Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Notes techniques de l’auteure : « Pour le texte de la chanson, Chat m’a permis de créer de magnifiques métaphores. La chanson a ensuite été composée avec @sunomusic. Les images ont été créées à partir des paroles, qui m’ont servi de point de départ. L’animation a été réalisée avec #VEO3. »
Jeremy Mann – Cityscape No+621 (2025)E.C. Baugh – Figure II (2025) – cendres et charbon de bois sur linZaria Forman – Greenland #52 (2020) – pastelErin Hanson – Parc Monceau (2024)Tibor Nagy – The Gray Illusions (2024)
j’aime le destin hésitant d’une trace de pas sur le sable mouillé la poussée invisible du vent dans les frondaisons le vent de pleine mer qui me ride la peau l’écume grondeuse dans le sillage du voilier le mouvement perpétuel des vagues sur la mer comme dans ma vie chercher à deviner où elles commencent et se terminent
j’aime l’infini du vert dans la forêt d’été l’ombre d’un mur qui dévoile son histoire fatiguée le chien immobile qui dort comme si rien ne pouvait lui arriver rêver quand perdu dans une ville étrangère je survole invulnérable les toits et les arbres l’évolution des paradigmes pour les gens qui volent comme moi hier ce vol était sexuel aujourd’hui il est liberté
j’aime la possibilité d’un sourire les limbes le flou la demi-teinte l’incertitude le non-dit les arrière-cours le silence qui parle de lui-même les livres que j’ai lus même si je ne lis plus les artistes libres qui sauveront peut-être l’humanité de ses tyrans me perdre dans les couleurs et les plans d’un tableau puis imaginer où pourrait aller le trait du pinceau quand il sort du cadre
j’aime la vie parce qu’elle est le plus grand des paradoxes c’est le moins qu’elle puisse être ne pas comprendre la musique et l’aimer quand même idem pour la philosophie l’idée de pouvoir vivre assez vieux pour embrasser un enfant d’un enfant de mes enfants et me dire alors que je peux mourir sans regret avoir compris que l’amour est enfant de hasard et de grâce ne plus croire en Dieu mais lui parler de temps en temps quand ça va mal
j’aime le rose du soir dans le ciel du sud la bruine uniquement en bord de mer les branches hivernales des arbres poussant les plaintes de leurs bras nus vers le ciel les soirs qui durent longtemps dans le noir les matins indécis à se désembrumer
j’aime l’orgueil qui me sauve de la paresse le souvenir mensonger de ma jeunesse belle et arrogante tous les mots qui n’ont pas encore été prononcés
j’aime les gueules pas banales les gens qui me font rire les autres m’ennuient les voix rauques surtout chez les femmes les yeux d’un visage quand ils parlent d’abord la grâce d’un mouvement de tête entraperçu au moment précis où elle se détourne
j’aime les sentiers qui montent vers l’air pur et le silence léger les chemins qui tournent en suivant les bords de mer sentir que j’ai une âme forte quand elle frémit et pleure m’endormir le plus tard possible j’ai peur de mourir dans mon sommeil
j’aime la promesse d’écrire chaque jour jusqu’à ma mort pour dire ce que j’aime
(à suivre…)
Daniel Keys – Abondance (2017)
Texte de Luc Fayard illustré par 7 artistes contemporains (de haut en bas) : Jeremy Mann, E.C. Baugh, Zaria Forman, Erin Hanson, Tibor Nagy, Eva Nielsen, Daniel Keys
John Atkinson-Grimshaw – Nightfall Down the Thames (1880)Harald Sohlberg – Nuit d’hiver dans les montagnes (1914)Elihu Vedder – The Cup of Death (1885)
quand les voiles de la nuit quitteront les quais déserts pour m’embarquer de force vers le trou du grand large
avant de partir j’entasserai dans ma besace les trésors qui m’ont rajeuni l’âme tout au long du chemin
je cueillerai des morceaux de nature et de tableaux ayant capté le vrai dans l’invisible et le souffle dans la création
j’accrocherai quelques notes l’une derrière l’autre tourbillon de contrastes grimpant vers le ciel
de mes rêves j’emporterai les baisers non donnés gorgés d’étranges frissons à la douceur inconnue
de ma vie les soleils rouges ayant illuminé mon cœur des horizons non gagnés pour m’avoir ébloui
je changerai l’un de tes sourires en un souple trait d’infini pour que le vent des soupirs m’effleure sans remords
je volerai un rayon de tes yeux pour que sa lumière m’éclaire dans ma traversée solitaire vers l’ombre et le silence
puis je laisserai le temps voleur transmutant ravir l’éclat des autres pour l’exiler dans l’oubli
j’oublierai tout le reste et dans l’ultime geste solennel théâtral de comédie humaine
je me draperai dans la soie de nos silences profonds pour que l’odeur de ta peau devienne mon dernier parfum
Nicholas Roerich – Étoile du Héros (1936)Valerius De Saedeleer – Verger en hiver (1907)Romaine Brooks – Le Trajet (1911)
Texte de Luc Fayard illustré par six oeuvres d’artistes modernes : John Atkinson-Grimshaw – Nightfall Down the Thames(1880) ; Harald Sohlberg – Nuit d’hiver dans les montagnes(1914) ; Elihu Vedder – The Cup of Death(1885) ; Nicholas Roerich – Étoile du Héros(1936) ; Valerius De Saedeleer – Verger en hiver(1907) ; Romaine Brooks – Le Trajet(1911) ;
A force de grandir, avec régulièrement de nouveaux auteurs et chaque jour de nouveaux artistes, Amavero a fini par être victime de son succès et ne plus savoir très bien où il en était. Alors nous avons pris le temps d’organiser nos infos sur les auteurs et sur les artistes, et surtout de le faire d’une manière qui permette une mise à jour automatique en temps réel. C’est chose faite après de longues heures de travail avec à la fois l’assistance (humaine) de wordpress.com qui est disponible, fait suffisamment rare pour être signalé, et en plus efficace et compétente et celle de plusieurs IA entre lesquelles nous avons partagé le travail: ChatGPT a longtemps été le partenaire principal du site et il est progressivement remplacé maintenant par Gemini, plus rapide. Et chaque fois qu’un problème un peu épineux se pose, nous préférons le confier à Claude qui nous parait être à la fois le meilleur développeur et le plus rapide.
Nous espérons que vous allez apprécier ces outils qui vous permettent de trouver les auteurs et les artistes que vous cherchez , ou d’en découvrir. Vous vous apercevrez peut-être que selon les index , les compteurs peuvent avoir de petites différences. Ce ne sont pas des erreurs mais des approches différentes de recensement ! Une chose est sure: nous sommes à plus de 1 000 artistes et plus de 700 auteurs
Le point d’entrée facile avec un moteur de recherche spécialisé artiste-auteur et un affichage en liste, chaque nom affiché étant simplement indiqué comme auteur ou comme artiste avec un lien vers sa fiche standard.
Au jour de publication: 1096 artistes et 167 auteurs r (sans compter évidemment les auteurs cités dans les autres univers, voir plus loin l’index global des auteurs)
Il rassemble tous les artistes publiés par Amavero dans les publications d’art et pour chaque artiste, toutes les œuvres publiées.
A ce jour : 1 072 artistes, 1893 œuvres.
Oui, nous savons, Il faut faire un effort pour introduire davantage de nouveaux artistes ! Mais sur les grands noms ou sur les coups de coeur, on a parfois du mal à se réfréner…. Exemple de citation pour un grand nom :
D’abord le titre de l’œuvre avec sa date si possible, ensuite son endroit de publication dans Amavero (avec le nom du poème si elle est accolée à un texte), et si possible sa catégorie d’art; vous notez qu’une même œuvre peut être publiée plusieurs fois, dans plusieurs publications différentes : nous avons gardé toutes ses occurrences parce que nous pensons qu’elles peuvent vous intéresser.
Même principe que pour les artistes, tous les auteurs publiés pour Amavero dans les publications d’art ou choisis par Amavero dans les autres univers; avec un affichage soit global, soit par grand univers: Poèmes-art, Poèmes, Textes choisis, Citations, Bibliothèque. Et là aussi mise à jour en temps réel à chaque publication d’un nouvel auteur. Dans cette première version, nous avons recensé à l’heure ou nous publions : 746 auteurs.
N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou suggestions sur l’utilisation de ces index :
Tu cours dans un espace fini Blanc fulgurant dans un océan de noirceur le feu a tout détruit mais toi tu portes l’espoir Franchiras-tu les limites de ce monde sinistre ? Détache-toi Envole-toi Brise le carcan Terrasse l’ombre et jette le fantôme qui veut t’enfermer
Texte et calligramme de Baronne, inspiré par John Caple(2000) ;
Il est là monstrueux démesuré debout par miracle Dans un maelström de particules Raide et impassible dans ce magma coloré Poursuivi par ce spectre grimaçant qui se cache à lui et veux l’engloutir Inconscient, il marche et va vers son destin Dans un tourbillon d’électrons dorés dont la beauté adoucira la fin
Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie
J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse. J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour. J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.
Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi Texte écrit en Atelier de poésie
Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées La blancheur lactique de tes bras Tes bras qui faisaient Comme des branches Me rendaient extatique, enfant soudain, Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant Quand nous dansions Et que tu m’entrainais De tes bras pratiques, Des branches lactiques, extatiques Cette mémoire me fait défaut désormais Seul cet océan nouveau me fait peur Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur Cent et onze années ont passé Et ce voile goudronné sur mes souvenirs Est la preuve même de ton existence Car tout recto a son verso
Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie
Une première fois, elle saute Par la fenêtre ouverte Elle tombe et se relève Elle remonte aussitôt Et se jette à nouveau Cette fois, elle tombe plus fort Et se relève en sang Pourtant, elle y retourne Avec une obstination morbide Elle se jette dans le vide Heurte durement le sol La tête la première Un silence angoissant puis Elle se relève Part en courant On dirait une possédée, une folle Mais elle est bien vivante Cette métaphore est violente Mais peut-être l’avez-vous deviné ? C’est la maternité
Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie
Une première fois
Un seul nuage
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