Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Tout le monde savait que c’était impossible, jusqu’à ce qu’un imbécile qui l’ignore se présente et le fasse.
Anonyme , souvent attribué… Lire


  • Toscane (Lucien) : Noyé dans ses larmes

    Elle l’avait quitté. Submergé par son chagrin d’amour, il décida d’en finir. Allongé tout nu dans la baignoire, il pleura longtemps et mécaniquement. Les larmes jaillissaient en cascade, glissaient sur ses joues rouges comme des fourmis translucides. Il tenait la tête légèrement penchée pour qu’elles tombent plus vite au fond. Il y eut une flaque, qui devint grosse. L’eau monta. Elle couvrit ses orteils, s’insinua entre ses cuisses, dépassa ses genoux. Il pleurait encore et encore, versant des litres de regrets.
    L’eau montait toujours.

    Lorsqu’il fut entièrement recouvert, il s’apprêta à plonger.
    Hélas, après s’être vidé de toutes ses larmes, son corps ne pesait plus rien : il flottait désespérément sur l’eau, comme un corps mort de bateau. Vingt fois, il essaya de rester au fond, à chaque fois il remontait sans avoir eu le temps d’avaler la moindre gorgée. Au bout d’un moment, le jeu l’amusa et il se mit à rire, à rire, à rire, en ouvrant grand la bouche. L’eau lui envahit la gorge par surprise et l’étouffa. Il mourut dans un dernier hoquet avec un drôle de rictus.


  • désert marocain

    cailloux noirs tranchants 
    posés comme des sacrifices 
    sur cette terre secrète 
    chaude et grise 
    parsemée d’arbrisseaux vert brun 
    efflanqués et piquants 
    nourris du soleil infernal du désert
    autour des cirques longs 
    tout en haut 
    des montagnes de blocs et de poussière 
    te surveillent 
    et toi tu marches 
    sur la piste des chameaux 
    la tête vide et pleine 
    le corps fier et fatigué 
    et ton âme 
    un court instant 
    rêve d’éternité

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  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

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    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025