre du figuier sauvage

    À l’ombre du figuier sauvage

  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

    Où suis-je donc là ?

  • Je crée des nuages artificiels

    Je crée des nuages artificiels

  • Rouge et noir de colère

    Rouge et noir de colère

  • Mauritz de Haas : Nocturne with Lighthouse (1880)

    Mauritz de Haas : Nocturne with Lighthouse (1880)

  • Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

    Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

  • Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

    Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

  • Maulpoix (Jean) : Adieu

    Maulpoix (Jean) : Adieu

  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025