Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Octobre est un mois particulièrement dangereux pour spéculer en bourse. Mais il y en a d’autres, particulièrement juillet, janvier,… Lire


  • l’herbe est un nuage (herbe nuage)

    L’herbe est un nuage un bain de mousse et de bulles
    Les arbres noeuds des sorcières préhistoriques
    La terre une maison de rats trouée de taupes
    Et quand la lune menteuse luit dans le gris
    C’est que le jour et la nuit se sont mis d’accord

    Je ne verrai jamais les choses comme elles sont
    D’ailleurs les choses ne sont pas ce qu’elles sont
    Elles seront ce que j’en dis ce que j’en distingue
    Le champ est un prélude à la forêt la mare

    Une invitation aux faucheux aux mangoustes
    L’amour un sourire qui dure malgré tout
    Les choses les gens deviennent ce qui les cerne

    La filandre vole dans l’air jusqu’à la branche
    Comme un cœur qui cherche son nid chaud tout là-haut
    La nature n’est pas un temple elle est caverne
    Peuplée de lumières floues et de bruissements
    Qui la construisent la déchirent dans le vent

    L’homme transpercé par les rayons et les larmes
    Devient la cible unique de toutes ces vies
    Et du vaste chaudron bouillonnant de son âme
    Voici la vapeur des mots qui s’envole et fuit

    Seul résistant à la noria des attaquants
    J’esquive je fuis je crie ma haine mon bruit
    Je serai le phénix de la fureur du verbe


  • Holland (Henry Scott ) : La mort n’est rien

    La mort n’est rien. Je suis simplement passé dans la pièce  à côté. Je suis moi, tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. (suite…)


  • Saint Augustin : Ne pleure pas si tu m'aimes

    Ne pleure pas si tu m’aimes. Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel. Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d’eux. Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche !
    (suite…)


  • Aragon (Louis) : Les yeux d’Elsa

    Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
    J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
    S’y jeter à mourir tous les désespérés
    Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

    (suite…)

  • Rilke (Rainer Maria) : L’amour qui lie un être humain à un autre

    L’amour qui lie un être humain à un autre : c’est là peut-être ce qui nous fut imposé de plus difficile, la tâche suprême, l’épreuve finale, le travail dont tout autre travail n’est qu’une préparation. C’est pour quoi les jeunes gens ne peuvent aimer, eux, les débutants en toute chose: ils doivent l’apprendre.
    (suite…)


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

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  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

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  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

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  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025