Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 759 auteurs
publiés dans Amavero

  • Back home, du fin fond de l’espace-temps

    Du fin fond des archives d’InfoTekArt, le blog de l’économie et du numérique, qui a été intégré à Amavero, je vous ressortirai régulièrement des pépites comme ce film que j’exhume pour vous et que j’avais présenté à l’époque sans commentaires. L’avantage avec l’infini, c’est que ca ne vieillit pas !

    Source : film « The Known Universe » de l’American Museum of Natural History

    première publication: 23 décembre 2009


  • je voudrais savoir (illustré par 3 artistes contemporains)

    je voudrais savoir
    pourquoi les chemises s’abiment toujours
    à la pointe du col en premier
    où sont mes clés et ma deuxième chaussette
    quelle est la distance entre deux gouttes de pluie
    pourquoi les lapins et les lièvres
    ne forniquent pas ensemble
    comme les cochons et les sangliers
    de quelle couleur sont les couleurs après la mort
    par quelles vibrations télépathiques
    d’emblée cet inconnu m’est antipathique
    pourquoi cette fille me retient
    dans sa façon de pencher la têter
    d’où viennent les mots que j’écris
    et ces pensées terribles ou tristes
    pourquoi on aime ses enfants
    et pas ses parents
    pourquoi mon téléphone
    est encore tombé par terre
    comment on se débrouille pour
    assembler des pavés
    monter un mur
    couder des tuyaux
    réparer un moteur
    pourquoi je ne parle pas toutes les langues
    je ne joue pas du piano
    je ne cours pas le marathon

    je voudrais savoir
    si je serai le dernier à mourir
    de ceux que j’aime
    qui a dessiné les panneaux de signalisation
    le parquet de Versailles
    la maison que j’aime
    quels esprits les ont inspirés
    pour qu’ils viennent me visiter

    je voudrais savoir
    la taille au micron près
    de l’amour
    du bonheur
    de la tristesse
    de l’ennui
    du courage
    mais aussi
    de la poésie
    de l’imagination
    du sourire

    je voudrais savoir
    quelle fille j’étais dans une vie antérieure
    quel animal je serai dans ma vie future
    salamandre frelon lièvre
    fourmi sûrement pas faut pas rêver

    je voudrais savoir
    dessiner les rêves
    et l’amour

    je voudrais savoir
    qui je suis

    Gobal Dagnogo – Vache qui rit (2024)
    Jean-Claude Vernier – Ella n°3
    Iouri Albert – Je ne suis pas Jasper Johns (1980)

    Texte de Luc Fayard illustré par des artistes contemporains


  • Bram Bogart : La Sonate (1959)

    Une œuvre d'art contemporain abstraite, présentant des nuances de brun, rose et noir avec des textures variées.
    Bram Bogart : La Sonate (1959) – medias mixtes sur toile

  • Anonyme : Petit cours de français

    Balcon: soirée nulle
    Cramponner : douleur nasale
    Gaspacho : flatulence froide
    Les poubelles : les moutons aussi
    Pinailleur: mari infidèle
    Pudeur : quant tu as perdu ta montre
    Théologie : mais café au travail

    Piqué sur internet, mais où?…


  • Nouvelle Galerie : art ancien et art classique

    La Vénus de Hohle Fels (-40 000 ans) – Ivoire de mammouth
    Jan Vermeer Van Delft : Le Verre de Vin (1658-1662)

    Les puristes seront horrifiés par ce rapprochement historique iconoclaste mais ce n’en est pas un ! Comme Amavero est surtout centré sur l’art contemporain et un peu sur l’art moderne, nous ne pensons pas publier beaucoup d’œuvres des autres époques. Néanmoins, de temps en temps, telle sculpture ancienne ou tel tableau classique nous paraissent dignes d’intérêt, dans notre simple vision d’amateur bénévole! Voilà pourquoi nous leur avons réservé une petite place et, comme ils ne seront sans doute pas nombreux, nous les avons mis ensemble pour ne pas vous perdre dans les méandres d’une galerie trop compliquée.

    Comme pour les autres galeries, vous pouvez feuilleter de deux manières :

    (*) La Vénus de Hohle Fels (découverte en septembre 2008) – statuette – 59,7 × 34,6 mm – 33,3 g – ivoire de mammouth – paléolithique supérieur (- 40 000 ans), style aurignacien


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  • Cadurcius-Plantagenet Ream : Dessert (1870)

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  • Shelley (Percy-Bysshe) : To a Skylark (À une alouette)

    Hail to thee, blithe Spirit!
    Bird thou never wert,
    That from Heaven, or near it,
    Pourest thy full heart
    In profuse strains of unpremeditated art.
    Higher still and higher
    From the earth thou springest
    Like a cloud of fire;
    The blue deep thou wingest,
    And singing still dost soar, and soaring ever singest.
    In the golden lightning
    Of the sunken sun
    O’er which clouds are bright’ning,
    Thou dost float and run,
    Like an unbodied joy whose race is just begun.
    The pale purple even
    Melts around thy flight;
    Like a star of Heaven
    In the broad daylight
    Thou art unseen, but yet I hear thy shrill delight:
    Keen as are the arrows
    Of that silver sphere,
    Whose intense lamp narrows
    In the white dawn clear
    Until we hardly see — we feel that it is there.
    All the earth and air
    With thy voice is loud.
    As, when night is bare,
    From one lonely cloud
    The moon rains out her beams, and heaven is overflowed.
    What thou art we know not;
    What is most like thee?
    From rainbow clouds there flow not
    Drops so bright to see
    As from thy presence showers a rain of melody.
    Like a poet hidden
    In the light of thought,
    Singing hymns unbidden,
    Till the world is wrought
    To sympathy with hopes and fears it heeded not:
    Like a high-born maiden
    In a palace tower,
    Soothing her love-laden
    Soul in secret hour
    With music sweet as love, which overflows her bower:
    Like a glow-worm golden
    In a dell of dew,
    Scattering unbeholden
    Its aerial hue
    Among the flowers and grass, which screen it from the view:
    Like a rose embowered
    In its own green leaves,
    By warm winds deflowered,
    Till the scent it gives
    Makes faint with too much sweet these heavy-winged thieves.
    Sound of vernal showers
    On the twinkling grass,
    Rain-awakened flowers,
    All that ever was
    Joyous, and clear, and fresh, thy music doth surpass.
    Teach us, sprite or bird,
    What sweet thoughts are thine:
    I have never heard
    Praise of love or wine
    That panted forth a flood of rapture so divine.
    Chorus hymeneal
    Or triumphal chaunt
    Matched with thine, would be all
    But an empty vaunt —
    A thing wherein we feel there is some hidden want.
    What objects are the fountains
    Of thy happy strain?
    What fields, or waves, or mountains?
    What shapes of sky or plain?
    What love of thine own kind? what ignorance of pain?
    With thy clear keen joyance
    Languor cannot be:
    Shadow of annoyance
    Never came near thee:
    Thou lovest, but ne’er knew love’s sad satiety.
    Waking or asleep,
    Thou of death must deem
    Things more true and deep
    Than we mortals dream,
    Or how could thy notes flow in such a crystal stream?
    We look before and after,
    And pine for what is not:
    Our sincerest laughter
    With some pain is fraught;
    Our sweetest songs are those that tell of saddest thought.
    Yet if we could scorn
    Hate, and pride, and fear;
    If we were things born
    Not to shed a tear,
    I know not how thy joy we ever should come near.
    Better than all measures
    Of delightful sound,
    Better than all treasures
    That in books are found,
    Thy skill to poet were, thou scorner of the ground!
    Teach me half the gladness
    That thy brain must know,
    Such harmonious madness
    From my lips would flow
    The world should listen then, as I am listening now!

    Salut à toi, Esprit joyeux! 
    Car oiseau jamais tu ne fus 
    Qui dans le ciel, et presqu’aux Cieux 
    Epanche en longs accents profus 
    Un coeur empli de sons qu’aucun art n’a conçus. 
    De la terre où tu prends essor, 
    Nuage de feu jaillissant, 
    Tu t’élèves plus haut encore 
    Loin au-dessus de l’océan 
    Ne cessant l’ascension, ta chanson ne cessant. 
    Dans le soleil crépusculaire 
    Et l’or de son évanescence 
    Où les nuées se font plus claires 
    Tu sembles flotter, puis t’élances 
    Comme une joie sans corps dont la course commence. 
    Même pâleur et cramoisi 
    S’effacent quand tu les pourfends; 
    Comme une étoile en plein midi, 
    Nul ne te voit au firmament, 
    Pourtant j’entends le cri de ton enchantement; 
    Ardent comme là-haut la sphère 
    Aux si vives flèches d’argent, 
    Mais dont s’estompe la lumière 
    Dans la clarté du matin blanc 
    Jusqu’à n’être vue guère, que l’on sent là pourtant. 
    Partout sur terre et dans les airs 
    Ta puissante voix retentit 
    Comme quand la lune à travers 
    Le seul nuage de la nuit 
    Inonde tout le ciel de lumineuse pluie. 
    Ce que tu es nous ignorons; 
    Qu’est-ce qui le mieux te décrit? 
    Car les gouttes d’arc-en-ciel n’ont 
    Des nues jamais resplendi 
    Comme tombe l’averse de ta mélodie. 
    Ainsi le poète oublié 
    Dans sa lumière intérieure, 
    Chantant, sans en être prié, 
    L’hymne à ses espoirs et ses peurs 
    Aux hommes ébahis d’y découvrir les leurs; 
    Ainsi la noble damoiselle 
    Au palais, dans sa haute tour, 
    Qui des musiques les plus belles 
    Berce son coeur épris d’amour 
    Sans savoir qu’elle charme aussi toute la cour; 
    Ainsi le ver luisant doré 
    Dont la couleur seule est perçue 
    Au fond d’un vallon de rosée, 
    Parsemant ce halo diffus 
    Parmi l’herbe et les fleurs où lui est hors de vue; 
    Ainsi le rosier habillé 
    Du feuillage vert de ses fleurs 
    Que le vent brûlant vient piller 
    Mais dont l’odorante douceur 
    Fera s’évanouir l’aérien détrousseur. 
    L’averse vernale et son bruit 
    Sur les herbes qui étincellent, 
    Les fleurs éveillées par la pluie, 
    Joies pures et vives, certes, mais elles 
    Ne surpassent jamais ta musique éternelle. 
    Apprends-nous donc, sylphe ou oiseau, 
    Les doux pensers qui sont les tiens; 
    Je n’ai jamais entendu mots 
    D’éloge à l’amour ou au vin 
    Déclamés en un flot de bonheur si divin. 
    Chants de triomphe et choeurs nuptiaux, 
    Si à ta voix on les compare, 
    Nous paraissent creux, sonnent faux 
    Et ne sont que vaines fanfares 
    Auxquelles font défaut les choses les plus rares. 
    Quelle est la source, quel est l’objet 
    De cette chantante fontaine? 
    Des bois? Des vagues? De hauts sommets? 
    Des formes de ciel ou de plaine? 
    L’amour de ton espèce? Le mépris de la peine? 
    Car dans ton pur ravissement 
    La langueur ne trouve point place; 
    Et l’ombre du désagrément 
    Jamais même ne te menace; 
    Tu aimes, mais de l’amour ignores ce qui lasse. 
    En éveil, ou lorsque tu dors, 
    N’est-ce pas qu’en toi s’illumine 
    Plus de vérité sur la mort 
    Que les mortels n’en imaginent, 
    Pour que coulent de toi notes si cristallines? 
    Nous voulons demain et hier, 
    Après eux soupirons sans cesse; 
    Dans nos rires les plus sincères, 
    Il est toujours quelque détresse; 
    Et nos chants sont plus beaux qui parlent de tristesse. 
    Pourtant si nous avions pouvoir 
    D’oublier peur, orgueil et haine, 
    Si nous étions nés pour avoir 
    De la vie ni larmes ni peine, 
    Comme ta joie dès lors nous paraîtrait lointaine. 
    Ton art, mieux que tous les ténors 
    Qui touchent l’âme profonde, 
    Ton art, mieux que tous les trésors 
    Dont tant de grands livres abondent, 
    Servirait le poète, ô oublieux du monde! 
    Apprends-moi un peu du plaisir 
    Connu d’un coeur toujours content, 
    Pareil harmonieux délire 
    Coulerait alors dans mon chant; 
    Le monde m’entendrait, comme moi je t’entends! 

    Percy Bysshe Shelley – Traduction : Jean-Luc Wronski – source : poesie.net

    Shelley (Percy-Bysshe) : To a Skylark (À une alouette)

  • Forough Farrokhzâd : Le Baiser

    Forough Farrokhzâd : Le Baiser

  • Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 1)

    Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 1)

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025