Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 411 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Si je devais partir

    Si je devais partir
    Seul
    Sur une île
    Avec toi
    Je verrai dans les reflets
    Du soleil
    Les océans bleutés
    Tissés sous les nuages
    Je toucherais
    Le rêve des poissons aimants
    Dans les grands fonds
    Dans les murmures des coquillages

    Si je devais partir, seul,
    Sur une île, avec toi,
    Les hippocampes
    Danseraient les sémaphores
    Encres des bleu ardoise
    Hippocampes des lunes
    Mage de sa flamme
    Neige aux processions éternelles
    Sous la coupe
    Du vin bleu des étoiles

    Si je devais partir
    Seul
    Sur une île
    Avec toi
    Nous accomplirons la langue
    Et le langage
    Nous accomplirons le ciel
    Dans des polymorphes
    À la nuit spongieuse des Gorgones
    Fille des vaisseaux
    D’argents
    Mystérieuses ondulations
    Des safrans
    Dans les amphores de lune.

    Ton ventre enfantera
    Le feu et les braises
    Levant sous le corail
    Les toiles vierges
    D’un Gauguin.
    Je t’y verrai


    Comme autant
    De cathédrales
    Comme les couleurs
    Du bon pain
    Comme le feu
    D’un maître danseur de l’opale.

    Si je devais partir, seul,
    Sur une île, avec toi,
    Nous contemplerons
    Le bruissement
    Des sables et des météores
    Dans la chapelle antique
    Fresques d’un mausolée
    Peignant l’aurore
    À l’Orphée d’un cierge
    À l’aube des couleurs

    Si je devais partir, seul,
    Sur une île, avec toi,
    Et que tu ne sois pas là
    Je te garderai
    À ma traversée
    Compas de mon linceul
    Je te garderai
    Sans implorer le vent
    Sans crainte
    Des eaux calmes
    Sans perdre aux naufrages
    La magie des fonds marins.

    Je te garderai
    Et mon île sera,
    À la volupté
    Des caresses de ton sein,
    Le lagon de ta chair
    Lune heureuse
    Lune à fond de cale
    D’une chaîne embrassant
    Sa plume
    Gardienne du temple
    D’Angkor
    Zéphyr d’une nuit sans lune
    Où ton page
    Offre à la couleur des vagues
    Les grappes de raisins
    Et la pourpre de ton pagne

    Texte de Fabrizio Di Carmine


  • Anonyme (2e s. av. J.-C., romain) : Fronton Memento Mori à Pompéi

    Mosaic artwork depicting a skull with a wheel, surrounded by various symbols such as a sword and a draped garment, set against a turquoise background.
    Art Romain (2e s. av. J.-C.) – Fronton Memento Mori à Pompéi

  • Vincent Van Gogh : Paysage enneigé (1888)

    Vincent Van Gogh : Paysage enneigé (1888)

  • Firmin Baes : Jeune femme de profil (1937)

    Firmin Baes – Jeune femme de profil (1937)

  • Galerie VERTIGE ( Vertigo, expo choc de Carmignac, Porquerolles, été 2025)

    Une quarantaine d’œuvres d’art contemporain réunies dans l’expo « Vertigo » par le commissaire Matthieu Poirier à la Fondation Carmignac (Île de Porquerolles, été 2025)

    La Fondation Carmignac (ïle de Porquerolles) a une collection permanente d’art contemporain et organise régulièrement des expos.

    Eté 2025 : sous le slogan « Vertigo » une série d’œuvres pour la plupart de grandes signatures pour célébrer les thèmes comme « Troubles, Flottements » ou encore « L’Horizon des Événements » ou « Le Seuil, le Mirage et l’Abime »…

    Bref on s’y perd, on s’y noie, on d’y délecte…

    Une des expos les plus envoûtantes que j’ai jamais visitées.

    Et bravo au commissaire Matthieu Poirier qui est à l’origine du choix des œuvres et a aidé à leur prêt.

    Visitez ma galerie ci-dessous.

    (suite…)

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Dernières publications d’art et de poésie

  • Elle était là dans le silence pluvieux

    Elle était là dans le silence pluvieux

  • Tu cours dans un espace fini

    Tu cours dans un espace fini
    Blanc fulgurant
    dans un océan de noirceur
    le feu a tout détruit
    mais toi tu portes l’espoir
    Franchiras-tu les limites
    de ce monde sinistre ?
    Détache-toi
    Envole-toi
    Brise le carcan
    Terrasse l’ombre
    et jette le fantôme
    qui veut t’enfermer

    Texte et calligramme de Baronne, inspiré par John Caple(2000) ;

    Tu cours dans un espace fini

  • Comme je laissais derrière moi

    Comme je laissais derrière moi

  • Il est là monstrueux

    Il est là monstrueux démesuré
    debout par miracle
    Dans un maelström de particules
    Raide et impassible
    dans ce magma coloré
    Poursuivi par ce spectre grimaçant
    qui se cache à lui et veux l’engloutir
    Inconscient, il marche
    et va vers son destin
    Dans un tourbillon d’électrons dorés
    dont la beauté adoucira la fin

    Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie

    Il est là monstrueux

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025