Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 856 auteurs
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Citation Amavero du jour
The greatest enemy of knowledge is not ignorance ; it is the illusion of knowledge.
…. Trouvé chez jpcmanson.wordpress.com


  • Novalis : Hymnes à la nuit (extrait)

    Vers le bas je me tourne, vers la sainte, l’ineffable, la mystérieuse Nuit. Le monde est loin – sombré en un profond tombeau – déserte et solitaire est sa place. Dans les fibres de mon coeur souffle une profonde nostalgie. Je veux tomber en gouttes de rosée et me mêler à la cendre. – Lointains du souvenir, souhaits de la jeunesse, rêves de l’enfance, courtes joies et vains espoirs de toute une longue vie viennent en vêtements gris, comme des brouillards du soir après le coucher du soleil. La Lumière a planté ailleurs les pavillons de la joie. Ne doit-elle jamais revenir vers ses enfants qui l’attendent avec la foi de l’innocence ?
    Novalis, Hymnes à la nuit


  • O'Hara (Frank) : Ode To Joy

    We shall have everything we want and there’ll be no more dying
    on the pretty plains or in the supper clubs
    for our symbol we’ll acknowledge vulgar materialistic laughter
    over an insatiable sexual appetite

    Nous aurons tout ce que nous voulons et il n’y aura plus de mort
    sur les jolies plaines ou dans les clubs de souper
    pour notre symbole nous reconnaîtrons le rire vulgaire et matérialiste
    sur un appétit sexuel insatiable

    (suite…)

  • Dupin (Jacques) : La ligne de rupture

    Il s’en faut d’un effondrement, d’une dérive souveraine
    la surface du jeu, l’alternance et l’altération
    c’est la peau du dehors qui se retourne et nous absorbe
    analphabètes pour les feuilles, détachés de tout arriéré scintillant
    qu’on expulse de soi avec la tourbe, les viscères
    et les choses attisées, la nuit, et les hardes de couleurs
    la loupe asphyxie son maître, la fenêtre donne sur le talion

    (suite…)

  • Dupin (Jacques) : Proximité du murmure (extrait)


    Sorbes de la nuit d’été
    étoiles enfantines
    syllabes muettes du futur amour
    quand les flammes progressent de poutre en poutre sous nos toits
    exiguë
    la définition du ciel

    Jacques Dupin: extrait de Proximité du murmure utilisé par Joan Mitchell dans son tableau « Sorbes de la nuit d’été« 


  • Stevens (Wallace) : Domination of Black (Domination du Noir)

    At night, by the fire,
    The colors of the bushes
    And of the fallen leaves,
    Repeating themselves,
    Turned in the room,
    Like the leaves themselves
    Turning in the wind.

    La nuit, au coin du feu,
    Les couleurs des buissons
    Et des feuilles tombées,
    Se répétant elles-mêmes,
    Tournaient dans la chambre
    Comme les feuilles mêmes
    Tournent dans le vent.

    (suite…)

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    À l’ombre du figuier sauvage

  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

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  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025