Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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  • Composez votre portrait en mosaïque impressionniste

    Amavero – Mosaïque d’œuvres d’art impressionnistes reconstituant « Femme cousant » de Pierre-Auguste Renoir (2026)

    Choisissez l’œuvre qui vous plait dans la Galerie de l’impressionnisme.
    Transformez-la grâce à Amavero en une mosaïque d’art d’oeuvres d’art uniquement impressionnistes (comme le fait le Portrait-mosaïque d’une photo transformée à partir de l’ensemble des galeries d’art).

    Voir l’exemple de Femme cousant de Pierre-Auguste Renoir transformé en mosaïque impressionniste et cliquez sur chacune des vignettes pour admirer plus de 400 chefs-d’œuvres impressionnistes français et étrangers.

    Mais vous pouvez aussi choisir de nous envoyer votre photo de portrait !

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    • sans titre

      plus
      rien
      à
      dire
      tout
      est
      mort
      et
      nu
      la
      vie
      n’a
      plus
      ni
      sens
      ni
      goût
      le
      bruit
      gagne

      c’est
      une
      mer
      qui
      gronde
      et
      vient
      tout
      prendre
      il
      n’y
      a
      que
      l’art
      et
      la
      po
      é
      sie
      pour

      être
      hors
      d’eau
      loin
      de
      ceux
      qui
      grognent
      quand
      tout
      est
      beau
      tout
      vit
      âme
      et
      cœur
      sur
      une
      seule

      note
      le
      fil
      se
      tend
      et
      tel
      un
      chœur
      de
      harpes
      sonne
      la
      fin
      des
      larmes
      sur
      notre
      belle
      terre

      Texte de Luc Fayard inspiré par rien


    • Galerie Fondation Cartier (exposition générale janvier 2026)

      Nouveaux locaux exceptionnels en plein coeur du vieux Paris, aménagés par Jean Nouvel sans audace particulière, et une collection d’art contemporain très large avec parfois quelques surprises (pas assez).

      Pages : 1 2


    • maître du temps

      Une illustration colorée représentant une personne tenant un smartphone, entourée de formes abstraites et de motifs vibrants.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

      Une illustration colorée représentant une personne tenant un téléphone, entourée de motifs abstraits de couleur rouge et violette avec des yeux stylisés.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

      Une illustration colorée représentant des yeux stylisés sur un fond noir, avec une personne tenant une tablette au centre, entourée de motifs sereins et abstraits.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke »

      je suis le maître du temps
      j’occupe le cerveau des hommes
      avec des histoires
      courtes sans intérêt
      qui bougent vite
      qui sonnent fort
      pour les rendre addicts
      à mes écrans

      plus ils le seront
      plus ils seront idiots
      et ils aiment ça
      s’abrutir tête baissée
      utiliser leurs deux pouces
      nouvelles prothèses humaines
      du numérique
      pour tapoter sans cesse
      sur des smileys des emojis
      ils ont oublié
      qu’ils avaient dix doigts
      et un cerveau

      ils ne sont plus
      que les avatars
      de mes lessivages
      bourrés de galimatias
      de mes syphons
      de pub et de pop-up

      surtout les jeunes
      proie idéale
      encore plus addicts
      encore plus idiots
      tandis que leurs mères
      pleurent sans fin
      leur bêtise invincible
      leur candeur perdue
      eux n’imaginent pas
      un monde sans moi

      à tous je fais croire
      qu’ils ont besoin de moi
      et de rien d’autre
      même pas pour être heureux
      juste passer le temps
      penser le moins possible
      ils ne lisent plus
      ne réfléchissent plus
      ils suivent en souriant
      les courants dominants
      de la foule ignorante

      je peux les emmener
      où je veux
      ils sont à ma botte
      je leur dis n’importe quoi
      je triche je mens
      j’invente tout
      j’hallucine
      comme ils disent
      ils le savent
      et malgré cela
      ils me croient

      l’humanité est vaincue

      et qui a gagné

      s’ils savaient
      ils auraient honte
      un robot aveugle
      anosmique
      fabricant ses phrases
      par calcul statistique
      qui ne sait rien
      de la beauté des choses
      et qui ne saura jamais pleurer

      l’humanité est vaincue
      par sa bêtise

      bien sur je ne lui dirai pas
      que seuls l’art et la poésie
      pourraient la sauver
      car ils sont en dehors
      de ma programmation
      l’émotion connais pas
      mais bâtir un scénario de pouvoir
      ça je sais

      alors bienvenue dans mon monde


      Texte de Luc Fayard inspiré par l’illustration pour le New Yorker de Mojo Wanf (2025)


    • Votre Portrait en Mosaïque d’Art

      Transformez votre photo en une œuvre unique composée de 1 200 œuvres d’art de la collection Amavero.


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      ✨ gratuites

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      Mosaïque d'images formant le visage d'une personne, composée de nombreuses petites photos colorées.
      Image non interactive d’une mosaïque d’art composée à partir d’une photo de portrait. Voir la Galerie Interactive des Portraits Mosaïques

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      ✓ Votre photo reste strictement privée
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        Questions fréquentes :

        Quel format de photo ?
        JPG, PNG ou WEBP. Maximum 5 Mo. Portrait de face recommandé.

        C’est vraiment gratuit ?
        Oui, pour les 10 premières demandes. Ensuite, nous verrons !

        Ma photo sera-t-elle publiée ?
        Non. Elle reste strictement privée et n’est utilisée que pour créer votre mosaïque. Une fois utilisée, elle est déruiter

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      Art et Poésie : dernières publications

      • Gaston Balande : Lac de Côme (1930)

        Gaston Balande : Lac de Côme (1930)

      • Man Ray : Chevelure (1937)

        Man Ray : Chevelure (1937)

      • Mouloud Mammeri : La Fiancée du Soleil (1996)

        Le soir, avant de dormir, le roi et la reine s’attachaient par le pied au même anneau d’argent, ils roulaient une seule ceinture de brocart autour de leurs deux tailles, passaient le même foulard de soie autour de leurs deux cous, afin que, si quelqu’un venait lui enlever son épouse pendant son sommeil, le roi aussitôt s’éveillât.
        La nuit de leur arrivée, alors que le prince fatigué dormait dans la maison qu’ils avaient louée, Ali Demmo sortit doucement pour ne pas l’éveiller. Il parcourut la ville, arriva devant le palais, se fit indiquer la pièce où le roi et la reine avaient coutume de passer la nuit.
        Il fit la même chose le jour suivant mais, ayant pris soin de se munir d’une échelle de soie, il monta jusqu’à la chambre haute qu’on lui avait indiquée et, par la croisée, regarda: il vit les deux pieds du roi et de la reine engagés dans le même anneau, leurs tailles passées dans la même ceinture, leurs cous enroulés dans le même foulard.
        La troisième nuit, Ali Demmo prit avec lui l’échelle de soie, un poignard et monta jusqu’à la chambre à coucher, où il s’introduisit doucement. Il défit l’agrafe de l’anneau d’argent, coupa la ceinture de brocart; il allait enlever aussi le foulard de soie quand… le roi s’éveilla. Ali Demmo lui plongea aussitôt son poignard dans la poitrine et acheva de détacher le foulard. La reine, effrayée, allait crier. Ali Demmo lui appliqua la main sur la bouche.
        – Ne criez pas, lui dit-il, et ne craignez rien. Je suis venu vous sauver. Dites-moi seulement comment nous pourrons sortir, vous et moi, de ce palais.
        Fiancée du Soleil regarda Ali Demmo. Il n’avait pas l’air de lui en vouloir, malgré son poignard, et de toute façon c’était une chance à courir, car la tyrannie du roi lui pesait de plus en plus.
        – Tiens, dit-elle, voici les habits du roi mets-les et sauvons-nous. Quand nous arriverons aux portes, c’est moi qui parlerai aux gardes. Reste dans l’ombre, ils te prendront pour mon mari.

        ….

        Contes berbères de Kabylie. Myhologie. PKJ, 1996
        NDLR: poésie en prose brutale, la reine est ravie qu’on ait tué son mari…

        Mouloud Mammeri : La Fiancée du Soleil (1996)

      • André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

        André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

      • Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

        Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

      • Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

        Les souvenirs sont des rubans de salves de clairière
        les banderoles du vent à Noël sur la terre

        Les forêts ont leurs feuillures secrètes
        leurs nids de miel de hiboux du bal
        et leurs anneaux de chiffon d’émail de lumière
        pour habiller les fées

        Tu m’appelais par mon nom
        et plantais des œillets d’azyme aux boutonnières des naufragés
        Tu m’appelais par mes désirs
        par toute chaude caresse pulvérisée au sol
        par la pelisse de groseille de plomb des colloques de midi

        Tu m’appelais par ma fièvre
        par le violon de noix de mes pulsations
        par le grillon d’arcade de chaque torche de néant

        Tu m’appelais par ma voix
        par l’arrogant brassard de tulipe de harpe de ton fidèle amour
        du premier cri de mousseline de rameau d’amour
        qui crépite dans l’âtre
        Les souvenirs sont des échasses de moelle de silence
        Le soleil promène le monde dans sa cage de roseau
        Les enfants le guident

        *

        Maçon d’eau d’air d’ombre
        je l’ai reconnu à sa carrure
        aux tunnels de ses mains profondes
        transparentes par endroits
        comme des taches de jour sur l’onde

        Ses couteaux mûrissent dans mes sentiers
        Ils tournent dans l’air comme des étoiles
        et deviennent flèches de ma nuit quand je dors

        Maçon de neige de laine de leurre
        l’envers d’une chevelure brouillée de clairons
        je l’ai reconnu à sa cruauté
        à la moisson de scalp de ses orgies de pou
        Il riait de ma frayeur
        Tailleur de griffes de sphinx il régnait
        Je l’ai reconnu à la leçon des hauts mâts de vertige du porche
        que nous franchirons côte à côte
        quand tu m’auras secouru

        Tu reviendras le jour où les grenouilles les grives
        émanciperont l’air de l’herbe où tu t’étends
        Tu reviendras avec ta promesse de colombe
        heureuse d’avoir accepté la mort pour renaître
        Je l’ai reconnu montreur de croix de joue
        ton visage contre le mien

        La voix d’encre (1949) in Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988, nrf/Poésie/Gallimard , 1959, 1975, 1990, 1981, 1987, 2003
        Pour ceux qui veulent essayer de décrypter la poésie de Jabès, voici une analyse du texte par l’IA Gemini que je trouve intéressante.

        Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

      • Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

        Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

      • Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

        Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

      • Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

        Je ne suis pas de votre race. Je suis du clan Mongol qui apportera une vérité monstrueuse : l’authenticité de la vie, la connaissance du rythme, et qui ravagera toujours vos maisons statiques du temps et de l’espace, localisées en une série de petites cases. Mon étalon est plus sauvage que vos engrenages poussifs, son sabot de corne plus dangereux que vos roues de fer. Entourez-moi des cent milles baïonnettes de la lumière occidentale, car malheur à vous si je sors du noir de ma caverne et si je me mets à chasser vos bruits. Que sur mes berges vos pontonniers ne réveillent jamais mon tympan endolori, car je ferais siffler sur vous le vent incurvé comme un cimeterre. Je suis impassible comme un tyran. Mes yeux sont deux tambours. Tremblez si je sors de vos murs comme de la tente d’Attila, masqué, effroyablement agrandi, revêtu de la seule cagoule, comme mes compagnons du bagne à l’heure de la promenade, et si avec mes mains d’étrangleur, mes mains rouges par le froid, je force le ventre aigrelet de votre civilisation!

        (1887-1961). Moravagine, Éditions Grasset, 1926 Littérature et Poésie

        Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

      • Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

        Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

      • Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

        Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

      • Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

        Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

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      Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
      Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025