Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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  • Hans Hofmann : Orchestral Dominance in Yellow (1954)

    Hans Hofmann – Orchestral Dominance in Yellow (1954)

  • Art moderne : Congo The Chimp, Boronali l’âne et Evguénie Sokolov le pétomane s’en donnent à cœur joie

    Quand InfoTekArt parlait d’art, c’était parfois pour rire et ça faisait du bien. Extraits d’un article paru il y a 20 ans

    Je tombe sur une annonce de vente aux enchères de la maison Bonhams pour l’auteur Congo (mise à jour: on dit que trois tableaux ont été vendues pour 14 000 livres sterling) et cela me rappelle l’histoire de Boronali (lire plus loin la version de Roland Moreno) puis encore ce livre que j’avais adoré, Evguénie Sokolov, de Serge Gainsbourg : l’homme à la tête de chou raconte comment peignait Sokolov le pétomane, assis sur un siège à ressort, avec un pinceau dans les fesses….
    Voici pour votre culture les deux oeuvres : celle de Congo (le chimpanzé) « Untitled Abstract » et celle de Boronali (l’âne): « Coucher de soleil sur l’Adriatique« . Pas mal, non?
    ….
    ….

    Couverture du livre 'Evguénie Sokolov' de Serge Gainsbourg, avec une image de l'auteur pensif.
    Livre « Evguénie okolov » de Serge Gainsbourg
    Tableau « Universal Abstract » de Congo, le chimpanzé (1956-1959)
    L’âne Boronali – Coucher de soleil sur l’Adriatique (1910)

    Entrée solennelle d’un âne dans l’Histoire de l’Art

    [Extrait de Théorie du Bordel Ambiant, de Roland Moreno, Belfond, 1990]
    Le Festival d’automne de 1905 ayant fait connaître les premiers fauvistes (Matisse, Vlaminck, Marquet, Derain), certains commentaires plus désagréables que d’autres avaient pu être entendus : “barbouillages informes… jeux barbares… aberrations picturales… mauvaises plaisanteries… débauche orgiaque de couleurs, cauchemar, mystification”, et d’autres encore.
    À un aubergiste de ses voisins, Dorgelès emprunta son âne. Et, à la queue de celui-ci, il fixa un pinceau.
    Puis, dans le jardin montmartrois du farceur, commodément installé devant une table chargée de ca-rottes, d’épinards, de cigarettes, et, en présence d’un huissier, l’animal commença à se gorger de friandises et à remuer sa queue. Celle-ci frottait au passage contre une toile disposée par Dorgelès sur une chaise, à bonne hauteur. Toutes les dix minutes, le pinceau frotteur était autoritairement trempé dans un pot de couleur  différente.

    (suite…)

  • Marc Desgrandchamps, ou l’universalité de l’incertain

    Marc Desgrandchamps – Les Lettres (2021) © Marc Desgrandchamps – courtesy Galerie Lelong

    Depuis toujours, la peinture – comme la photographie ou la sculpture – cherche à figer le temps et l’espace : les artistes expriment ce désir de capturer l’instant, ce qui ne se voit pas, ce qu’ils sont les seuls à avoir vu dans un paysage, un visage, dans leur tête… Et tout leur travail consiste à matérialiser cette fugacité. Louis Aragon disait des tableaux de Paul Klee qu’il y avait vu le vent. Claude Monet voulait peindre l’air. Leur justification est que dans leur travail pour saisir l’instant, il y a une forme d’éternité.
    Marc Desgranchamps, lui, fait l’inverse : il multiplie le temps et l’espace sur ces tableaux, il crée une nouvelle dimension qui est celle de sa vision. Ce n’est pas l’instant qu’il chasse, c’est la sensation qui, par définition, est multiple, part dans toutes les directions. Son objectif n’est pas l’éternité

    mais au contraire le multi-temporel, dans une ambiance flottante, décentrée. Dans la lignée de Francis Bacon qui disait : « Je veux peindre la sensation de l’instant, non sa représentation. »

    Les artistes cherchent à reproduire la réalité dans une forme à leur manière. Les impressionnistes ou les cubistes reconstruisent avec des points ou des formes. Les abstraits vont peut-être plus loin en tentant de montrer une autre réalité. Marc Desgrandchamps, lui, ne vise pas le réel mais le rêve ou, plutôt, il mélange le rêve et la réalité. Il est plus .proche de nous en ce sens, qui sommes en permanence partagés entre le réel qui nous contraint et le désir qui nous fait vibrer. Son rêve n’est pas surréaliste, mais inquiet, traversé de mémoire, de discontinuité.

    La peinture classique s’est construite sur la perspective. Les cubistes ont essayé de la déconstruire mais elle était toujours là. Marc Desgrandchamps, lui, se moque des perspectives ou plutôt il joue habilement avec elles comme dans « Les Lettres » (2021), ses lignes partent vers le haut, vers le bas, la statue qui n’est pas une statue mais une silhouette regarde à gauche tandis qu’un trait noir s’échappe à droite, des arbres montent à la verticale tandis que le sommet des montagnes crée une ligne horizontale brisée. Pour lui le repère n’est pas dans la géométrie euclidienne mais dans la construction personnelle que le spectateur se fait de tous les éléments qu’il lui offre.

    Enfin, la forme a toujours eu un contenu dans l’art, du figuratif à l’abstrait. Chez Marc Desgranchamps, elle est fragmentaire, comme s’il superposait des strates de mémoire, elle est fantomatique, spectrale. Le corps est à la fois présent et absent, inachevé, transparent. Le spectateur pourrait y voir une métaphore de son identité mouvante. Et cette originalité de la forme va de pair chez Marc Desgrandchamps avec celle des médias utilisés, originaux, des lavis, des transparences, des superpositions.

    Dans son étrangeté de la stratification et du multi-temporel, le peintre atteint une forme rare d’universalité, celle de l’incertain.


  • prison

    Brice Marden – Yellow Square (2015) – Matthew Marks Gallery

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Yellow Square, de Brice Marden


  • Maurice de Vlaminck : Bateaux sur la Seine à Châtou (1906)

    Maurice de Vlaminck – Bateaux sur la Saine à Châtou (1906)

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    À l’ombre du figuier sauvage

  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

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  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025