Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 855 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Mon thérapeute m’a dit d’écrire des lettres aux gens que je hais, puis de les brûler. C’est ce que j’ai fait mais maintenant je ne sais pas… Lire
Anonyme


  • autre monde

    Anne-Sophie Larcena – Arrêt sur image (2022)

    des silhouettes se croisent
    plusieurs fois
    d’autres attendent
    est-ce la plage
    est-ce l’eau
    ou de grands bureaux
    qui sait
    on aimerait entrer

    faire partie de cet univers
    où les choses et les gens
    sont proches
    et différents
    si attirants 


    Texte de Luc Fayard, inspiré par Arrêt sur image, d’Anne-Sophie Larcena


  • démesure

    Sol Sil – Rivages sublimes (2022)

    quand la mer et le soleil
    se rencontrent
    c’est un choc de démesure
    ici la côte est pointue
    comme l’accent
    les couleurs explosent de vie
    l’écume de murmures
    une gaité virevoltante
    balaie l’horizon courbe
    et quand le vent s’en mêle
    un tourbillon de folie
    s’empare sans effort
    du cœur des hommes


    Texte de Luc Fayard inspiré par l’œuvre : Rivages sublimes, de Sol Sil


  • diptyque

    Isabelle Mestchersky – Storm

    on ne sait si la feuille
    hésitante
    s’envole ou descend
    seule sa pirouette se dessine
    dans le matin levant
    l’oiseau picore sans vergogne
    la terre grise et noire
    plusieurs soleils
    s’élèvent en même temps
    pour chanter la joie
    du jour advenu
    briseur de grisaille
    et d’humidité nocturne
    dans sa danse quotidienne
    du sombre au clair


    Texte de Luc Fayard, inspiré de Storm, d’Isabelle Mestchersky

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art, Volume 2 : Art moderne et contemporain' par Luc Fayard, comprenant des illustrations d'œuvres d'art.
    Couverture du livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain » – Textes de Luc Fayard – Éditions Amavero – 2024

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 2 :
    Art moderne et contemporain
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2024
    COMMANDER LE LIVRE


  • palette

    Nathalie Bodet – La Forêt

    la forêt et ses couleurs
    palette infinie
    tout est mouvement
    bruissement
    arbres coupés
    troncs entassés
    d’autres couleurs
    se dévoilent encore
    prégnantes
    plus foncées
    marcher sous les arbres
    les feuilles sous les pieds
    une aventure feutrée
    mobilisant tous les sens
    avec au bout du chemin
    un cadeau inoubliable
    la découverte de soi


  • hellébores

    Carole Melmoux _ Hellébores

    violet et or
    ils pointent en l’air
    les hellébores
    mystérieux et fiers
    roses de Noël
    et de pourpre
    portant le soufre
    du noir destin
    il faudra les cueillir
    au petit matin
    et beaucoup les aimer
    pour que l’horizon
    s’éclaircisse
    et rosisse


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025