Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 411 artistes • 754 auteurs
publiés dans Amavero

  • pilier du monde

    pureté des lignes romanes
    soulignées par la voûte gothique
    obscurité de l’église
    sublimée par la pierre granitée

    lieu de recueillement
    et de simplicité
    où chercher ses racines
    et le sens de la vie

    et tout à coup
    dans la quête profonde de l’intime
    une explosion de couleurs
    vraies primaires joyeuses
    projetées avec force
    par la lumière naturelle
    à travers ces vitraux sidérants
    d’un seul tenant
    aux formes simples elles aussi
    rappelant les lignes du pays
    et de l’île lacustre alentour

    richesse des sens et des émotions
    provoqués par ces couleurs
    et ces formes directes
    percutant l’âme sans filtre
    et pourtant créées parfois
    par d’habiles superpositions
    voulues par l’artiste
    et assemblées par le maître verrier

    l’art d’aujourd’hui
    dans la maison d’hier
    quelle vitalité
    quelle modernité
    rendues possibles
    par l’alliance historique
    de spiritualités authentiques

    ainsi dix siècles après
    renouant avec l’art
    l’église romane
    redevient ce qu’elle était

    un pilier du monde

    Texte de Luc Fayard inspiré par les vitraux de Geneviève Fourgnaud, à l’église de Viam . Réalisation : Didier Bourdeau, Ateliers Jaune d’Argent, technique du « fusing » (*)
    (*) fusing : fusion à haute température des pièces de verre, ce qui permet d’avoir des vitraux d’un seul tenant, sans lignes de plomb; des ajouts d’émaux et de poudres molles ou dures permettent les transformations des teintes vers le résultat souhaité.


  • Georg Tappert : Lady in a black hat and gloves (1910)

    Georg Tappert : Lady in a black hat and gloves (1910)

  • neige sur les toits

    Gustave Caillebotte – Vue de toits, dit aussi Toits sous la neige (1878)

    la neige est sur les toits
    dans l’air aussi
    léger filtre marbré
    posé sur le tableau
    les persiennes sont fermées
    les gens calfeutrés
    c’est bizarre
    il manque les volutes de fumée
    s’échappant en spirale
    des cheminées

    Texte de Luc Fayard inspiré par le tableau de Gustave Caillebotte « Toits sous la neige » où on se demande si on voit la neige tomber: la réponse est oui !

    Voir la Galerie des duos poème-art, œuvre par œuvre

    Voir nos trois autres galeries : Art contemporain (œuvre seule), Art moderne (œuvre seule), Art ancien et art classique (œuvre seule)


  • Jack Vettriano : The Singing Butler (1992)

    Jack Vettriano : The Singing Butler (1992)

    Merci à Yoyo Maeght (*) pour le signalement de cette œuvre.

    (*) https://yoyomaeght.com/


  • René Magritte : L’Empire des Lumières

    René Magritte – L’Empire des Lumières (1954)

    A ce jour (21 juillet 2025), le tableau surréaliste le plus cher du monde : 121,16 M$ (Christie’s, New York, 2024). Portant ce titre, il existe 17 huiles confirmées, ainsi que des gouaches et dessins, soit une vingtaine d’œuvres avérées s’appelant « L’Empire des Lumières » et attribuées à Magritte : vont-elles toutes se vendre au même prix?


Dernières publications d’art et de poésie

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

    Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

  • Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

    Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025