Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 407 artistes • 748 auteurs
publiés dans Amavero

  • deux formes

    Edgar Degas – La Femme à la potiche (1872)

    femme et vase
    se répondent
    deux formes
    le sombre et le clair
    mais les bras
    et les feuilles
    se disputent
    la potiche nous dit
    ce n’est pas moi
    qu’il faut regarder
    c’est elle
    et que nous disent
    d’autre impératifs
    les doigts crispés
    de la femme
    sur le fauteuil
    ils disent
    regardez-moi donc

    Texte de Luc Fayard, inspiré par La Femme et la potiche, d’Edgar Degas

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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  • découverte

    Claude Monet – Les Coquelicots, dit aussi La Promenade (1873)

    ils sont tellement hauts
    ces coquelicots
    qu’ils vont avaler l’enfant
    au loin la maison de famille
    chaperonne la promenade
    les odeurs chatouillent
    les narines émues
    les souvenirs d’enfance
    font remonter à la surface
    les lentes déambulations
    dans les champs
    sans horloge
    où rien n‘était plus important
    que la suite du chemin
    cachée par le virage
    et sur sa peau
    les goûts épicés
    de la campagne

    Texte de Luc Fayard, inspiré par La Promenade, de Claude Monet

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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  • je veux tout oublier

    je veux tout oublier
    des anciens jours sépia
    célestes ou grossiers
    que rien ne recopia

    ni les pleurs ni les chants
    de la lumière bleue
    ni l’accord dissonant
    du matin malheureux

    je veux tout oublier
    la magie floue du monde
    le tournis mésallié
    dansant sa folle ronde

    oublier la cité
    du concert fracassant
    l’impétuosité
    du cynique impatient

    je veux tout oublier
    les mots si malhabiles
    sur les plaies repliées
    des rendez-vous fragiles

    la mémoire infiltrée
    au détour du chemin
    par de nouveaux portraits
    regardant vers demain

    je veux tout oublier
    pour qu’enfin recommence
    l’émotion relayée
    par le spleen sans souffrance

    que souffle l’infini
    des contrées inconnues
    cajolant dans son nid
    mon âme mise à nu

    Gustave de Smet – Femme à la fenêtre (1919) – gravure sur bois
    Henri Lebasque – Jeune femme devant la fenêtre à l’île d’Yeu (1920)
    Simon – Regard à travers la fenêtre


    Texte finaliste du Diplôme d’Honneur – Concours Europoésie-Unicef 2023
    Texte illustré par l’illustration
    Femme regardant par la fenêtre de Simon, par le tableau Femme à la fenêtre face à l’Île d’Yeu, d’Henri Lebasque et par le tableau Woman at the window on a holiday, de Gustave de Smet.
    Je ne sais pas pourquoi c’est cette image de femme à la fenêtre qui m’est venue pour illustrer ce texte de l’oubli renaissance : on pourrait en faire toute une galerie tellement ce thème a inspiré d’artistes!
    Alors, j’en ai créée ma galerie de chefs-d’œuvre (une soixantaine) qui pourra s’agrandir avec vos suggestions sur cette page dédiée :

    FEMME A LA FENÊTRE


  • La vague de Camille Claudel

    Camille Claudel – La Vague ou Les Baigneuses (1897) – sculpture plâtre puis onyx

    La vague devient chair sous le ciel dénudé,
    Le long de son corps embrasé se perd le temps,
    L’onde enserre la lumière de vert veinée,
    Oblitérant de ses doigts le jour en suspens.

    Lors, la vague émeraude vomit la colère
    Dans la danse de ses lames effrénées,
    Se pétrifie dans les coulures de l’éther
    Son âme déchue où s’émiettent les trophées.

    Les trois belles à l’entour de l’intempérance
    Éclaboussent la vague de leur nudité,
    Quand leurs cœurs ceints d’onyx vibrent dans les luisances.

    La grâce susurre à la vague captivée :
    « Sursois à briser mon âme qui bat encore
    Dans la danse des corps où vacillent les ors ».

    Texte de Laurence Sophie inspiré par la sculpture La Vague ou Les Baigneuses de Camille Claudel


  • énergie

    Hélène Averous – Bords de mer (2019)

    d’où vient-elle 
    cette énergie
    à diffusion lente
    dans l’esprit le corps

    je connais
    sa seule source 
    la beauté pure
    invisible sans forme
    intouchable et vibrante

    pour la sentir
    je deviens ermite
    assis sur la montagne
    contemplant au rythme 
    d’un souffle lent
    la vallée de mon cœur

    j’y vois ma vie défiler
    en pointillé
    les passants des rencontres
    n’y sont que des ombres

    et enfin je les vois
    les oiseaux libres et chanteurs
    ravisseurs d’espace
    dansant en cercle 
    faisant la farandole
    peu à peu ils se taisent
    et s’en vont
    au loin
    planer en vol
    longtemps
    rétrécis à n’être plus qu’un point

    alors je ferme les yeux
    les bras tendus
    tournant mes paumes
    vers le bas
    avec encore dans mes oreilles 
    cette merveille
    le chant des mésanges 
    noires si aigu

    c’est comme si 
    j’embrassais
    tout le paysage
    c’est comme si 
    l’énergie des monts
    et des brumes
    l’énergie du vent chaud
    et humide
    l’énergie des plaines
    et des forêts
    me traversait tout le corps
    des pieds ancrés en terre
    à la tête souriant aux anges


    Texte de Luc Fayard inspiré par Bords de mer , de Hélène Averous, encre de Chine sur papier de riz


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    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025