Autres Textes et Poèmes choisis

  • Fayard (Luc) : bruit familier

    L’autre jour, perdu dans des tristesses existentialistes abyssales, même pas bourré, je me posais cette question fondamentale : qu’est-ce qui prouve, vraiment, qu’on existe ? Laissez tomber les banalités, s’il vous plait, l’amour qui nait, le regard d’un enfant, la tige qui bourgeonne au printemps, non merci, je vous parle sérieusement, on n’est pas dans un roman de gare ici.
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  • Toscane (Lucien) : On voit de moins en moins, ca va trop vite

    La meilleure démonstration de la relativité du réel et du vrai, bref de l’existant, c’est de lever la tête la nuit vers les étoiles et les planètes. Comme vous le savez, vous ne pouvez pas voir plus loin que 14 milliards d’années-lumière puisque 14 milliard d’années c’est grosso modo la date du Big Bang et qu’avant, il n’y avait prétendument rien (on laisse tomber le discours: rien, c’est déjà quelque chose, d’accord?).
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  • Grill (Havana) : Veinte Años (Vingt Ans)

    Qué te importa que te ame
    si tú no me quieres ya
    El amor que ya ha pasado
    no se debe recordar.

    Qu’est-ce que ça peut te faire que je t’aime
    si tu ne m’aimes plus
    L’amour qui a déjà passé
    ne doit pas être oublié.

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  • Rilke (Rainer Maria): Pour écrire un seul vers

    Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin.
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  • Pérec (George): Inde !

    Inde!
    Etroit quartz saint
    Que scie cette huître neuve d’Is
    Once douce
    Tresse qu’à toirt je crains
    Je sais
    Je dis:
    Ces thés disent Oui
    et disent:
    Ne fais vain
    Georges Pérec, cité par Alexandre Moati sur fb