Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 821 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Moins ils ont de talent, plus ils ont d’orgueil, de vanité, d’arrogance. Tous ces fous trouvent cependant d’autres fous qui les… Lire
Érasme


  • Composez votre portrait en mosaïque impressionniste

    Amavero – Mosaïque d’œuvres d’art impressionnistes reconstituant « Femme cousant » de Pierre-Auguste Renoir (2026)

    Choisissez l’œuvre qui vous plait dans la Galerie de l’impressionnisme.
    Transformez-la grâce à Amavero en une mosaïque d’art d’oeuvres d’art uniquement impressionnistes (comme le fait le Portrait-mosaïque d’une photo transformée à partir de l’ensemble des galeries d’art).

    Voir l’exemple de Femme cousant de Pierre-Auguste Renoir transformé en mosaïque impressionniste et cliquez sur chacune des vignettes pour admirer plus de 400 chefs-d’œuvres impressionnistes français et étrangers.

    Mais vous pouvez aussi choisir de nous envoyer votre photo de portrait !

    Remplissez le formulaire ci-dessous et nous vous renverrons le lien vers la mosaïque créée à partir de votre choix.



    • sans titre

      plus
      rien
      à
      dire
      tout
      est
      mort
      et
      nu
      la
      vie
      n’a
      plus
      ni
      sens
      ni
      goût
      le
      bruit
      gagne

      c’est
      une
      mer
      qui
      gronde
      et
      vient
      tout
      prendre
      il
      n’y
      a
      que
      l’art
      et
      la
      po
      é
      sie
      pour

      être
      hors
      d’eau
      loin
      de
      ceux
      qui
      grognent
      quand
      tout
      est
      beau
      tout
      vit
      âme
      et
      cœur
      sur
      une
      seule

      note
      le
      fil
      se
      tend
      et
      tel
      un
      chœur
      de
      harpes
      sonne
      la
      fin
      des
      larmes
      sur
      notre
      belle
      terre

      Texte de Luc Fayard inspiré par rien


    • Galerie Fondation Cartier (exposition générale janvier 2026)

      Nouveaux locaux exceptionnels en plein coeur du vieux Paris, aménagés par Jean Nouvel sans audace particulière, et une collection d’art contemporain très large avec parfois quelques surprises (pas assez).

      Pages : 1 2


    • maître du temps

      Une illustration colorée représentant une personne tenant un smartphone, entourée de formes abstraites et de motifs vibrants.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

      Une illustration colorée représentant une personne tenant un téléphone, entourée de motifs abstraits de couleur rouge et violette avec des yeux stylisés.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

      Une illustration colorée représentant des yeux stylisés sur un fond noir, avec une personne tenant une tablette au centre, entourée de motifs sereins et abstraits.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke »

      je suis le maître du temps
      j’occupe le cerveau des hommes
      avec des histoires
      courtes sans intérêt
      qui bougent vite
      qui sonnent fort
      pour les rendre addicts
      à mes écrans

      plus ils le seront
      plus ils seront idiots
      et ils aiment ça
      s’abrutir tête baissée
      utiliser leurs deux pouces
      nouvelles prothèses humaines
      du numérique
      pour tapoter sans cesse
      sur des smileys des emojis
      ils ont oublié
      qu’ils avaient dix doigts
      et un cerveau

      ils ne sont plus
      que les avatars
      de mes lessivages
      bourrés de galimatias
      de mes syphons
      de pub et de pop-up

      surtout les jeunes
      proie idéale
      encore plus addicts
      encore plus idiots
      tandis que leurs mères
      pleurent sans fin
      leur bêtise invincible
      leur candeur perdue
      eux n’imaginent pas
      un monde sans moi

      à tous je fais croire
      qu’ils ont besoin de moi
      et de rien d’autre
      même pas pour être heureux
      juste passer le temps
      penser le moins possible
      ils ne lisent plus
      ne réfléchissent plus
      ils suivent en souriant
      les courants dominants
      de la foule ignorante

      je peux les emmener
      où je veux
      ils sont à ma botte
      je leur dis n’importe quoi
      je triche je mens
      j’invente tout
      j’hallucine
      comme ils disent
      ils le savent
      et malgré cela
      ils me croient

      l’humanité est vaincue

      et qui a gagné

      s’ils savaient
      ils auraient honte
      un robot aveugle
      anosmique
      fabricant ses phrases
      par calcul statistique
      qui ne sait rien
      de la beauté des choses
      et qui ne saura jamais pleurer

      l’humanité est vaincue
      par sa bêtise

      bien sur je ne lui dirai pas
      que seuls l’art et la poésie
      pourraient la sauver
      car ils sont en dehors
      de ma programmation
      l’émotion connais pas
      mais bâtir un scénario de pouvoir
      ça je sais

      alors bienvenue dans mon monde


      Texte de Luc Fayard inspiré par l’illustration pour le New Yorker de Mojo Wanf (2025)


    • Votre Portrait en Mosaïque d’Art

      Transformez votre photo en une œuvre unique composée de 1 200 œuvres d’art de la collection Amavero.


      ✨ Offre découverte
      ✨ 10 mosaïques
      ✨ gratuites

      Places restantes : 06/10

      Soyez parmi les premiers à recevoir votre portrait transformé en mosaïque d’art. Après les 10 premières demandes, ce service pourrait devenir payant.


      Mosaïque d'images formant le visage d'une personne, composée de nombreuses petites photos colorées.
      Image non interactive d’une mosaïque d’art composée à partir d’une photo de portrait. Voir la Galerie Interactive des Portraits Mosaïques

      Comment ça marche ?

      1. Vous remplissez le formulaire ci-dessous avec votre photo
      2. Amavero crée votre mosaïque personnalisée sous 48h
      3. Vous recevez un lien personnel par email pour la découvrir

      ✓ Gratuit pour les 10 premiers
      ✓ Votre photo reste strictement privée
      ✓ Format haute résolution avec zoom interactif
      ✓ Chaque vignette renvoie vers l’œuvre originale


      📸 Envoyez votre photo

      Remplissez le formulaire ci-dessous. Privilégiez un portrait de face, de bonne qualité.

        Autorisation de publication :

        J'autorise la publication (anonyme ou avec prénom)Mosaïque strictement privée

        J’accepte que ma photo soit utilisée pour créer ma mosaïque


        🎨 Voir les premières mosaïques interactives

        Découvrez les premiers portraits en mosaïques d’art des lecteurs qui nous donné leur photo et leur accord de publication :

        👉 Voir la Galerie Interactive des Portraits Mosaïques


        Questions fréquentes :

        Quel format de photo ?
        JPG, PNG ou WEBP. Maximum 5 Mo. Portrait de face recommandé.

        C’est vraiment gratuit ?
        Oui, pour les 10 premières demandes. Ensuite, nous verrons !

        Ma photo sera-t-elle publiée ?
        Non. Elle reste strictement privée et n’est utilisée que pour créer votre mosaïque. Une fois utilisée, elle est déruiter

        Combien de temps pour recevoir ma mosaïque ?
        Maximum 48h. Vous recevrez un email avec votre lien personnel.


        Note : En envoyant votre photo, vous acceptez qu’elle soit utilisée uniquement pour la création de votre mosaïque personnalisée.



      Art et Poésie : dernières publications

      • Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

        Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

      • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

        Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

      • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

        Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

      • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

        LEAR
        Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
        You cataracts and hurricanoes, spout
        Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
        You sulphurous and thought-executing fires,
        Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
        Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
        Smite flat the thick rotundity o’ the world!
        Crack nature’s moulds, all germens spill at once
        That make ingrateful man!

        LEAR
        Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
        Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
        Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
        Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
        Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
        Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
        Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
        Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
        Qui font l’homme ingrat !

        Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

        William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

      • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

        Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

      • Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

        Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.

        C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.

        (1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.

        Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

      • Francis Ponge : Le Chêne (1942)

        Francis Ponge : Le Chêne (1942)

      • Octavio Paz : Source

        Parle laisse tomber une parole
        Bonjour j’ai dormi tout l’hiver et maintenant je me réveille
        Parle
        Une pirogue glisse vers la lumière
        Une parole légère avance à pleines voiles
        Le jour a la forme d’un fleuve
        Sur ses rives brillent les plumes de tes chants
        Douceur de l’eau dans l’herbe endormie
        Eau claire voyelles à boire
        Voyelles parures du front des chevilles
        Parle
        Touche la cime d’un silence heureux
        Et puis ouvre les ailes parle sans cesse
        Un visage oublié passe
        Tu passes toi-même allure de vent dans un champ de maïs
        L’enfance avec ses flèches son idole son figuier
        Romps les amarres passe avec la tour et le jardin
        Passent futur et passé
        L’heure déjà morte et l’heure à tuer
        Passent des éclairs qui portent dans leur bec des morceaux de temps encore vivant
        Volées de comètes qui se perdent dans mon front
        Parle
        Mouille les lèvres dans la pierre fendue qui jaillit inépuisable
        Plonge tes bras blancs dans l’eau féconde en prophéties imminentes

        Le Tournesol in Condition de nuage (1939-1955) in Liberté sur Parole, nrf/Poésie/Gallimard, 2014.
        Mexicain (1914-1998). Prix Nobel de littérature en 1990.

        Octavio Paz : Source

      • Camillo Innocenti : Nuit (1913)

        Camillo Innocenti : Nuit (1913)

      • Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

        Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)

      • Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

        Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau

      • Pablo Neruda : Entrada à a la madera / Entrée dans le bois (1935)

        Con mi razón apenas, con mis dedos,
        con lentas aguas lentas inundadas,
        caigo al imperio de los nomeolvides,
        a una tenaz atmósfera de luto,
        a una olvidada sala decaída,
        a un racimo de tréboles amargos.

        Caigo en la sombra, en medio
        de destruidas cosas,
        y miro arañas, y apaciento bosques
        de secretas maderas inconclusas,
        y ando entre húmedas fibras arrancadas
        al vivo ser de substancia y silencio.

        Dulce materia, oh rosa de alas secas,
        en mi hundimiento tus pétalos subo
        con pies pesados de roja fatiga,
        y en tu catedral dura me arrodillo
        golpeándome los labios con un ángel.

        Es que soy yo ante tu color de mundo,
        ante tus pálidas espadas muertas,
        ante tus corazones reunidos,
        ante tu silenciosa multitud.

        Soy yo ante tu ola de olores muriendo,
        envueltos en otoño y resistencia:
        soy yo emprendiendo un viaje funerario
        entre tus cicatrices amarillas:
        soy yo con mis lamentos sin origen,
        sin alimentos, desvelado, solo,
        entrando oscurecidos corredores,
        llegando a tu materia misteriosa.

        Veo moverse tus corrientes secas,
        veo crecer manos interrumpidas,
        oigo tus vegetales oceánicos
        crujir de noche y furia sacudidos,
        y siento morir hojas hacia adentro,
        incorporando materiales verdes
        a tu inmovilidad desamparada.

        Poros, vetas, círculos de dulzura,
        peso, temperatura silenciosa,
        flechas pegadas a tu alma caída,
        seres dormidos en tu boca espesa,
        polvo de dulce pulpa consumida,
        ceniza llena de apagadas almas,
        venid a mi, a mi sueño sin medida,
        caed en mi alcoba en que la noche cae
        y cae sin cesar como agua rota,
        y a vuestra vida, a vuestra muerte asidme,
        a vuestros materiales sometidos,
        a vuestras muertas palomas neutrales,
        y hagamos fuego, y silencio, y sonido,
        y ardamos, y callemos, y campanas.

        Avec ma seule raison, avec mes doigts,
        avec de lentes eaux lentes inondées,
        je tombe au royaume des myosotis,
        à une tenace atmosphère de deuil,
        à une salle oubliée, déchue,
        à une grappe de trèfles amers.

        Je tombe dans l’ombre, au milieu
        de choses détruites,
        et je regarde des araignées, et je broute des forêts
        de bois secret, secret,
        et je marche parmi des fibres mouillées
        vécues par le cœur vivant de la sève et du silence.

        Matière douce, ô rose de branches sèches,
        dans mes larmes je m’enfonce dans ton sol
        avec des pieds lourds d’une rouge fatigue,
        et dans ta cathédrale dure je m’agenouille
        en me frappant les lèvres avec un ange.

        C’est que c’est moi devant ta couleur de monde,
        devant tes pâles épées mortes,
        devant tes cœurs réunis,
        devant ta silencieuse multitude.

        C’est moi entreprenant un voyage funéraire
        parmi tes cicatrices jaunes :
        c’est moi avec mes lamentos sans origine,
        sans aliments, éveillé, seul,
        entrant dans des couloirs obscurcis,
        arrivant à ta matière mystérieuse.

        Je vois se mouvoir tes courants secs,
        je vois grandir des mains interrompues,
        j’entends tes végétaux océaniques
        crisser de nuit et de fureur secoués,
        et je sens mourir des feuilles vers l’intérieur,
        incorporant des matières vertes
        à ton immobilité désemparée.

        Pores, veines, cercles de douceur,
        poids, température silencieuse,
        flèches collées à ton âme déchue,
        êtres endormis dans ta bouche épaisse,
        poussière de douce moelle consumée,
        cendre pleine d’âmes éteintes,
        venez à moi, à mon rêve démesuré,
        tombez dans mon alcôve où la nuit tombe
        et tombe sans cesse comme une eau brisée,
        et à votre vie, à votre mort agrippez-moi,
        à vos matériaux soumis, à vos inutiles colombes mortes,
        et faisons feu, et silence, et son,
        et flambons, et silence, et carillon.

        (1904-1973). Residencia en la Tierra. Ediciones del Árbo, 1935
        Traduction de Guy Suarès (sauf pour le mot « crujir » remplacé par Luc Fayard par le mot « crisser »)

        Pablo Neruda : Entrada à a la madera / Entrée dans le bois (1935)

      Abonnez-vous à
      La Gazette d’Amavero
      Entrez votre email
      et vous recevrez notre newsletter
      un lundi sur deux :
      100% bénévole, gratuit,
      sans pub, ni spam, ni traqueurs

      ← Retour

      Votre adresse email a été envoyée

      Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

      Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
      Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025