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bonheur fuyant
je vois le bonheur fuyant
devant mon cœur sans un cri
fantomatique zombie
calme serpent ondulantje le sens tout proche là
tapi dans l’ombre sans œuvre
onctueux comme une pieuvre
gros bouddha sibyllin lasil disparaît prestement
avant que je ne l’attrape
fin caméléon satrape
anguille dans le courantl’impie cruel va tanguer
comme un essaim d’alouettes
dessinant la silhouette
d’une ombre secrète et gaiece pur bonheur à portée
se dérobe sous mes doigts
enfantant des tourments froids
infiniment immergéscomme le vent comme l’eau
comme cette chanson triste
pleurée en mer anarchiste
par mille fonds abyssaux
Texte de Luc Fayard illustré par une image IA créée pour ce texte.(en haut) et par un tableau de John Martin The Plains of Heaven, d’où le classement de cette page dans deux catégories: poemes-ia et poemes-art


