Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Pour les économistes, tout a un prix mais rien n’a de valeur


  • camaïeu

    Sylvie Verkos – Primevères

    camaïeu de couleurs
    qui se répondent
    sur la table les murs
    dans le vase
    dans le jeu d’ombres
    et de lumière
    un dialogue se crée
    tout est vivant
    la nature
    n’est pas morte
     
     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Primevères, de Sylvie Verkos


  • rhinocéros

    Capucine Minot – Bandia

    rencontrer un rhinocéros
    en dehors d’un zoo
    ça n’arrive pas tous les jours
    alors profitons-en
    mais la discussion n’est pas simple
    regard biaisé
    front doublement cornu
    tête baissée
    les grognements font peur
    l’animal pense à sa survie
    et se moque des mondanités
    on se parlera
    un autre jour

    Texte de Luc Fayard inspiré par Bandia, de Capucine Minot


  • réglages

    Claude Monet – Régate à Argenteuil (1874)

    toutes voiles dehors
    les voiliers d’Argenteuil
    régatent par petit temps
    l’eau est noire de monde
    on tire sur les bouts
    on règle les voiles au plus fin
    on essaie de tenir son cap
    malgré les courants
    et les sautes d’humeur
    d’une brise un peu molle
    difficile à saisir
    le plan d’eau n’est pas si large
    il faut y faire sa place
    mieux vaut être devant
    qu’au milieu de la noria
    tout à l’heure le gagnant
    lèvera sa coupe
    au milieu des vivats
    et l’on repartira chez soi
    avec un bon souvenir de plus

    Texte de Luc Fayard inspiré par Régate à Argenteuil, de Claude Monet


  • virer de bord

    Gustave Caillebotte – Voiliers à Argenteuil (1898)

    voiliers en bois
    à la coque bien peinte
    au pont verni avec soin
    aux voiles blanches
    impeccables
    la voile en rivière
    est un art
    il faut virer de bord
    souvent
    profiter des petits courants
    calculer son heure de retour
    il faut avoir le temps
    quand on est marin
    d’eau douce

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
    COMMANDER LE LIVRE


  • petit avion

    Céline Verdière – Mary

    j’aimerais tant
    être un petit avion
    souple et vif
    doué de pirouettes
    et de farandoles
    planant dans l’éternité
    sur les champs de lavande
    les lacs les montagnes
    égal du ciel
    et des oiseaux migrateurs
    les nuages me salueraient
    avec respect
    à la fin du voyage
    je me poserais sur terre
    dans la poussière
    avec lenteur
    dans un dernier regret
    de la vie en hauteur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Mary, de Céline Verdière


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025